Anecdotes des admissibles : oraux 2026

C’est mathématique : environ 7 000 admissibles x 6 écoles présentées en moyenne x 15 jours d’oraux = des milliers de trajets, des nuits parfois écourtées, des heures d’attente à combler et des rendez-vous décisifs concentrés en un temps record. Derrière cet immense mouvement se cachent autant d’occasions de vivre des moments mémorables… et d’autres que l’on préfèrerait oublier sur le champ ! Même préparé avec sérieux, le Tour de France des oraux n’a rien d’un long fleuve tranquille. Nous avons recueilli les moments les plus « gratinés » vécus dans le contexte de leurs entretiens par Marie-Dorothée, Florian, Sabine, Louis, Vincent, Charlotte, Yanis, Alice, Tiana, Maylïs et Marina. Le cap est passé : désormais étudiants, ils tiennent aussi à partager leurs meilleurs souvenirs d’admissibles pour rappeler que ces dernières semaines en tant que candidats ne se résument pas au stress et aux galères !

Petit poucet…

J’ai accumulé plein de mauvais moments sur une journée ! J’ai pris un Ouigo pas cher pour aller passer mon deuxième entretien, mais le train a eu des problèmes techniques, et j’ai mis huit heures à arriver sur place, et en plus, il faisait super chaud… Quelques heures plus tard, je me préparais à passer ma dernière épreuve, celle d’anglais. J’étais un peu fatiguée, et je savais qu’il y avait une forêt derrière le campus. Je suis allée faire un petit tout pour me détendre, me changer les idées, pour me recentrer, me ressaisir quoi, et… je me suis perdue. Oui, vraiment ! Il me restait 10 minutes pour revenir, donc j’ai couru comme jamais ; je suis arrivée dans la ville (j’étais carrément sortie de l’école), et je suis arrivée PILE à l’heure pour commencer mon oral. Il se trouve qu’à l’époque, mon niveau en anglais laissait à désirer, et l’examinatrice a cru que je faisais l’apologie de la Chine communiste. Donc cette journée a été vraiment particulière…

Au bout de chaque journée, même mauvaise, tu iras  !

Thèse/antithèse

Durant l’un de mes oraux de personnalité, j’ai vraiment eu l’impression que le jury allait à l’encontre… de ma personnalité. On m’a demandé quelles raisons peuvent justifier le souhait de ne pas vouloir étudier en école de commerce. J’ai apporté une réponse nuancée, qui n’a pas semblé le satisfaire. J’ai aussi voulu parler de ma passion pour la danse classique, mais une des membres du jury avait un avis très fermé sur le sujet. Et puis, pendant la journée, c’est un détail, mais ça m’a marquée : à midi, on n’a eu droit qu’à une seule part de pizza, j’étais super déçue !

Certains jurys testent parfois ton sang-froid

Le courant ne passe pas

Je me suis présenté un jour plus tôt, pour pouvoir visiter l’école, mais les admisseurs ne m’ont presque pas calculé. J’ai dû arriver par mes propres moyens sur le campus depuis la gare et j’ai rencontré des étudiants qui ne m’ont pas réellement inclus dans les activités et qui ont plutôt mal géré les repas aussi. Le lendemain, j’ai passé des oraux assez compliqués : on recevait toutes les informations par téléphone et non directement via les admisseurs. À l’entretien, je suis tombé sur une professeur qui ne parlait pas bien français et un chef d’entreprise qui a voulu me tester. Bon… je n’avais pas trop aimé la ville non plus, donc tout était lié pour que je ne valide pas de vœux pour cette école au SIGEM !

Le SIGEM se joue parfois dès la gare !

Zéro fit…

C’était le tout dernier jour des oraux. Je n’avais pas envie d’être là et le jury non plus ! J’ai essayé de faire des blagues, mais ça ne passait pas du tout… bref : zéro fit de tout l’entretien ! Auparavant, j’avais passé mes trois premiers oraux en béquilles parce que je m’étais fait une entorse. Ça m’a bien servi malgré tout, car les jurys m’ont pris un peu en pitié, et lançaient facilement des discussions pour savoir ce qui m’était arrivé.

Même les soucis peuvent aider à marquer des points !

Stop & go

Je suis arrivée dans la salle, j’ai commencé mon pitch de trois minutes. Mais l’un des jurys m’interrompt au bout d’une minute à peine et me pose une question. Je lui réponds, puis je reprends mon pitch. Au bout de trente secondes, il me coupe à nouveau. Ça commence à me stresser. Je lui réponds, je reprends, et il me pose une troisième question ; je n’ai finalement jamais fini ce pitch… Et il est resté très cassant tout le reste de l’entretien. Les autres jurys essayaient de m’aider un peu, mais je suis sortie de là en me disant que c’était mort. Finalement, j’ai eu 18, mais ça reste un souvenir assez désagréable.

Ne pas confondre tension pendant l’oral et résultat final

« Usted » s’il vous plaît !

Cet oral de LV1 en espagnol a été assez terrible. A priori, sur la langue, il n’y avait pas de souci, mais je suis tombé sur un article hyper précis, très politique et historique qui parlait du terrorisme au Pays basque. J’ai essayé de broder avec mes connaissances, mais l’examinatrice avait des questions compliquées et ne laissait rien passer. Pour établir le contact, j’avais pris l’habitude, lors de certains oraux, de tutoyer le jury. Très vite, elle m’a demandé de repasser au vouvoiement. À la fin, elle me fait un débrief, et je me suis fait éteindre… J’avais l’habitude de bien réussir mes oraux, mais là, je suis sorti en me demandant ce qu’il s’était passé !

Avec le jury, il est de bon ton d’éviter le tutoiement

Miracle morning !

Juste après mon arrivée, les admisseurs appellent quelques admissibles dont je fais partie. Ils nous expliquent que nous n’allons pas assister à l’amphi de présentation. J’entends mon nom, et on m’annonce que je vais passer en toute première l’ESH. À 7h30. T’es pas réveillée, et on t’annonce ça… J’étais pas bien !

Le réveil le + violent n’est pas toujours celui du réveil !

Pressing express

Le jour de cet oral, il m’est arrivé ce pour quoi il peut être très utile d’avoir une tenue de rechange : pendant la pause dej’, j’avais pris une salade et au moment d’ouvrir ma vinaigrette, elle s’est renversée partout sur mon costume beige, juste avant de passer mon entretien de personnalité ! Je suis arrivée devant le jury toute tachée…

Le bon réflexe : filer voir les admisseurs qui ont très souvent des affaires de rechange

Blindtest

Je me rappelle en particulier d’un blindtest super drôle organisé par les admisseurs, c’était vraiment un moment très spontané et hyper convivial, qui m’a marquée. Au-delà des épreuves, ces oraux m’ont donné un vrai aperçu de l’école et de son ambiance, et je pense que ça a clairement joué dans mon choix final.

Une école se choisit aussi dans les moments les plus spontanés

Concert

Les admisseurs organisaient deux concerts par jour. Certains jouaient de la trompette au milieu des admissibles et nous faisaient danser ! Et il faisait super beau, grand soleil, et on pouvait prendre des granités, un bonheur après une journée à passer les épreuves en plein été !

La fin de certains oraux sonne le début de l’été

Fanfare !

Après un accueil en fanfare, suivi d’un réveil musculaire, tous les admissibles étaient détendus pour suivre la présentation du PGE en amphi. J’ai trouvé la prestation des admisseurs qui a suivi incroyable ! Faisant moi-même du théâtre et étant friand d’art, j’ai été épaté par ce qu’ils avaient préparé ! Ils étaient tous sympas et j’ai pu poser les questions que je voulais, notamment sur les arts, les sports et les associations de l’école. Pour finir la journée, nous avons eu droit à un concert de l’asso de musique de l’école. J’ai su que je voulais intégrer, et je pense que ma motivation s’est vue, puisque j’ai décroché 20 à l’entretien de personnalité !

Un coup de cœur peut conduire au 20/20

Flamblée

J’ai été, pendant quelques semaines, serveur dans un restaurant. Le jury m’a demandé pourquoi les chefs de service me faisaient confiance pour remplacer les absents au pied levé alors que j’étais nouveau. Je leur ai expliqué, en le mimant, que c’était parce que j’étais capable de faire flamber les crêpes au rhum à table, devant les clients. Ça les a fait beaucoup rire !

Quand une réponse incarnée devient le meilleur moment de l’entretien

Bien accompagnée

Le matin des oraux, on nous a donné rendez-vous pas trop tôt, à 8h30, et on a eu droit un petit réveil musculaire, vraiment cool pour arriver en amphi plus détendu. La pièce de théâtre jouée par les admissibles a fini de déstresser les candidats ! Après mon entretien de personnalité, j’ai pu échanger avec des admisseurs très sympas. Plus tard, une admisseuse est venue me rassurer après mon oral d’allemand un peu raté. J’ai choisi de rester tout l’après-midi pour profiter de l’ambiance et du campus et j’en garde vraiment un super souvenir. Je suis parti en espérant bientôt revenir, et ce vœu s’est réalisé par la suite !

On peut rater un oral… et réussir sa journée

Détente

Ce jour-là, il y avait une ambiance particulière. C’était la toute fin des oraux pour tout le monde, admisseurs comme admissibles. Il faisait super beau et tout le monde profitait du soleil dehors, dans le parc du campus. Après avoir passé ma dernière épreuve, j’ai rejoint une partie de volley entre admisseurs et admissibles. Pouvoir enfin changer mes talons pour des baskets et ma tenue d’entretien pour le t-shirt admissible, ça fait partie des petits bonheurs des oraux, d’autant plus que j’ai évité une catastrophe : j’ai failli avaler une guêpe qui était tombée dans la bière que j’avais posée le temps du match !

Le soulagement général post-entretien, sacrée sensation !

Détente (bis)

Je me souviens de ce déjeuner avec tous les admissibles et admisseurs sur la terrasse à midi. Personne n’était vraiment en stress, c’était hyper agréable !

Au milieu des oraux, se créer une bulle

« Votre drive est prêt »

Les candidats ont reçu plein de goodies super sympas, notamment des barres protéinées et des muffins. Les admisseurs étaient très sympas et j’ai pu faire un stock avant de repartir après avoir gagné toutes les parties de Mario Kart… C’était super cool !

L’estomac plein et le sentiment de victoire, vrai bonheur !

Maintenant que tu connais les anecdotes les plus folles des admissibles, tu te rends compte que le Tour de France est loin d’être un long fleuve tranquille. Ainsi, pour éviter les surprises, prépare toi aux oraux en jetant un oeil à la nouvelle édition du Major :