dado konate MMD
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Après une licence à Assas puis un master à Paris-Saclay, Dado a choisi d’intégrer le MS Marketing Management et Digital de l’ESSEC pour renforcer son expertise marketing et gagner en professionnalisation. Entre projets, partenariat avec L’Oréal et ouverture à l’international, elle revient avec nous sur son parcours et ce que cette spécialisation lui apporte aujourd’hui.

Présentation du parcours MS : Marketing Management et Digital (MMD) de l’ESSEC

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Dado, j’ai 23 ans et j’étais au lycée en bac ES, avant d’intégrer Assas en licence d’économie gestion spécialité économie internationale. J’ai ensuite réalisé un master Management Stratégique à Paris-Saclay à distance, mais en stage en tant que cheffe de projet dans une association la première année et la 2e en présentiel et en alternance au siège de Carrefour. Aujourd’hui, je travaille dans la chaire leadership et diversité en partenariat avec L’Oréal.

Peux-tu nous parler de ton MS, en quoi il consiste et pourquoi tu l’as choisi ?

J’avais très envie de pousser la dimension marketing et, quand j’ai terminé mon M2, j’ai trouvé qu’il me manquait un vrai côté professionnalisant. Le MS a bien sûr des côtés très théoriques, mais on est confronté au monde de l’entreprise durant toute l’année, avec des interventions de professionnels, des briefs, des études de cas… Je voulais faire un MS pour prendre confiance en moi et en mes compétences au niveau professionnel. Je veux pouvoir lancer mes projets et apporter une véritable plus-value une fois en poste.

J’ai choisi le MS Marketing Management et Digital de l’ESSEC, car il était, à mes yeux, le plus professionnalisant, en proposant à la fois des stages et des alternances. Je voulais absolument intégrer la chaire Leadership & Diversité, qui est justement en partenariat avec L’Oréal. C’est un parcours de spécialisation qui nous met en contact direct avec les entreprises du secteur, à travers des cours en lien avec cette spécialisation, avec un projet fil rouge. Cela permet de travailler très tôt sur de vraies problématiques d’entreprise. Moi, par exemple, je vais travailler pendant 6 mois sur l’activation de produits de grande consommation sur le marché du Nigeria. On travaille sur des sujets très actuels, comme l’IA ou la RSE, avec beaucoup de travaux de groupe. Il y a aussi énormément de présentations orales, ce qui aide vraiment à prendre confiance en soi. J’apprécie également le fait que beaucoup d’intervenants soient des professionnels en activité plutôt que des enseignants au sens classique du terme.

Qu’en retires-tu jusqu’à présent ?

Tout ce que j’ai appris au sein de la formation, c’étaient des choses que je ne connaissais pas. J’ai gagné en confiance et je me sens aujourd’hui beaucoup plus légitime pour intégrer le marché du travail. Cette expérience m’a aussi donné envie de développer, pourquoi pas, une carrière à l’international. C’est notamment grâce aux personnes que nous avons rencontrées tout au long de l’année, qui ont elles-mêmes construit des carrières à l’international et qui nous ont vraiment poussés à y réfléchir. Sans oublier bien sûr toutes les personnes rencontrées au sein de la formation, qui représentent une véritable richesse.

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Peux-tu lister ce qui pour toi fait tout l’intérêt d’intégrer un MS ? Y a-t-il des axes d’amélioration, selon toi ?

Pour quelqu’un qui manque d’expertise sur un sujet clé, le fait de se spécialiser permet vraiment de gagner en confiance pour la suite. On apprend beaucoup de choses, mais surtout, on les met en pratique. Comme le MS intervient après un bac+5, je trouve que c’est le bon moment pour le faire, car on a déjà construit des bases solides et on sait davantage vers quoi on veut s’orienter. Le réseau est également un énorme avantage. Intégrer un MS permet d’accéder à des entreprises auxquelles on n’aurait peut-être pas eu accès autrement. Cela nous aide aussi à aller vers des professionnels, à échanger avec eux et, pourquoi pas, à faire naître des opportunités plus tard. On bénéficie aussi d’un réseau alumni très développé, avec un annuaire qui permet de contacter d’anciens étudiants.

Concernant les axes d’amélioration, le fait d’avoir une promotion partagée entre alternants et non-alternants peut parfois compliquer l’organisation. Pour les projets de groupe notamment, ce n’est pas toujours simple, puisque les alternants arrivent seulement en milieu de semaine. Lorsque ces derniers sont en entreprise, les étudiants en stage ou en recherche de stage ont parfois moins de cours, ce qui peut créer quelque temps creux. J’aimerais également voir davantage de contenus autour de la RSE et de l’intelligence artificielle. Ce sont des sujets qui prennent une place de plus en plus importante dans les entreprises et sur lesquels il me semblerait intéressant d’aller encore plus loin.

Et concernant l’aspect financier, est-ce que ça t’a posé problème ?

Il faut avoir conscience que cela représente un investissement financier important. J’épargne depuis longtemps et j’ai toujours fait des petits boulots pour financer mes études. Les frais peuvent être un élément qui pousse certains étudiants vers l’alternance. Il faut donc bien anticiper cet aspect et se préparer à toutes les éventualités si l’on choisit un parcours qui n’est pas compatible avec l’alternance.

Y a-t-il un type d’élève particulier dans ta classe, ou, au contraire, est-elle composée de profils plutôt hétérogènes ?

Dans ma promotion, il y a énormément de profils différents, des personnes que je n’aurais probablement jamais eu l’occasion de côtoyer dans ma vie quotidienne. Il y a notamment pas mal de personnes issues du secteur de la santé. Pour ma part, c’est un domaine auquel je ne connaissais rien avant d’arriver dans le MS, et ce sont des sujets que je n’aurais probablement jamais abordés autrement.

C’est aussi ce qui fait la richesse de la promotion. Sur les projets, on se complète beaucoup parce qu’on n’a pas les mêmes parcours ni les mêmes façons de réfléchir. Les étudiants en pharmacie, par exemple, ont parfois une vision totalement différente de la mienne sur certains sujets. C’est très intéressant de confronter nos points de vue et de voir comment chacun aborde une problématique.

Comment as-tu entendu parler de ces formations ?

J’ai tout simplement tapé sur Google « diplôme de spécialisation en marketing, luxe, beauté ». Au départ, quand je me renseignais, je voyais souvent des personnes recommander de faire un master plutôt qu’un mastère spécialisé, car ces formations avaient parfois une moins bonne réputation. Ce qui m’a rassurée, c’est de voir que certains mastères spécialisés étaient proposés par des écoles du top 3 et bénéficiaient d’une vraie reconnaissance.

J’hésitais notamment avec ESCP, qui était très axée sur l’international, mais je trouvais le programme de l’ESSEC plus professionnalisant. Le fait que la formation soit ouverte aussi bien aux étudiants en stage qu’en alternance était un vrai plus. J’ai également été séduite par le côté multiculturel de la promotion. En fin de compte, il me paraissait beaucoup plus adapté à mon profil et à ce que je recherchais.

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Retour sur le parcours scolaire de Dado avant d’intégrer l’ESSEC

Quelles études as-tu faites avant d’intégrer le MS Marketing Management et Digital de l’ESSEC ?

J’ai fait un bac ES au lycée Sophie-Germain, dans le 4e arrondissement de Paris. J’ai découvert un environnement très différent de celui que je connaissais jusque-là dans le 20e, avec une autre ambiance de travail et une façon d’enseigner à laquelle je n’étais pas habituée, mais finalement, c’est notamment ce qui m’a poussée à poursuivre mes études à l’université.

À l’époque, je ne savais pas encore exactement ce que je voulais faire. J’ai donc intégré une licence d’économie-gestion à Assas. Après deux années assez généralistes, je me suis spécialisée en économie internationale en troisième année. J’ai ensuite poursuivi avec un master Management stratégique et gestion du changement à Paris-Saclay. La première année se déroulait à distance et comprenait un stage, puis j’ai effectué ma deuxième année en alternance chez Carrefour.

Quelles étaient tes ambitions lorsque tu as commencé tes études, et comment ont-elles évolué à présent ?

Quand j’ai commencé mes études à Assas, je voulais surtout avoir une carrière qui me passionne, dans laquelle je sois en confiance et où je puisse mener des projets à bien pour en voir l’impact. J’en ai eu un premier aperçu dans l’association où j’étais engagée. Pendant six mois, comme c’était une petite structure, j’avais beaucoup d’autonomie. En M1, en 2023, j’ai notamment travaillé sur un gros projet avec une entreprise de biotechnologie, où j’ai mis en relation plus de 500 salariés et 14 entreprises partout en France. J’ai aussi réalisé seule pas mal de rendez-vous et de partenariats, notamment avec NYX. J’avais beaucoup de liberté pour créer des missions autour de sujets qui me tenaient à cœur, comme les femmes, le handicap ou l’exclusion. Par exemple, nous avons mené une mission avec American Express au cours de laquelle nous avons réalisé des kits d’hygiène pour des personnes en situation de précarité.

Aujourd’hui, j’aimerais lier ma passion pour la beauté et la skincare pour en faire une carrière en tant que cheffe de produit. Pour le moment, mon stage chez L’Oréal est davantage orienté vers l’opérationnel, mais j’aimerais évoluer vers du marketing produit. La dimension internationale m’attire aussi beaucoup. J’aime l’idée de devoir s’adapter à différentes réalités et de sortir du cadre. La société évolue énormément et je trouve intéressant de voir comment ces évolutions peuvent être mises au service du secteur de la beauté, comme avec le développement des diagnostics de peau grâce à l’IA.

As-tu découvert des domaines que tu ne connaissais pas, mais dans lesquels tu souhaites désormais travailler ?

Oui, le côté un peu santé, notamment la dermato, avec des marques comme La Roche-Posay ou CeraVe, pourrait m’intéresser. Je pensais que c’était plutôt réservé aux personnes issues de la santé ou de la pharmacie, mais je me suis rendu compte que si on est assez curieux et ouvert, il est possible de travailler dans la dermato après avoir évolué dans le maquillage ou le skincare. Pourquoi pas retourner aussi vers la grande consommation. J’avais déjà travaillé chez Carrefour sur les produits non alimentaires et c’est un secteur qui pourrait également m’intéresser pour la suite.

As-tu des perspectives d’embauche à l’issue de ton MS ?

À l’issue de mon stage chez L’Oréal, par exemple, on passe des assessments qui peuvent ensuite déboucher sur des CDD ou des CDI, notamment dans les produits grand public. Dans mon MS, certaines personnes ont aussi été embauchées dans le conseil, ce que j’ai trouvé assez étonnant au départ. D’autres se dirigent vers le luxe, ou alors poursuivent en graduate program ou en VIE. LVMH, par exemple, propose aussi des VIE.

Les graduate programs sont assez intéressants parce qu’on travaille sur plusieurs missions et on peut être amené à se déplacer dans différents pays selon les projets. En général, les missions durent entre trois et six mois. L’idée est de former de véritables couteaux suisses. Pour trouver ces opportunités, il existe des plateformes dédiées, mais certaines entreprises recrutent aussi directement. De notre côté, avec l’ESSEC, on a accès à JobTeaser, une plateforme qui est mise à disposition des étudiants en recherche de stage, d’alternance ou d’emploi.

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Ce MS t’a-t-il réellement apporté une plus-value sur ton CV et donc sur le marché du travail ?

À 90% oui. Je n’ai pas encore de CDI, donc je ne veux pas m’avancer, mais même le parcours de la Chaire, mes compétences, ma légitimité, le savoir-être, les soft skills qu’on a acquis sont indéniables.

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui ne sait pas si les MS ou MSc sont faits pour lui ?

Je lui conseillerais de ne pas hésiter à contacter les ambassadeurs et à aller aux journées portes ouvertes. C’est ce que j’ai fait et ça m’a confortée dans mon envie de faire un MS. Il faut aussi se renseigner sur ce que ça peut apporter plus tard, que ce soit pour une carrière à l’international, une alternance ou un secteur en particulier. Il faut faire pas mal de recherches et définir un projet professionnel assez clair. C’est là qu’on se rend compte si le MS est calibré pour nous ou non. Je conseille aussi de contacter les étudiants de la promotion juste avant, notamment sur LinkedIn. Ça aide énormément.

On est pas mal à se dire que, parce qu’on n’a pas fait d’école de commerce, ou qu’on n’est pas riche, on n’est pas légitime d’y entrer. Moi, par exemple, quand j’étais à la fac, j’avais énormément d’a priori sur les écoles de commerce. Mais le fait d’y entrer, ça ouvre des portes. Bien sûr, ce n’est pas forcément fait pour tout le monde, il faut faire attention : si on est quelqu’un de très stressé, il faut savoir gérer ses émotions et ne pas se laisser submerger. En ce qui me concerne, j’ai pu travailler sur ça parce que j’étais très stressée, et maintenant ça va mieux. Ça développe aussi beaucoup la capacité d’adaptation. Il faut ouvrir ses chakras et sortir de sa zone de confort.