L’actualité américaine de cet été fut fortement marquée par le scandale des ‘Epstein Files’. Mais l’irruption d’affaires médiatiques d’une telle ampleur dans la vie politique américaine n’est pas nouvelle. Parfois méconnues, elles ont occupé une place non négligeable dans l’histoire des États-Unis depuis le XIXème siècle. Revenons ensemble sur quelques-unes d’entre elles.

XIXème siècle

Scandale du Crédit Mobilier of America (1872)

Sous la présidence (1869-1877) de Ulysses S. Grant, héros de la Guerre de Sécession, le gouvernement fédéral ambitionnait de relier l’est des États-Unis à l’ouest par une ligne de chemin de fer. Il commissionna alors la compagnie ferroviaire Union Pacific pour réaliser le projet. De l’argent public était alloué au financement des travaux sous formes de prêts et de subventions.

Les dirigeants de Union Pacific eurent alors une idée pour s’enrichir : fonder une fausse société de construction, Crédit Mobilier of America, qui sous-traiterait le projet. Le coût des travaux s’élevant à l’époque à 50 millions de dollars (plus d’un milliard de dollars actuels !), le Crédit Mobilier ‘factura’ à Union Pacific 94 millions de dollars, alors que les dirigeants des deux entreprises étaient les mêmes. L’État fédéral finança le paiement, ce qui permit au Crédit Mobilier, et donc à Union Pacific, de conserver 44 millions de dollars de fonds publics. Les fraudeurs redistribuèrent en partie cette somme (sous différentes formes : dividendes, etc…) aux membres du conseil d’administration ainsi qu’aux actionnaires. Ils utilisèrent le reste pour corrompre des élus à Washington afin qu’ils favorisent la compagnie de chemins de fer dans leurs décisions.

La fraude dura de 1864 à 1867. Lorsque le journal The New York Sun la révéla, elle eut un fort retentissement et mit Union Pacific au bord de la faillite. Le Sénat et le Department of Justice (DoJ) menèrent des enquêtes contre les représentants politique accusés d’avoir accepté des pots-de-vin. La House of Representatives, chambre basse du Congrès, réprimanda publiquement deux de ses membres impliqués dans le scandale. Les répercussions judiciaires réelles furent néanmoins globalement faibles.

Affaire du Whiskey Ring (1875)

Toujours sous le mandat du président Grant (dont le nom a d’ailleurs donné ‘grantism’, un terme ironique se moquant précisément des méthodes douteuses employées par de nombreux membres de son administration, souvent corrompus), un autre scandale de poids secoua les États-Unis.

Le secrétaire au Trésor de Grant, Benjamin Bristow, découvrit un vaste réseau de fraude fiscale dans l’industrie de l’alcool, surnommé par la suite ‘Whiskey Ring’. Dans le contexte de la Reconstruction et après plusieurs années de guerre civile, le gouvernement fédéral imposait de larges taxes aux spiritueux, en particulier le whisky, pour renflouer ses caisses.

Des distillateurs s’associèrent alors à des agents fiscaux du département du Trésor. Les premiers ne déclaraient qu’une partie seulement de leur production, tandis que les seconds fermaient les yeux. Ils se partageaient ensuite les profits tirés des taxes non payées. La manœuvre dura de 1871 jusqu’à sa révélation au grand jour. Des proches du président Grant, comme son secrétaire privé* Orville Babcock, furent accusés d’avoir contribué au réseau de fraude. Un procès fut intenté à Babcock, mais celui-ci fut finalement acquitté. En revanche, plus d’une centaine de personnes impliquées furent condamnées, et le département du Trésor parvint à remettre la main sur près de trois millions de dollars volés.

(*sorte d’ancêtre du White House Chief of Staff moderne)

La question de la connaissance ou non par le président Grant de l’existence d’un tel système organisé de fraude fait encore débat aujourd’hui parmi les historiens. Sa prise de position publique pour défendre son collaborateur (et ami) Babcock durant son procès constitue le fondement de ces doutes. Quoiqu’il en soit, l’administration Grant a profondément marqué l’histoire américaine pour les nombreux scandales l’ayant touché durant ses huit années au pouvoir.

XXème siècle

Scandale du Teapot Dome (1923-1929)

Au début des années 1920, sous l’éphémère présidence du républicain Warren G. Harding (1921-1923), les États-Unis connaissent une période de prospérité économique suite à la victoire remportée lors de la Première Guerre mondiale. Mais la corruption n’a pas disparu pour autant.

Le deal Fall-Sinclair

Sous la présidence de William H. Taft (1909-1913), plusieurs champs de pétrole furent désignés ‘réserves’ de l’US Navy (dans un souci de s’assurer que la marine ne manquerait jamais de carburant) et logiquement placés sous la direction du Navy Department. Près d’une décennie plus tard, Warren Harding, sénateur de l’Ohio fraîchement élu à la Maison-Blanche, nomma l’un de ses proches, Albert B. Fall*, secrétaire à l’Intérieur.

(*membre d’un groupe informel d’hommes politiques et de chefs d’entreprises ayant progressivement entouré Harding lors de sa carrière politique, souvent appelé ‘gang de l’Ohio’ (Ohio Gang) du fait de leur implication dans plusieurs activités illicites)

En 1922, Fall parvint à convaincre le secrétaire à la Marine de lui transférer son autorité sur les réserves pétrolières ; transfert appuyé par un executive order présidentiel. Il concéda secrètement (et au rabais !) l’une de ces réserves, Teapot Dome (Wyoming), au magnat du pétrole Harry Ford Sinclair, dirigeant de Sinclair Oil. Il n’y eut aucun appel d’offre en amont. En échange, Fall reçut de la part de Sinclair l’équivalent de 400 000 dollars sous différentes formes.

Le premier ‘former Secretary‘ écroué de l’histoire américaine

Très vite, la richesse soudaine de Fall attira l’attention de journalistes et d’élus du Capitole. Le Sénat ouvrit une enquête, et un processus judiciaire long de plusieurs années se déclencha. Fall fut condamné en 1929 pour corruption et devint le premier membre d’un gouvernement américain à être emprisonné pour des faits commis en fonction. Toutefois, personne ne fut jamais poursuivi pour avoir offert des pots-de-vin au ministre.

Avant que le Watergate ne vienne secouer l’opinion publique étasunienne, l’affaire du Teapot Dome constitua le plus grand scandale politique américain. Harding, du fait de sa mort en 1923, n’assista jamais à son dénouement. Néanmoins, le souvenir de son administration en pâtit largement : très populaire à son décès, la révélation ultérieure de telles affaires le déclassa durablement au rang de l’un des pires présidents américains aux yeux des historiens.

Pentagon Papers (1971) et Watergate (1972-1974)

Il s’agit des deux scandales les plus célèbres de l’histoire des États-Unis. Ils ont eu un impact médiatique considérable, en Amérique comme à l’international : le suffixe -gate est depuis entré dans la culture populaire et utilisé pour désigner des affaires médiatiques d’ampleur (exemple : Irangate, Partygate de 2020-22 au Royaume-Uni).

Plusieurs articles évoquant les Pentagon Papers et le Watergate ont déjà été écrits sur Major Prépa et ailleurs ; nous ne nous y attarderons donc pas ici. Un très bon film de Steven Spielberg, sorti en 2017 et intitulé sobrement Pentagon Papers, relate l’histoire du premier scandale. Il se regarde très bien un samedi soir après une bonne semaine de prépa !

Irangate (1985-1987)

L’affaire Iran-Contra (ou Irangate) est l’un des scandales les plus célèbres de l’ère Reagan (1981-1989). En 1979 surviennent simultanément les révolutions iranienne et sandiniste (au Nicaragua). À Téhéran, le régime pro-occidental du Shah est renversé par une république islamique proclamée par l’ayatollah Khomeini. Washington coupa toutes les relations diplomatiques. Sur le continent américain, les socialistes sandinistes mettent fin à plus de 40 ans de règne absolu de la famille Somoza sur le Nicaragua. S’ensuit dès lors une insurrection durant laquelle les sandinistes affrontent les “Contras”, des contre-révolutionnaires voulant renverser le nouveau régime.

La peur du rouge

Les États-Unis, qui considèrent que le Nicaragua se situe dans leur aire d’influence naturelle dans le cadre de la guerre froide, souhaitent éviter que les Soviétiques placent leurs pions en Amérique centrale. Il s’agit donc de lutter contre l’arrivée au pouvoir des sandinistes perçus comme communistes. Problème : une résolution récemment adoptée par le Congrès, l’amendement Boland, interdit tout financement militaire direct aux Contras. Des membres de l’administration Reagan vont alors imaginer un stratagème pour contourner cette interdiction et défendre les intérêts étasuniens sur le continent.

En effet, l’Iran s’est alors engagé dans une guerre brutale contre l’Irak de Saddam Hussein, et a besoin d’armes. Les États-Unis se mettent donc à lui en vendre clandestinement dès 1981, aussi bien pour servir plusieurs de leurs ambitions géopolitiques au Moyen-Orient (libération d’otages détenus par le Hezbollah au Liban ; maintien d’une influence minimale sur l’Iran pour éviter qu’il ne tombe totalement dans le camp soviétique ; lutte indirecte contre le régime de Hussein…) que pour discrètement détourner l’argent tiré de ces transactions vers le financement des Contras.

Une justice vraiment rendue ?

Fin 1986, la presse découvre l’opération et met au jour l’implication de l’administration présidentielle dans ces actions contournant le Congrès. Elle est ainsi accusée d’avoir violé la loi fédérale en finançant illégalement à la fois l’effort de guerre iranien (alors sujet à un embargo sur les armes depuis la crise des otages américains à Téhéran fin 1979) et les Contras. Plusieurs enquêtes s’ensuivirent, et résultèrent dans l’inculpation de plusieurs membres de l’administration Reagan. Onze furent finalement condamnés. Toutefois, en 1993, tous reçurent une grâce présidentielle (presidential pardon) de George H.W. Bush, successeur de Reagan (1989-1993).

Le président ne fut pour sa part jamais inquiété. Les enquêtes ne découvrirent aucune preuve de sa connaissance de l’opération, bien qu’il reconnut qu’il en était politiquement responsable lors d’une allocution télévisée en 1987. Néanmoins, de nombreuses questions liées à l’affaire demeurent sans réponse aujourd’hui encore. Cela s’explique par la destruction supposée de documents sensibles par plusieurs officiels de l’administration, et la série de grâces accordées par George H.W. Bush. Certains observateurs considèrent d’ailleurs cette décision très suspecte, dans la mesure où Bush était vice-président au moment de l’affaire. Suspendre toutes les poursuites relatives au scandale lui aurait permis de se protéger politiquement

Scandale Clinton-Lewinsky (1998-1999)

L’affaire Lewinsky (parfois appelée Monicagate, Lewinskygate…) constitua un revers politique de taille pour l’administration Clinton (1993-2001), bien qu’elle n’eut pas de conséquence majeure sur la fin de mandat du président.

En 1995, une jeune femme de 22 ans, Monica Lewinsky, entame un stage à la Maison-Blanche. Elle développe alors une liaison secrète avec le président Clinton, qui dure jusqu’en 1997. L’information fuite dans la presse au tout début de l’année 1998 et met l’entourage du président sous pression. Celui-ci décide de nier catégoriquement toute relation avec Lewinsky, y compris sous serment face à un juge. Cette faute mena à des accusations d’outrage au tribunal (contempt of court) et de parjure (violation de serment ; perjury en anglais).

La Chambre des représentants (House of Representatives), alors sous contrôle républicain, adopta des articles d’impeachment contre Clinton pour parjure et entrave à l’exercice de la justice (obstruction of justice). Le Sénat tint un procès, mais en l’absence de majorité qualifiée aux deux-tiers parmi les sénateurs, il acquitta le président. Toutefois, de multiples analyses postérieures établissent un lien de causalité entre le scandale et la défaite du candidat démocrate Al Gore (vice-président de Bill Clinton) lors de l’élection présidentielle de 2000. Quoiqu’il en soit réellement, l’affaire Lewinsky eut un retentissement médiatique conséquent, en Amérique comme à l’international.

XXIème siècle

Affaire Valerie PlamePlamegate (2003-2005)

Wilson au Niger

La présidence de George W. Bush (2001-2009) ne fut pas moins marquée par les scandales que celle de Clinton. Suite aux attentats du 11-Septembre, la nouvelle administration républicaine chercha pendant des mois à prouver que l’Irak de Saddam Hussein fabriquait des armes de destruction massive. Début 2002, la CIA dépêcha le diplomate Joseph Wilson pour enquêter discrètement sur une éventuelle vente d’uranium aux Irakiens par le pays africain. Il rentra bredouille.

Un an plus tard, lors du traditionnel discours sur l’état de l’Union (State of the Union Address) et à quelques semaines de l’invasion de l’Irak, le président Bush affirma que le régime de Hussein s’était approvisionné en uranium sur le continent africain. Wilson démentit et critiqua vivement ce mensonge dans un article d’opinion paru dans le New York Times à l’été 2003, et intitulé “What I Didn’t Find in Africa”. Seulement, un autre article du Washington Post révèla une semaine plus tard que la femme de Wilson, Valerie Plame, était une agente secrète de la CIA. Cette fuite mit non seulement fin à sa carrière dans les renseignements, mais compromit surtout la sécurité de tout son réseau de collaborateurs.

Une vengeance ?

Plusieurs observateurs virent en la révélation soudaine des activités de Plame des représailles politiques de l’exécutif contre Wilson pour avoir critiqué la Maison-Blanche. Le pouvoir judiciaire mena l’enquête pour identifier l’origine de cette divulgation d’identité d’un agent de renseignement sous couverture. L’Intelligence Identities Protection Act de 1982 considère un tel acte comme un crime fédéral. Toutefois, les enquêteurs n’inculpèrent jamais personne directement*. Ils manquaient de preuves formelles que des officiels de l’administration avaient fait sortir l’information classifiée consciemment et volontairement dans le but précis de nuire à Wilson.

NB* : un juge condamna en 2005 le directeur de cabinet (Chief of Staff) du vice-président Dick Cheney, Scooter Libby, à une trentaine de mois de prison pour avoir menti aux enquêteurs. Mais le président Bush aménagea sa peine  (commutation) et il ne se retrouva finalement jamais derrière les barreaux.

Scandale Trump-Ukraine (2019)

Une tentative d’impeachment visa Donald Trump dans la seconde partie de sa première présidence (2017-2021). Le Parti démocrate commençait à s’organiser en vue de l’élection présidentielle de 2020, et l’ancien vice-président Joe Biden (2009-2017) apparaissait progressivement comme le mieux placé pour battre Trump dans les urnes. Le milliardaire et ses équipes tentèrent alors une manœuvre pour décrédibiliser le prétendant.

Les Biden et l’Ukraine, une longue histoire d’amour

Le fils de Joe Biden, Hunter, était membre du conseil d’administration de Burisma (une entreprise gazière ukrainienne) sous la vice-présidence de son père. Fin 2015, lors d’une visite à Kyiv, ce dernier mit sous pression le président Petro Porochenko en suspendant un prêt d’un milliard de dollars d’aide à la stabilisation de l’économie ukrainienne. La raison ? Plusieurs acteurs accusaient le procureur général du pays, Viktor Chokine, ralentir les programmes nationaux de lutte contre la corruption, et d’être lui-même corrompu. Biden demandait donc son éviction sous peine de réduction des aides américaines. C’était une position ferme alignée sur celle du département d’État (State Department) de l’administration Obama. La Banque mondiale, le FMI, de nombreux diplomates européens ainsi que des acteurs de la société civile ukrainienne réclamaient également son départ. Ils affirment d’ailleurs être les premiers à l’avoir fait, bien avant l’intervention de Biden.

Quelques semaines plus tard, en mars 2016, le Parlement ukrainien destitua finalement Chokine. Trois ans plus tard, à l’été 2019, Donald Trump mit à son tour le gouvernement ukrainien sous pression… mais cette fois-ci pour servir ses propres intérêts. Il appela le président ukrainien nouvellement élu, un certain Volodymyr Zelensky, et lui fit une demande bien particulière : initier une investigation sur la famille Biden. Trump sous-entendait par là que le fils Hunter était corrompu et que la raison qui avait poussé son père à réclamer l’éviction de Chokine en 2015-2016 était que ce dernier était sur le point d’enquêter sur Burisma.

NB : En réalité, Chokine avait au contraire protégé le fondateur de Burisma, l’oligarque Mykola Zlotchevski, de poursuites judiciaires. C’est cette protection à outrance qui a poussé la société civile et les acteurs internationaux en Ukraine à réclamer son évincement. Il n’avait par ailleurs jamais ouvert ni envisagé d’ouvrir une enquête sur Hunter Biden.

Le chantage de Trump

Pour appuyer sa réclamation, Trump bloqua l’envoi d’une aide militaire votée par le Congrès* de 400 millions de dollars, dans le contexte de la guerre du Donbass. Il s’agissait pour lui de décrédibiliser la candidature de Joe Biden en l’accusant de conflit d’intérêts et d’abus de pouvoir. Son projet fuita rapidement de la Maison-Blanche, et le scandale éclata en septembre 2019. La Chambre des représentants lança une procédure d’impeachment pour obstruction du Congrès* et, de façon assez ironique, abus de pouvoir. Un rapport d’une commission parlementaire affirma que le président avait sollicité une interférence indirecte d’un gouvernement étranger dans la campagne présidentielle de 2019-2020 pour augmenter ses chances de réélection. Le Sénat le jugea début 2020, mais comme dans le cas de Clinton, il l’acquitta.

Trump fera l’objet d’une seconde tentative d’impeachment dans les tous derniers jours de son premier mandat, cette fois-ci pour incitation à l’insurrection (incitement of insurrection) à la suite de l’assaut du Capitole par ses partisans le 6 janvier 2021. Il sera une nouvelle fois acquitté.

Epstein Files

Ce voyage chronologique des plus grands scandales de l’histoire de la politique aux États-Unis s’achève avec le cas Jeffrey Epstein. C’est un dossier éminemment complexe, dont les racines remontent à il y a plusieurs décennies. Une grande quantité de désinformation et de théories du complot circulent en ligne sur de nombreux points de l’affaire, comme la mort soudaine d’Epstein en prison en 2019, par suicide. Pour en saisir les points clés et en quoi elle concerne Donald Trump, cet article de CNN constitue un solide résumé.

Au début de l’été 2025, la publication d’une note du DoJ affirmant que la liste des clients d’Epstein (que Donald Trump avait promis de rendre publique durant sa campagne de 2024) ‘‘n’existait pas’’ secoua l’Amérique. Il n’en fallut pas moins à la société civile pour spéculer sur la présence du 45ème et 47ème président américain sur cette liste, dont l’existence reste toutefois à prouver. Le Wall Street Journal alla néanmoins dans le sens des allégations en affirmant en juillet dernier que les documents classifiés liés à l’affaire et revus par le DoJ contenaient bien le nom de Donald Trump. Une information corroborée par un tweet (aujourd’hui supprimé) d’Elon Musk lors de son clash avec son ancien allié.

Mais jusqu’au jour de la déclassification, le mystère demeurera (presque) entier

 

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