Major Prépa > MS & MSc > Témoignage > “C’est une double compétence très valorisante qui complète bien mon profil scientifique” Constant, MS Gestion des Achats & Supply Chain
Après un parcours universitaire en chimie et environnement, Constant a choisi de se spécialiser dans les achats et la supply chain en intégrant le Mastère Spécialisé Gestion des Achats Internationaux & Supply Chain de l’ESSEC. Formation, alternance, débouchés et double compétence : il revient pour Major Master sur son parcours et son expérience au sein du programme.
Présentation du parcours et du MS
Peux-tu te présenter en quelques mots et revenir sur les grandes étapes de ton parcours ?
Je m’appelle Constant, je suis issu d’un bac scientifique. Après le bac, j’ai commencé une première année de médecine pendant le Covid, mais ça ne me plaisait pas et c’était assez compliqué. Comme j’aimais tout ce qui touchait à la chimie et aux sciences, je me suis réorienté vers une licence de chimie à l’Université Paris-Saclay.
À la fin de la licence, je savais que je ne voulais pas faire de recherche. J’avais envie de quelque chose de plus concret. J’ai donc intégré le master Pollutions Chimiques et Gestion Environnementale, qui permet d’appliquer la chimie à des problématiques réelles liées à l’environnement. C’est ce qui m’a plu : pouvoir utiliser ce que j’avais appris en chimie sur des sujets concrets.
Durant ce master, j’ai effectué un stage en réglementation des entrepôts logistiques. J’y ai découvert le monde de la logistique et l’expérience m’a beaucoup plu. À la suite du stage, j’ai continué en CDD en parallèle de mes études. Comme je venais de l’université, j’avais aussi envie d’acquérir une double compétence et de découvrir l’univers des écoles de commerce. C’est ce qui m’a poussé à intégrer le Mastère Spécialisé Gestion des Achats Internationaux et Supply Chain.
Aujourd’hui, je suis en alternance chez Perenco. Je travaille dans le département Vendor Management, où je m’occupe de la gestion des fournisseurs. Pour faire simple, on s’assure que l’entreprise travaille avec des fournisseurs qui ne poseront pas de problème, que ce soit sur les aspects financiers ou de conformité. Les cours se terminent et, après encore six mois en entreprise, je serai diplômé en décembre 2026.
Tu suis actuellement le Mastère Spécialisé Gestion des Achats Internationaux & Supply Chain de l’ESSEC. En quoi consiste cette formation ?
Le Mastère Spécialisé Gestion des Achats Internationaux & Supply Chain est une formation de double compétence qui s’articule autour de deux grands blocs de matières : la supply chain et les achats. En début d’année, nous avons eu un mois et demi de cours en commun avec les autres Mastères Spécialisés de l’ESSEC pour nous remettre à niveau sur toutes les bases d’une école de commerce : comptabilité, finance, droit, négociation… C’était particulièrement intéressant pour moi qui viens de la fac et qui n’avais jamais eu ce type de cours. D’ailleurs, beaucoup d’étudiants issus d’écoles d’ingénieurs étaient dans le même cas.
Les enseignements sont assurés à la fois par des professeurs de l’ESSEC et par de nombreux intervenants extérieurs. On a, par exemple, des anciens du mastère qui viennent partager leur expérience, mais aussi des professionnels spécialisés dans un domaine précis. Les cours sont donc très variés et assez proches de la réalité du terrain. La formation se déroule en alternance avec un rythme de deux semaines en entreprise, puis deux semaines à l’ESSEC. Les six derniers mois sont ensuite entièrement consacrés à l’entreprise. Pour moi, c’était un critère important. Au-delà de l’aspect financier, puisque l’entreprise finance la formation, cela permet surtout de mettre en pratique immédiatement ce que l’on apprend en cours. Beaucoup de notions qui peuvent paraître abstraites prennent tout de suite du sens, une fois appliquées en entreprise. C’est l’une des grandes forces de ce mastère.
Pourquoi avoir choisi ce MS après un master en risques industriels et réglementation environnementale ?
Principalement après mon stage, ça a été le déclic. Beaucoup partaient en recherche, et je trouvais que l’université, c’était super bien, mais il manquait le monde de l’entreprise, du business. On a aucun cours sur ces sujets : on est calés du côté scientifique, mais, en entreprise, on a besoin de comprendre comment tout fonctionne, que ce soit la finance, le droit ou la comptabilité. Je voulais aussi acquérir une double compétence. En me renseignant sur les Mastères Spécialisés en logistique, celui de l’ESSEC m’a particulièrement plu parce qu’il était assez généraliste, avec à la fois de la supply chain et des achats. Ce sont des métiers qui ont, je pense, de l’avenir, donc pouvoir les découvrir dans une école de commerce, avec cette approche plus business qui me manquait, c’était une vraie opportunité. Pour moi, c’est une double compétence très valorisante qui complète bien mon profil scientifique.
As-tu découvert les métiers des achats et de la supply chain que tu ne soupçonnais pas ?
Plein. Typiquement, le métier d’acheteur. Une entreprise sans achats ne tourne pas. Une part importante des dépenses d’une entreprise passe par les achats, mais, avant de découvrir ce secteur, je ne me rendais pas forcément compte de son importance. On est 80 dans la promotion et pourtant, il n’y en a pas un seul qui fait exactement le même métier. C’est un domaine extrêmement varié. Côté achats, on peut être acheteur de matières premières, par exemple. Côté supply chain, on peut travailler dans l’approvisionnement, la gestion des stocks, le transport maritime ou aérien… C’est un peu un mot fourre-tout qui regroupe énormément de métiers.
Même moi, aujourd’hui, je fais du Vendor Management, donc de la gestion des fournisseurs, un métier que je ne connaissais pas du tout avant. Pourtant, c’est essentiel pour une entreprise de savoir avec quels fournisseurs elle travaille et de vérifier qu’ils ne présentent pas de risques particuliers. Ce qui est aussi très intéressant, c’est qu’on travaille avec tout le monde. Au quotidien, on est en relation avec de nombreux départements et de nombreux métiers différents. On est finalement un maillon de la chaîne logistique et il faut que tout fonctionne ensemble.
Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre ce programme plutôt qu’un autre ?
Je me suis beaucoup renseigné sur les Mastères Spécialisés en logistique et supply chain, mais il n’y en a pas non plus énormément. Comme je ne connaissais pas encore précisément le domaine et que je ne savais pas exactement vers quel métier m’orienter, je cherchais une formation assez généraliste. C’est ce qui m’a plu dans ce programme : il permet de découvrir à la fois les achats et la supply chain, deux domaines complémentaires. Je trouvais que c’était idéal pour acquérir une vision d’ensemble avant de me spécialiser.
L’ESSEC a aussi pesé dans la balance. C’est une école reconnue et les cours comme les intervenants sont vraiment de qualité. Enfin, la formation était en alternance et en région parisienne, ce qui correspondait parfaitement à mes critères. Au final, c’était celle qui cochait toutes les cases, et je ne suis pas déçu de mon choix.
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Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans la formation jusqu’à présent ? Et, au contraire, qu’apprécies-tu le moins ?
Ce que j’apprécie le plus, c’est la diversité des profils. Je trouve ça ultra enrichissant, notamment parce qu’on a beaucoup de projets de groupe. Chacun apporte une vision que toi tu n’as pas forcément. À l’université, on avait souvent les mêmes profils, donc c’était moins riche de ce point de vue-là. Dans la promotion, on retrouve des parcours très différents. Typiquement, cette année, on a un ancien militaire de 49 ans dans la promo. Rien que discuter avec lui est intéressant parce qu’il a une expérience et une manière de voir les choses complètement différentes. On a aussi plusieurs étudiants internationaux, ce qui apporte une vraie ouverture d’esprit et permet de découvrir d’autres façons de fonctionner.
Ce que j’apprécie moins, c’est que certains cours sont parfois trop abstraits pour moi. J’ai un profil scientifique, donc j’aime bien quand les choses sont concrètes. Certains enseignements, comme l’operations management, sont intéressants, mais j’ai parfois du mal à voir immédiatement leur application. Ça manque un peu de concret et c’est ce qui peut me frustrer par moments.
Le programme correspond-il à ce que tu imaginais avant d’intégrer l’ESSEC ?
Oui, assez. Avant d’intégrer le programme, je m’étais beaucoup renseigné. J’avais contacté pas mal de personnes sur LinkedIn, regardé des vidéos et participé à plusieurs journées portes ouvertes. Je voulais être certain de choisir une formation qui me correspondait vraiment. Du coup, je n’ai pas eu de mauvaise surprise. Le programme correspond assez bien à ce que j’imaginais avant d’arriver à l’ESSEC.
Aujourd’hui, étant ambassadeur du programme, j’ai régulièrement des étudiants qui me contactent pour poser des questions. Je me rends compte que certains connaissent finalement très peu la formation et n’ont pas forcément fait beaucoup de recherches. C’est justement pour ça que je pense qu’il est important de bien se renseigner en amont pour savoir réellement dans quoi on s’engage.
Retour sur son parcours, ses expériences et ses perspectives
Avant d’intégrer ce MS, quelles étaient tes ambitions professionnelles ?
Je ne savais pas trop exactement. En sortant du lycée, je savais juste que j’avais un profil scientifique. Je n’avais pas de métier précis ni de secteur en tête avant de découvrir la logistique lors de mon stage. En revanche, je savais que je ne voulais pas faire de recherche, comme la moitié des étudiants à l’université. Une fois en master, c’était quasiment sûr que je voulais me spécialiser et vivre une autre expérience dans un autre domaine. Je pense qu’à moins d’avoir une vraie passion dès le départ, ce n’est pas facile de savoir exactement ce que l’on veut faire. Moi, je l’ai découvert au fur et à mesure de mes études et de mes expériences.
Tu es aujourd’hui en alternance chez Perenco en Vendor Management. En quoi cette mission complète-t-elle les enseignements du MS et quel est ton rôle au sein de l’entreprise ?
Mon alternance complète très bien les enseignements du MS parce qu’elle me permet de voir concrètement ce que j’apprends en cours. Beaucoup de notions qui peuvent paraître abstraites ou théoriques reviennent dans mon quotidien en entreprise. Par exemple, j’ai un cours sur la relation fournisseurs et c’est exactement ce que je fais dans mon travail. Même certains outils informatiques abordés en cours, je les ai retrouvés ensuite en entreprise. Venant d’un parcours scientifique, où je n’avais aucune connaissance de ces sujets, ça permet d’arriver beaucoup plus armé.
Aujourd’hui, je travaille en Vendor Management, c’est-à-dire en gestion de la relation fournisseurs. Mon rôle est de m’assurer que l’entreprise travaille avec des fournisseurs qui ne vont pas poser de problème, que ce soit sur les aspects financiers, juridiques ou de conformité. Nous réalisons des analyses, attribuons une notation et, si tout est conforme, les équipes peuvent ensuite travailler avec ces fournisseurs. Nous sommes finalement le premier maillon de la chaîne lorsqu’une entreprise souhaite collaborer avec un nouveau partenaire. Ce qui me plaît le plus, c’est qu’il n’y a pas vraiment de routine. Toutes les entreprises sont différentes, les problématiques aussi, et je travaille avec beaucoup de personnes au quotidien. J’aime cet aspect très transversal du poste.
Quelles compétences acquises dans tes précédentes études ou expériences te servent le plus aujourd’hui ?
Oui, typiquement ce que j’ai appris lors de mon stage en réglementation des entrepôts logistiques me sert encore aujourd’hui. Je ne travaille plus sur les mêmes sujets, mais je réutilise complètement la logique de la démarche, notamment sur tout ce qui touche au respect des réglementations, à l’analyse des risques ou encore aux audits. Au-delà des compétences techniques, je dirais aussi que la rigueur acquise pendant mes études scientifiques me sert beaucoup au quotidien. Enfin, mon stage de M2 m’aide forcément, puisque je l’ai réalisé dans l’entreprise où je travaille aujourd’hui. J’en connaissais déjà le fonctionnement, les équipes et certains processus, ce qui a facilité mon intégration. Malheureusement, je réutilise assez peu les connaissances de mes cours de chimie dans mon poste actuel.
Quels sont tes objectifs professionnels à l’issue du MS ?
À l’issue du MS, j’aimerais bien rester dans la même entreprise. Je sais que plusieurs anciens du programme avant moi sont partis en VIE et c’est quelque chose qui m’intéresserait aussi. Si l’opportunité se présente, ce serait une suite assez logique.
Le fait que le master soit très international me plaît beaucoup également. On a des cours en anglais et on aborde des problématiques qui ne sont pas propres à la France, mais qui sont vraiment à l’échelle mondiale. C’est particulièrement intéressant quand on travaille dans des entreprises ouvertes sur l’international et présentes un peu partout dans le monde.
Comment as-tu obtenu ce stage ?
J’ai simplement postulé à une offre sur LinkedIn. Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c’est qu’un ancien de mon master de chimie travaillait dans l’entreprise et avait vu passer mon CV. Il a alors poussé ma candidature pour que je puisse décrocher un entretien. Je l’ai découvert seulement quelques semaines plus tard, en le croisant lors d’une soirée. C’est lui qui m’a expliqué qu’il avait reconnu mon parcours et donné un coup de pouce à ma candidature. Au final, c’est donc un mix entre recherche personnelle et réseau, même si je ne l’avais pas contacté directement.
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Penses-tu que cette spécialisation représente une véritable plus-value sur le marché du travail ?
Je pense que c’est une grosse plus-value sur le marché du travail parce qu’on acquiert une double compétence. Dans mon cas, j’ai mon parcours scientifique d’un côté, et de l’autre les compétences en achats, supply chain et plus largement la vision école de commerce. Pour moi, c’est la plus grande force de cette formation. C’est encore plus pertinent quand on vient d’un parcours complètement différent. Quand on a déjà fait cinq ans d’école de commerce, cela permet de se spécialiser, mais lorsqu’on arrive de l’université ou d’une école d’ingénieurs, on ajoute une vraie corde à son arc. J’ai l’impression que c’est quelque chose que les entreprises recherchent et, en tout cas, j’ai la sensation d’avoir trouvé ma voie.
Il y a aussi le réseau alumni de l’ESSEC, qui est une vraie force. Le réseau est extrêmement développé, que ce soit au sein du mastère ou plus largement dans l’école. C’est forcément un atout pour la suite de sa carrière et une ressource que je pourrais activer si un jour j’en ai besoin.
Avec du recul, referais-tu le même choix de parcours ?
Oui. Je ne regrette pas du tout d’avoir fait ce parcours. Même si l’université est parfois moins cotée qu’une école d’ingénieurs, je ne regrette vraiment pas ce choix. Pour ma part, je trouve que quand on est bosseur, ça se voit, et qu’on l’est tout autant, voire parfois plus, que certains étudiants qui viennent d’écoles d’ingénieurs. Je suis très content de mon parcours. J’ai appris plein de choses et, même si aujourd’hui je fais complètement autre chose, je suis sûr que ça me servira toujours. Ça m’a permis de construire un profil dont je suis satisfait aujourd’hui.
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à intégrer un MS ?
Mon principal conseil, ce serait de bien se renseigner. Il faut vérifier que la formation correspond à ses attentes et regarder les débouchés. Aujourd’hui, c’est assez simple de se renseigner en regardant les profils des alumni sur LinkedIn, les postes qu’ils occupent et les parcours qu’ils ont suivis après le diplôme.
Ensuite, je dirais qu’il faut être motivé et ne pas hésiter à se lancer. Au final, un MS ne dure qu’un an et, dans tous les cas, c’est une expérience qui apporte quelque chose sur un CV, surtout lorsqu’on cherche à se réorienter ou à acquérir une double compétence.



