Ce qu’il faut savoir avant d’entrer en deuxième année de prépa Ce qu’il faut savoir avant d’entrer en deuxième année de prépa
Les deux années en prépa se suivent mais ne se ressemblent pas. Composée de sept petits mois de cours seulement, la deuxième année passe... Ce qu’il faut savoir avant d’entrer en deuxième année de prépa

Les deux années en prépa se suivent mais ne se ressemblent pas. Composée de sept petits mois de cours seulement, la deuxième année passe très vite. Afin d’entamer cette dernière année avec sérénité et de ne pas avoir de mauvaises surprises, mieux vaut savoir à quoi s’attendre.

 

Le coût des concours

Tout d’abord, les écrits représentent un coût considérable (sauf pour les boursiers, exonérés de frais d’inscription), qui peut aller de plusieurs centaines d’euros à environ 2000 euros en fonction du nombre d’écoles présentées. Il est donc important d’anticiper ce coût, en réfléchissant au préalable à la manière de financer ses concours. De plus, toutes les villes n’ont pas de centre pour les écrits. Si vous ne connaissez personne qui habite dans la ville où vous passerez les écrits, il faut aussi prévoir un coût associé au logement (et aux transports), sachant que les écrits durent de 2 à 3 semaines.

Mais s’il est bien connu que les écrits ont un coût, on a parfois tendance à oublier celui des oraux. Et cette fois, aucune exonération pour les boursiers. Alors même si bien sûr, il existe plusieurs méthodes pour limiter ce coût (loger chez l’étudiant, voyager en covoiturage / bus…), il est clairement impossible de se rendre et de se loger dans plusieurs villes de France sans dépenser quelques centaines d’euros. Encore une fois, comme pour les écrits, il faut anticiper ce coût. Cependant, il faut noter que certaines prépas aident parfois les élèves boursiers dans le financement de leur « Tour de France ». Renseignez-vous donc dès le début d’année auprès de votre prépa.

Enfin, on ne peut pas passer à côté des 800 euros à avancer lors de la procédure SIGEM (c’est-à-dire la plateforme par laquelle vous devrez passer pour intégrer une école). Si évidemment cette somme sera déduite des frais d’inscription en cas d’intégration, ou restituée dans le cas contraire, elle est à fournir dès fin juin / début juillet.

 

Gérer son stress

Si la première année peut être stressante, ce n’est rien – dans la plupart des cas – comparé à la deuxième année.

L’essentiel est de maîtriser son stress, et non pas de vouloir le faire disparaître. Une petite dose de stress peut motiver durant les périodes difficiles à maintenir un rythme de travail soutenu. Mais un stress trop important peut empêcher au bon déroulement de l’année, voire pire, engendrer une sous-performance aux concours.

D’un côté, il est donc nécessaire d’apprendre à maîtriser son stress à court terme (ne pas paniquer devant un exercice de maths qu’on ne sait pas résoudre, etc), si ce n’est pas encore le cas. D’un autre côté, il est aussi primordial pendant l’année de prévoir des créneaux pour décompresser, et évacuer le stress qui peut s’accumuler, que ce soit par le sport, la musique, le cinéma, les sorties en famille ou entre amis, etc.

L’une des meilleures manières de gérer son stress est d’ailleurs d’être organisé.

 

L’organisation : le mot clé de l’année

Concernant les cours, l’idéal est de trier tous ceux de première année avant la rentrée, afin de faire le point sur ce qu’il manque, ce qui est à mettre au propre, etc. L’été est aussi la période idéale pour faire le point sur les méthodes de travail qui ont fonctionné, et celles qui ont été un peu moins efficaces, sachant qu’une méthode peut très bien fonctionner pour une matière mais pas pour une autre.

Évidemment, durant l’année, tout retard dans la prise des cours est à proscrire. Contrairement à la première année où les « vacances » pouvaient permettre de rattraper son retard, il sera essentiel en deuxième année de conserver ces périodes pour approfondir ses cours et s’exercer sur des sujets type concours, et cela dès les vacances de la Toussaint. Il faut aussi souligner la particularité des vacances de Noël ; il est essentiel de commencer à travailler dès le premier ou second jour de ces vacances, étant donné les jours de fêtes qui suivent.

D’un point de vue logistique, il faut aussi évidemment réfléchir sérieusement aux coûts évoqués précédemment. Mais il faut également anticiper le déroulement de l’année. Si l’on veut partir réviser loin de chez soi durant la période de révision, mieux vaut ne pas le prévoir à la dernière minute, et se poser les bonnes questions ; est-ce plus motivant de partir seul, ou de partir réviser entre amis ? Où aller ? Pour la période des écrits, il est également préférable d’avoir réservé son logement tôt dans l’année pour éviter des prix exorbitants. Si un stage ou une immersion à l’étranger sont de très bon moyens de se préparer avant les oraux de langues, ils demandent aussi une certaine rigueur d’organisation.

 

L’importance des cubes

Les cubes – en particulier s’ils n’ont pas changé d’établissement pour cuber – sont les mieux placés pour vous informer du déroulement de l’année dans votre prépa. Par leur expérience, ils savent comment s’organisent les concours blancs, les cours après les écrits, quelle période de l’année est particulièrement difficile, etc. Il est également important de se renseigner auprès d’eux sur les méthodes de travail des professeurs de deuxième année.

Enfin, si à l’issue des concours, la décision de cuber peut être difficile à prendre, il est utile de savoir comment les cubes ont vécu leur troisième année. Même si cette décision est extrêmement personnelle, il sera utile au moment de faire un choix d’avoir à vos côtés des personnes qui ont eu un jour le même choix à effectuer.

Néanmoins, si cette année est particulièrement éprouvante, elle est aussi très enrichissante culturellement et surtout socialement ; les liens d’amitié qui se nouent en prépa sont souvent très forts, et perdurent pendant des années.

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Clara Steinmetz

Etudiante en 1A à GEM, ancienne étudiante au lycée Clemenceau (Reims) en ECE.