Major Prépa > MS & MSc > Témoignage > “C’est là que j’ai réalisé que la durabilité, c’était le futur” Anh Christelle, MSc Sustainable and Impact Finance
Allier finance et durabilité, c’est le pari qu’a fait Anh-Christelle en rejoignant le MSc Sustainable & Impact Finance de KEDGE Business School. De Londres à Madrid, en passant par Marseille et Paris, elle revient sur son parcours, son expérience au sein du programme et son arrivée chez BNP Paribas, où elle travaille aujourd’hui sur les enjeux de risque ESG.
Présentation du parcours MSc Sustainable & Impact Finance de KEDGE Business School
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis Anh-Christelle. Je suis née en Italie, mais j’ai toujours vécu à Londres. J’ai étudié dans un lycée français avant d’intégrer un bachelor à King’s College, puis de poursuivre mes études avec un MSc à KEDGE Business School.
Peux-tu nous présenter le MSc Sustainable Finance de KEDGE et expliquer ce qui t’a donné envie de rejoindre cette formation ?
J’ai intégré le MSc Sustainable Finance en 2022, aujourd’hui renommé MSc Sustainable & Impact Finance, parce que j’avais envie de rallier finance et durabilité dans mes études. À ce moment-là, c’était encore un sujet assez nouveau. On était vraiment aux prémices de l’ESG dans la finance et dans les banques. J’ai commencé à entendre parler de finance durable lors d’un stage en conseil RSE. Ça m’a vraiment plu et c’est là que j’ai réalisé que la durabilité, c’était le futur. Le problème, c’est qu’à l’époque, il existait beaucoup de masters en RSE, en transition ou en entrepreneuriat à impact, mais très peu en finance durable. Moi, je voulais vraiment faire de la finance, pas seulement de la RSE.
Étant issue du système anglais, je ne connaissais pas forcément les écoles françaises. Ce qui m’a plu avec ce MSc, c’est d’abord qu’il se déroulait sur deux ans. J’ai fait un M1 à Marseille, sur le campus de KEDGE, puis un M2 à Paris. La première année reprenait les bases et la deuxième allait beaucoup plus en profondeur sur les sujets. On abordait les critères ESG, le portfolio management, les risques physiques, les risques de transition ou encore l’impact finance. Ce que j’ai aimé, c’est que ce n’était pas uniquement orienté RSE ou durabilité. Tout était vraiment ancré dans la finance. Il y avait aussi une partie plus économique, où l’on cherchait à comprendre comment fonctionnent les systèmes financiers et comment y intégrer davantage de durabilité. À l’époque, KEDGE était la seule école que j’avais trouvée qui proposait réellement ce type de formation.
Après plusieurs mois dans le programme, qu’est-ce qui t’a le plus marquée ou surprise ?
La première année, je l’ai faite à Marseille. Comme on était encore mélangés avec d’autres spécialisations, on avait beaucoup de cours en commun. Ce que j’aimais bien, c’était aussi le fait d’être sur un vrai campus et d’avoir ce lien avec les professeurs. Comme je viens du système anglais, je n’avais jamais vraiment connu une école de commerce française. Ce qui m’a beaucoup marquée, ce sont les associations. J’ai rejoint Interact et ça a vraiment changé ma façon de vivre ma vie étudiante. Il y avait les cours, bien sûr, mais aussi tout l’aspect réseau, les rencontres, les étudiants internationaux et le fait de sortir de sa zone de confort. Sans ça, mon année et mon expérience auraient été très différentes.
La deuxième année, à Paris, c’était un peu différent. Le campus venait juste d’ouvrir et c’était davantage centré sur les cours. Ce qui m’a le plus marquée, ce sont les interventions que nous avions. On a par exemple eu Jean-Marc Jancovici, mais aussi beaucoup de professionnels de structures comme Mirova ou Crédit Agricole qui venaient nous donner cours. Ils étaient là pour partager leur expérience, mais aussi pour faire du networking avec nous. Et ça, je trouve que ça change tout. Au final, le réseau reste ce qui fait la puissance d’une école. On s’en est d’ailleurs rendu compte au moment de chercher nos stages, puisque beaucoup d’entre nous ont pu s’appuyer sur le réseau que nous avions construit à KEDGE.
Selon toi, quels sont les principaux atouts d’un MSc aujourd’hui ?
Je dirais déjà le côté international. On sort du côté PGE qui reste très français. Dans notre promotion, on avait des étudiants venus d’Amérique du Sud, d’Afrique ou encore d’Asie. Ça permet d’avoir un réseau qui ne s’arrête pas à la France et qui est beaucoup plus étendu. Le MSc en finance durable, on l’a tous choisi. On était déjà diplômés et employables, donc c’était une vraie démarche de spécialisation. On avait aussi des profils et des âges très différents, avec parfois des personnes qui avaient déjà plusieurs années d’expérience. C’est une vraie richesse.
Le MSc permet aussi de faire du networking beaucoup plus spécialisé, parce qu’on sait déjà ce qu’on veut faire. Les cours sont très spécifiques et très spécialisés, ce qui permet d’aller beaucoup plus loin sur un sujet. Je trouve que le MSc est plus ouvert à l’international et à des parcours variés, là où le PGE reste davantage associé à un parcours avec des profils plus classiques.
Comment décrirais-tu l’ambiance et les profils des étudiants de ta promotion ?
International. On avait des profils très différents. Il y avait une grosse partie d’étudiants qui arrivaient déjà de KEDGE, d’Euromed ou du BBA, donc une partie assez franco-française, mais aussi une partie très internationale avec des étudiants venus du monde entier. On avait par exemple une petite équipe de Colombiens, plusieurs étudiants asiatiques et moi j’arrivais du système anglais.
On avait aussi des parcours très variés. Je me souviens notamment d’une avocate qui travaillait déjà depuis plusieurs années et qui avait rejoint le MSc pour allier droit et durabilité. L’ambiance était vraiment basée sur l’échange d’idées. On avait tous choisi d’être là et, au final, on partageait les mêmes valeurs. Je trouve que c’est quelque chose de très spécifique à ce type de master. Quand on travaille sur la durabilité, il n’y a pas vraiment de bonne réponse. Tous les débats sont ouverts et intéressants. D’ailleurs, en entrant dans le MSc, je n’avais pas forcément encore toutes ces valeurs. Moi, à la base, je voulais surtout faire de la finance pure. Mais les professeurs nous les ont vraiment transmis au fil des cours. Tout le monde était très investi, ce qui donnait lieu à des discussions vraiment passionnantes et à un échange d’idées continu.
Comment as-tu découvert les MSc et à quel moment as-tu commencé à t’y intéresser sérieusement ?
C’était une période un peu particulière parce qu’on était encore en plein Covid. J’étais en bachelor, je devais partir à Barcelone pour mon année à l’étranger, mais tout a été annulé. Finalement, j’ai terminé à la Bocconi et c’est là que je me suis vraiment intéressée aux masters. Je ne me sentais pas prête à entrer dans le monde du travail. Avec mon parcours, c’était assez naturel de se tourner vers un Master of Science. Je savais que je voulais faire un MSc, notamment parce que ce sont des programmes qui doivent s’adapter aux marchés et aux nouveaux enjeux. À l’époque, je n’avais pas énormément de choix en finance durable, donc ça s’est joué entre quatre ou cinq écoles.
J’avais aussi postulé à l’ESCP, à la LUISS à Rome ou encore à Glasgow. Je voulais vraiment intégrer un système européen. Je ne voulais plus faire une école anglaise. On avait seulement une dizaine d’heures de cours par semaine et je cherchais quelque chose où l’on était davantage accompagné.
Pourquoi avoir choisi KEDGE Business School plutôt qu’une autre école pour poursuivre tes études ?
C’est vraiment la combinaison de plein de choses. Déjà, KEDGE est une très bonne école en France avec des MSc qui sont très forts et un réseau alumni important. Mais ce n’était pas seulement ça. Ce qui a vraiment fait la différence, c’est l’entretien. J’avais beaucoup aimé la discussion avec le directeur du programme. Ce n’était pas un entretien où l’on cherchait à me piéger, c’était une vraie conversation. J’avais trouvé sa vision des choses très intéressante et le programme était tellement complet que ça m’a convaincue. Il y avait aussi toute la question du réseau. Comme j’avais toujours été dans des systèmes assez proches de l’université, je n’avais jamais connu ça. Dans les écoles anglaises, on est des centaines, parfois des milliers d’étudiants. On est moins proches des professeurs et on peut vite être oublié. Quand j’ai intégré la Bocconi, j’ai commencé à voir une autre façon de faire et je me suis dit que je voulais vraiment un système européen avec davantage d’entraide.
Pour moi, c’était important d’intégrer une école avec un vrai réseau alumni et surtout un réseau qui fonctionne. Je voulais une école qui aide ses étudiants si jamais ils en avaient besoin, que ce soit pour trouver un stage ou un premier emploi. Au milieu du Covid, je ne voulais pas ajouter du compliqué au compliqué. Après, le réseau ne fait pas tout. On nous donne des cartes, mais il faut savoir les jouer. Sans oublier bien sûr la vie étudiante. Les entreprises aiment voir qu’on ne fait pas que travailler. Les associations permettent de développer beaucoup de soft skills qui sont tout aussi importantes que les compétences académiques.
Retour sur le parcours scolaire d’Anh-Christelle
Quand tu étais au lycée puis en début d’études supérieures, avais-tu déjà une idée précise du métier que tu voulais exercer ?
J’ai fait ES, donc c’était assez naturel que je m’oriente vers une école de commerce. Avec l’ancien bac, quand tu n’es ni vraiment scientifique ni vraiment littéraire, c’est un peu la voie par défaut. Je trouve aussi que c’est très difficile d’être passionné par des choses abstraites comme l’économie ou la finance quand on est jeune. Je me suis donc lancée dans une école de commerce assez généraliste pour toucher à un peu tout. Avec le recul, je me suis retrouvée dans certains cours en me demandant à quoi ils servaient vraiment.
Au final, ce sont surtout mes stages qui m’ont dirigée vers ce que j’aimais et, surtout, vers ce que je n’aimais pas. J’ai fait mon tri comme ça. Je trouve que c’est toujours plus facile de savoir ce qu’on n’aime pas que de savoir exactement ce qu’on veut faire. J’ai notamment fait un stage en asset management. Dès que je touchais à des sujets financiers, ça me plaisait davantage parce que c’était le plus concret et le moins subjectif. On met des chiffres dedans, on a un résultat. J’aimais bien ce côté-là.
Tes expériences professionnelles ont-elles influencé tes choix d’orientation et de carrière ?
Oui, complètement. Après mon stage en conseil RSE, c’est vraiment ce qui a changé ma trajectoire. Je pense que si je n’avais pas trouvé ce master, je n’aurais probablement pas fait de finance durable. À l’époque, c’était un domaine qui existait très peu et qui restait encore largement à construire.
Et pourquoi la banque alors ?
Quand j’étais plus jeune, j’aimais déjà l’idée de travailler dans une banque. Pas forcément parce que j’étais passionnée par la finance, mais parce que c’est un environnement très masculin et que j’aimais l’idée d’y faire ma place en tant que femme. En en apprenant davantage sur l’économie, la finance et la durabilité, j’ai réalisé que les banques étaient des institutions centrales. Aujourd’hui, il y a ceux qui ont envie de travailler dans des entreprises à petite échelle et ceux qui ont envie de travailler dans les grands groupes. Moi, je veux être au cœur du changement, avec les entreprises qui ont les moyens de faire bouger les choses à l’échelle mondiale. Si demain une banque comme BNP Paribas décide d’arrêter d’investir dans certaines entreprises comme Total, cela peut avoir un impact énorme. Ce sont ces acteurs qui financent l’économie et qui ont les moyens d’accompagner de véritables changements.
Au-delà de l’impact, il y a beaucoup d’opportunités et de mobilité. J’ai commencé en structuration de produits financiers, aujourd’hui je travaille dans le risque et demain je pourrais encore évoluer vers autre chose. Comme l’ESG se construit tous les jours, je suis aussi en contact avec des profils très diversifiés, ce que je trouve particulièrement intéressant.
À quel moment as-tu commencé à t’intéresser aux enjeux de durabilité et de finance responsable ?
Le vrai déclic, ça a été mon stage en conseil RSE en 2021. C’était juste après la première vague du Covid et je pense qu’on a tous pris davantage conscience de ces enjeux de durabilité à ce moment-là. C’est devenu une question beaucoup plus centrale et on voyait aussi plus directement certains impacts autour de nous, comme avec les dauphins qui étaient revenus nager près des côtes… C’est vraiment à partir de ce stage que j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement.
Y a-t-il eu une expérience, un cours ou une rencontre qui a confirmé ton envie de travailler dans cet univers ?
Oui, je dirais Christophe Revelli, le directeur du programme et créateur du master. Je l’ai eu comme professeur en M1 puis en M2 et je l’ai également choisi comme tuteur de mémoire. Il m’a vue grandir du moment où je suis entrée dans le MSc jusqu’à la fin. C’est lui qui m’a vraiment transmis ces valeurs de durabilité. À l’époque, la finance durable était encore un peu vue comme le côté « hippie » de la banque, et il m’a montré qu’on pouvait allier finance et durabilité sans opposition. Il m’a fait remettre en question beaucoup de choses et m’a ouvert l’esprit sur énormément de sujets, notamment pendant mon mémoire où nous avions beaucoup de discussions.
Il insistait aussi beaucoup sur l’importance de garder ces valeurs dans notre vie professionnelle. C’est quelqu’un de très passionné et ça se ressent autant dans ses cours que dans les échanges que l’on peut avoir avec lui. Il continue d’ailleurs à faire vivre le réseau du master à travers les événements alumni ou KEDGE Impact. Il met tout le monde en contact et crée énormément de liens. Je pense sincèrement qu’il a changé beaucoup de choses pour beaucoup d’étudiants du programme.
Du MSc Sustainable and impact Finance à l’insertion professionnelle
Tu travailles aujourd’hui chez BNP Paribas à Madrid. Comment s’est déroulée la transition entre les études et le monde professionnel ?
Quand on cherchait tous nos stages, il y avait un peu deux profils : ceux qui voulaient intégrer de grandes banques comme BNP Paribas ou Rothschild et ceux qui préféraient rejoindre des startups à impact. Moi, j’ai intégré BNP Paribas pour un stage de six mois en structuration. La réalité, c’est que lorsqu’on parle de durabilité en master, on imagine parfois que les choses vont vite. Quand on rejoint un grand groupe, on se rend compte qu’une fois qu’on a une idée, il y a énormément de processus avant de pouvoir la mettre en place. Le changement est beaucoup plus lent que ce qu’on peut imaginer. Il faut aussi convaincre beaucoup d’équipes qui ne partagent pas forcément les mêmes priorités. C’est aussi ce qui rend le travail intéressant, parce qu’on touche à quelque chose de très concret. On voit les changements se mettre en place progressivement. Après ce stage, j’ai rejoint l’équipe Risque ESG et dès janvier, j’ai trouvé mon CDI à Madrid.
Aujourd’hui, je travaille sur les risques ESG, et plus particulièrement sur les risques physiques comme les inondations ou les feux de forêt. Nous évaluons à la fois les risques pour BNP Paribas et pour les entreprises auxquelles la banque prête. On travaille avec toutes les entités du groupe et on sent qu’il y a une vraie volonté d’agir. Ce n’est plus seulement un mot ou un sujet de communication, tout le monde se demande quoi faire et comment avancer. Ce que j’aime aussi, c’est que j’apprends en permanence. La durabilité évolue tous les jours, les réglementations changent constamment et il faut sans cesse s’adapter. J’ai l’impression que KEDGE a semé les graines pendant le MSc et qu’aujourd’hui elles continuent de pousser dans mon quotidien professionnel.
Quelles compétences ou connaissances acquises pendant le MSc te servent aujourd’hui au quotidien ?
Excel… Au quotidien, ce sont surtout les concepts qui me servent plus que les compétences techniques. Bien sûr, il y a les outils qu’on a appris à manipuler, mais le MSc m’a surtout permis de comprendre le système dans lequel on entre. C’est un environnement extrêmement complexe et l’un des grands enjeux, c’est justement de comprendre comment le faire évoluer. Comment on déconstruit certains mécanismes et comment on insère davantage de durabilité dans un système qui est ancré depuis des centaines d’années.
Lire aussi. MSc, Master of Science Sustainable and Impact Finance – KEDGE Business School
Avec le recul, en quoi cette spécialisation a-t-elle apporté une vraie valeur ajoutée à ton profil sur le marché du travail ?
Le MSc est reconnu à l’international, contrairement au PGE qui reste très français. Tout le monde connaît sa valeur et ce que cela représente. Après un bachelor, on peut déjà travailler, donc le fait d’avoir fait un MSc montre aussi qu’on a voulu aller plus loin, donc on est perçu différemment. Tout ce que j’ai appris pendant le master m’a aussi servi, notamment lors des entretiens. Beaucoup de concepts que j’avais vus en cours revenaient dans les échanges. Quand on nous pose des questions, on sait ce que c’est et comment ça fonctionne, ça nous donne beaucoup de crédibilité.
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à intégrer un MSc ?
Je ne pense pas qu’il y ait une voie meilleure qu’une autre. Tout dépend de ce que l’on veut faire et de ce qui nous passionne réellement. Pour moi, il faut surtout être certain de son choix et comprendre quelles portes cette spécialisation peut ouvrir par la suite. Regarder où finissent les alumni est d’ailleurs un très bon indicateur pour savoir si les débouchés nous intéressent vraiment.
Il faut aussi se faire confiance, se renseigner sur la renommée de l’école et faire ses recherches avant de se lancer. Enfin, un MSc est généralement plus facile à valoriser à l’international. Si on choisit cette voie, il faut savoir parler anglais. Plus largement, parler plusieurs langues quand on veut étudier ou travailler à l’international, c’est extrêmement puissant.
Enfin, si tu pouvais donner un seul conseil à l’étudiante que tu étais il y a quelques années, lequel serait-il ?
Je repense souvent à la première année où j’ai intégré King’s. J’étais complètement paumée. On parle très peu de cette sensation, une fois qu’on a eu son bac, qu’on a intégré l’école que l’on voulait et qu’on atteint l’objectif qu’on s’était fixé. La sensation de plus savoir quelle est la suite pour nous. On peut vite se sentir seul et perdu. Je me dirais donc : joue tes cartes, saisis les opportunités et tente les choses. Au pire, on te dira non. Il faut mettre toutes les chances de son côté, parce qu’à un moment, ça finit par fonctionner.
Surtout, il faut se faire confiance. On ne peut pas tout contrôler, mais on peut toujours faire le maximum avec les cartes que l’on a en main.



