Chaque semaine, Major Prépa te propose un résumé de l’actualité internationale ! Bonne lecture !
Nouvelle escalade dans le blocus du détroit d’Ormuz
Au lendemain de l’échec des négociations d’Islamabad, Donald Trump a annoncé sur Truth Social un blocus naval du détroit d’Ormuz visant tous les navires tentant d’entrer ou de sortir des ports iraniens. L’annonce a provoqué une réaction immédiate des marchés : le baril de Brent a bondi de plus de 7 %, repassant au-dessus du seuil symbolique des 100 dollars. Mais la mise en œuvre s’est révélée incertaine : dès la nuit suivante, plusieurs pétroliers, dont un navire détenu par un groupe chinois visé par des sanctions américaines, ont pu franchir le détroit. Après une brève réouverture du détroit annoncée par Téhéran le vendredi 17 avril, l’Iran a fait marche arrière dès le samedi 18, déclarant qu’il ne rouvrirait pas la voie maritime tant que les États-Unis maintiendraient leur blocus des ports iraniens, ce que Trump a qualifié de “chantage”.
Victor de Magyar en Hongrie
Le dimanche 12 avril 2026, le parti Tisza du conservateur pro-européen Péter Magyar a remporté une supermajorité des deux tiers au Parlement hongrois, avec 138 sièges sur 199, contre seulement 55 pour le Fidesz de Viktor Orbán. Lors de ces élections, la participation a atteint un niveau record de près de 78 %, ce qui est signe d’une mobilisation exceptionnelle, notamment chez les jeunes électeurs. Viktor Orbán, au pouvoir depuis seize ans, a reconnu une défaite qu’il a qualifiée de « douloureuse ». En effet, Magyar avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption, le redressement économique et le retour de la Hongrie dans le giron européen, imputant l’inflation et le blocage des fonds européens à la politique d’Orbán.
Vers des négociations directes entre Liban et Israël
La présidence libanaise a annoncé qu’une rencontre se tiendrait à Washington entre représentants libanais, israéliens et américains pour discuter d’une trêve et du début de négociations formelles entre les deux pays. Toutefois, cette avancée diplomatique semble être une façade, puisque les divisions internes restent profondes. Le Hezbollah a qualifié ces pourparlers directs de “violation flagrante” de la Constitution libanaise, affirmant qu’ils exacerbaient les divisions internes à un moment où le pays avait besoin d’unité. Dans la même lignée, des centaines de personnes ont manifesté à Beyrouth devant le siège du gouvernement pour protester contre toute forme de négociation avec Israël. En effet, les frappes ne s’arrêtent pas : les frappes israéliennes ont tué au total 2020 personnes depuis le début de la guerre le 2 mars, et plus d’un million de personnes ont été déplacées. Israël exige le désarmement du Hezbollah et une nouvelle architecture sécuritaire dans le sud du Liban, tandis que Beyrouth veut d’abord un cessez-le-feu, sans avoir les moyens d’imposer seul le désarmement sans risquer une grave crise intérieure.
Lafarge condamné pour financement du terrorisme en Syrie
Le 13 avril 2026, le tribunal correctionnel de Paris a condamné le cimentier Lafarge à l’amende maximale de 1,125 million d’euros pour financement du terrorisme, ainsi qu’à une amende douanière de 4,57 millions d’euros solidairement avec quatre anciens cadres, pour violation des sanctions internationales. En effet, le tribunal a établi que Lafarge avait versé près de 5,6 millions d’euros via sa filiale syrienne à trois groupes djihadistes (l’État islamique, Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Cham) afin de maintenir l’activité de sa cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, entre 2013 et 2014. Ainsi, l’ancien PDG Bruno Lafont a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Cette décision est doublement historique : c’est la première fois qu’une entreprise est condamnée pour financement d’une entreprise terroriste, et les montants en jeu n’ont aucun précédent dans un dossier de ce type devant la justice française.
Confrontation entre Trump et le pape Léon XIV
Le 12 avril, Donald Trump a publié un message sur les réseaux sociaux qualifiant le pape Léon XIV de “faible” face à la criminalité et de “terrible” en matière de politique étrangère. Cette attaque faisait suite aux appels répétés du pontife à la paix, notamment après que Trump ait menacé d’anéantir toute civilisation en Iran. Dans la même lignée, Trump a également publié une image générée par intelligence artificielle le présentant sous les traits du Christ, avant de la supprimer. Ces provocations ont suscité un tollé international : même Giorgia Meloni, alliée du président américain, a estimé que ses critiques étaient “inacceptables”.








