Défaite majeure de Donald Trump
Les élections américaines de mi-mandat (les midterms) du 3 novembre ont marqué un revers important : en effet, les démocrates ont remporté la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, mettant ainsi fin au contrôle républicain du Congrès. Ils ont notamment gagné plusieurs sièges traditionnellement républicains, dont un siège de sénateur au Texas, remporté par James Talarico (une première depuis 1988). Ces résultats reflètent notamment les préoccupations des électeurs concernant l’inflation, le coût de la vie et la politique étrangère américaine. Ces élections ont également été marquées par une diversification historique des profils élus, avec par exemple Abdul El-Sayed, premier sénateur musulman des États-Unis ou Aber Kawas première femme d’origine palestinienne élue au Sénat de l’État de New York.
Dans le programme : en anglais, cette actualité illustre les institutions américaines, les midterms et la polarisation politique. En HGGMC, elle permet d’étudier les transformations de la démocratie américaine.
Destitution du président paraguayen
Cette semaine, les autorités financières du Paraguay ont pris le contrôle de la banque Ueno Bank, bloquant l’accès aux économies de près de trois millions de clients. Cette décision a provoqué de nombreuses manifestations dans la capitale, où les épargnants réclament la restitution de leurs dépôts. De plus, accusé de manquements dans la gestion de cette crise, le président Santiago Peña a été destitué le 6 novembre par le Sénat, à l’unanimité des 44 membres présents. Le parquet a également demandé son arrestation dans le cadre d’une enquête pour abus de confiance présumé. Son vice-président, Pedro Alliana, lui a succédé et devra assurer la fin du mandat présidentiel jusqu’en août 2028.
Dans le programme : en ESH, cette actualité permet d’aborder les crises bancaires, la confiance dans les institutions financières et le rôle de la régulation bancaire. En espagnol, elle illustre les enjeux de corruption et de stabilité politique en Amérique latine.
La situation politique française se dégrade
Le 4 novembre, l’Assemblée nationale a rejeté en première lecture le projet de loi de finances pour 2027, après le rejet de sa partie consacrée aux recettes. Le principal désaccord porte sur les moyens de réduction du déficit public, tels que les hausses d’impôts et efforts budgétaires à réaliser : le gouvernement souhaitait le ramener à 5 % du PIB, mais les modifications proposées par les députés l’auraient fait grimper à 5,9 %.
Le lendemain, une nouvelle journée de grève a réuni 600 000 manifestants selon les autorités et plus de 1,6 million selon les syndicats. Le mouvement initialement porté par les lycéens a ainsi été rejoint par huit organisations syndicales : face à cette pression, Sébastien Lecornu a annoncé une conférence sociale réunissant syndicats et patronat la semaine prochaine.
Dans le programme : en ESH, cette actualité illustre les politiques budgétaires, la dette publique et les contraintes pesant sur l’intervention de l’État.
Le marché de l’intelligence artificielle plonge en Bourse
Les marchés financiers ont connu une forte chute cette semaine, suite à des inquiétudes concernant la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle. Le 5 novembre, l’indice technologique américain Nasdaq a perdu 5,5 %, tandis que le S&P 500 reculait de 4,4 %. Plusieurs géants du secteur ont été particulièrement touchés, tels que Nvidia qui a perdu 9,3 % de sa valeur, et AMD qui a perdu 17,3 %. Les investisseurs s’interrogent notamment sur l’avenir du développement coûteux des centres de données, dont le financement est rendu difficile à cause des taux d’intérêts élevés et continuera sûrement de l’être suite à la victoire des démocrates aux midterms américains (qui renforce les craintes d’un durcissement de la réglementation du secteur).
Dans le programme : en ESH, cette actualité illustre les bulles spéculatives, les marchés financiers et les cycles économiques.
Crise constitutionnelle en Pologne
La Pologne traverse une importante crise politique qui oppose le président nationaliste Karol Nawrocki au Premier ministre Donald Tusk. En effet, alors que Tusk cherche à réformer le Tribunal constitutionnel depuis 2023 en l’accusant d’avoir été politisé par le parti conservateur Droit et Justice (PiS), Nawrocki refuse de reconnaître plusieurs juges nommés par la majorité parlementaire. Le 3 novembre, huit magistrats ont tenté de reprendre le fonctionnement du tribunal, provoquant de nouvelles accusations entre les deux camps. Le président dénonce une prise de contrôle illégale de la justice, tandis que Tusk affirme vouloir rétablir l’État de droit.
Dans le programme : en HGGMC, cette actualité illustre les fragilités démocratiques, la séparation des pouvoirs et les enjeux de l’État de droit.
Une grève massive dans l’industrie textile au Bangladesh
Le Bangladesh connaît depuis le début du mois de novembre une importante vague de grèves dans son industrie textile, alors qu’elle est le pilier de son économie et de ses exportations. En effet, des dizaines de milliers d’ouvriers ont manifesté à Dacca et dans les zones industrielles voisines, et réclament une augmentation du salaire minimum mensuel à 30 000 takas, contre 12 500 auparavant, afin de compenser la hausse du coût de la vie. Le mouvement a entraîné la fermeture ou la perturbation de plusieurs centaines d’usines, dont plus de 200 lors des affrontements du 5 novembre. Les manifestations ont également été marquées par des blocages routiers et des affrontements avec les forces de l’ordre, faisant au moins 50 blessés.
Dans le programme : en ESH, cette actualité illustre la division internationale du travail, les chaînes de valeur mondiales et les inégalités salariales. En HGGMC, elle permet d’étudier l’intégration des pays émergents à la mondialisation et leurs dépendances économiques.









