Que NE PAS FAIRE après les écrits ? Que NE PAS FAIRE après les écrits ?
Etre obsédé par les épreuves écrites  Vous n’avez probablement pas besoin d’un article pour prendre en compte ce conseil, mais il reste indispensable : il... Que NE PAS FAIRE après les écrits ?

Etre obsédé par les épreuves écrites 

Vous n’avez probablement pas besoin d’un article pour prendre en compte ce conseil, mais il reste indispensable : il est grand temps de se détendre, et de mettre les épreuves écrites de côté. Il est inutile de repenser à chaque épreuve, et encore plus de tenter de prévoir ses notes. La réalité ? Peut-être aurez-vous les points qui détermineront vos admissibilités dans les matières sur lesquelles vous aviez tout misé, peut-être que tout l’inverse se produira. La priorité est désormais d’être prêt à faire face à toute éventuelle admissibilité, et de se préparer efficacement aux oraux, qui demandent un état d’esprit et une attitude totalement différents.

 

Dormir et bronzer jusqu’aux résultats d’admissibilité 

Oublier les écrits, oui, mais il ne faut en aucun cas oublier que les concours ne sont pas terminés. Après une semaine de repos total, il est temps de se remettre en selle à votre rythme, selon vos aspirations en termes d’école et par conséquent de la quantité d’exercices auxquels vous devez vous préparer. Les dés sont lancés pour les admissibilités, mais une excellente note à l’oral, ou au contraire une note discriminatoire, peuvent encore tout faire basculer. Pour les ECS, accordez-vous un repos supplémentaire après l’épreuve du 18 mai, mais ne tardez pas trop à vous remettre en selle. Les circonstances particulières du concours peuvent être fâcheuses mais ne doivent pas affecter vos épreuves orales, qui représentent un tout nouveau défi.

Pour commencer, faites un point de toutes les écoles présentées à l’écrit, et les épreuves spécifiques à chacune. Déterminez ensuite les exercices que vous allez préparer, avec plus ou moins d’intensité. Soyez réaliste mais ne vous sous-estimez pas non plus. De bonnes « surprises » se produisent tous les ans. Vous n’avez aucune envie de vous retrouver à une semaine des concours à tenter désespérément d’ingérer les deux ans de mathématiques que votre cerveau a pris soin d’effacer pour l’oral de l’ESCP, ou de découvrir avec perplexité un format d’entretien de personnalité un peu farfelu d’une école à laquelle vous ne pensiez pas être admissible.

Une fois cette liste bien détaillée, n’omettez aucune épreuve pour chaque école. La période qui sépare les écrits des oraux est suffisamment large, et souvent peu remplie par des impératifs académiques, pour assurer une préparation efficace aux entretiens. Même si votre parole est d’or et que vous pensez assurer un 20/20 à l’entretien de personnalité, ne négligez pas par exemple les langues vivantes, qui sont faciles et très ludiques à travailler – et qui ramènent bien évidemment des points précieux. 

 

Préparer uniquement les oraux de l’école de ses rêves

S’il ne faut pas se sous-estimer, il ne faut pas non plus être trop focalisé sur une école en particulier. Bien évidemment, vous aurez tendance à travailler plus assidûment l’école de vos rêves, mais n’oubliez pas de vous intéresser aux opportunités que chacune présente : cursus spécifiques, échanges à l’étranger, organisation des stages, double-diplômes… Beaucoup d’écoles proposent des programmes similaires, rien ne sert de s’identifier à l’une d’elles comme si elle était la seule à pouvoir satisfaire vos objectifs professionnels ou personnels. Vous risquez d’être totalement déstabilisé si les résultats ne sont pas ceux que vous prévoyiez, et de passer à côté d’écoles qui auraient pu vous plaire énormément.

 

Travailler seul dans son coin

Ce dernier conseil peut sembler évident pour certains, moins pour d’autres. Si vous avez préféré travailler les concours écrits seul, ce qui est tout à fait compréhensible, il est indispensable de vous faire violence pour travailler les oraux, qui évaluent principalement votre capacité à interagir, en groupe. Pour les entretiens de personnalité comme pour les oraux de langues, de géopolitique ou d’ESH, constituez des groupes de travail avec des camarades qui ont plus ou moins les mêmes aspirations que vous en termes d’école. Organisez des sessions de khôlles entre vous, mutualisez vos recherches ou vos découvertes sur des thèmes de civilisation en langues par exemple, analysez les forces et faiblesses de chacun. Ce travail commun ne pourra être que bénéfique dans le cadre de la préparation aux oraux, ne serait-ce que pour acquérir de l’aisance à l’oral.

Camille Beguin

18 ans et étudiante en 1ère année à HEC. Je suis là pour vous conseiller en termes de méthodologie, et je rédige aussi des articles de géopo ou autres !