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Selon nos informations concordantes, et bien que cela ne soit pas encore tout à fait officiel, le thème de culture générale 2027 sera l’humanité. Un thème qui s’inscrit dans la tradition de ceux proposés depuis quelques années, avec une dimension “culture générale” plus prégnante qu’autrefois. Dans la lignée de “L’animal” (2021), “La violence” (2024) ou encore “Juger” (2026), on semble définitivement avoir dit adieu aux thèmes éminemment philosophiques tels que “La croyance” (2004), “La beauté” (2009), ou encore “La vérité” (2015).
Nous vous tiendrons rapidement informés dès que le thème sera officialisé !
L’analyse de Frédéric Brétécher
Frédéric Bretécher est professeur de CG à l’Externat-Chavagnes et Audencia, à Nantes, et membre du conseil d’administration de l’APHEC.
Le thème 2027 de CG serait « L’humanité ». Serait. Car, contrairement à ce que certains annoncent, il n’y a à ce stade aucune annonce officielle, la date de validation du thème en CSE étant fin mars. Donc prudence ! Car il a pu arriver qu’in extremis un autre thème que celui qui était annoncé avec trop de certitude paraisse au B.O.E.N. Si pour autant ce thème magnifique devait être le nôtre l’an prochain, passé le vertige du champ des possibles qu’ouvre et recouvre l’humanité, si l’on songe notamment au vers de Térence qui proclame que si « je suis homme, rien de ce qui est humain ne m’est étranger », des lignes peuvent assez rapidement se dessiner qui mobiliseront très aisément les héritages culturels que le programme de première année permet de mettre en tension. Il serait à ce titre risqué de vouloir sauter les étapes et se consacrer dès à présent à l’étude de ce thème tant les entrées de CG en ECG1 sont particulièrement fécondes. Parmi ces lignes de force majeures, il me semble que la question de l’exception humaine parmi le reste du vivant aura toute sa place, comme celle de la possibilité de perdre son humanité, ou encore celles de l’humanité face à l’universalité et à la singularité, de la barbarie qui pose la question de ce que l’on appelle la civilisation, de la technique et de la question de la transhumanité, de notre rapport à la nature… Un thème particulièrement ambitieux, donc, qui interroge notre condition, notre fragilité et notre exigence à cerner l’humanité, à la maintenir, à la cultiver, ce qui, en somme, est bien l’ambition de notre enseignement.



