Ce qu’un étudiant peut légitimement attendre d’une école de commerce Ce qu’un étudiant peut légitimement attendre d’une école de commerce
Au-delà de l’appellation, qu’est-ce qu’être étudiant en école de commerce et de management ? Que peut légitimement attendre un étudiant de ces hauts-lieux de... Ce qu’un étudiant peut légitimement attendre d’une école de commerce

Au-delà de l’appellation, qu’est-ce qu’être étudiant en école de commerce et de management ? Que peut légitimement attendre un étudiant de ces hauts-lieux de la formation managériale ? Quels sont les atouts avérés de ces institutions d’excellence ?

 

Une formation alliant enseignement théorique et enseignement opérationnel 

L’enseignement en école de commerce tranche avec l’enseignement de sa petite sœur la classe préparatoire puisqu’il s’y veut davantage axé sur les acceptions opérationnelles des différents services de l’entreprise. Une philosophie dont témoigne le corps professoral souvent composé de nombreux professionnels issus du secteur privé. A ce titre, il n’est d’ailleurs pas rare de rencontrer des professeurs eux-mêmes entrepreneurs.

Les brochures des écoles de commerce ne mentent donc pas à ce sujet. Ce sont bel et bien des établissements qui cultivent une proximité toujours plus étroite avec le monde des entreprises. En attestent également leurs « tableaux de chasse » où figurent de prestigieux partenariats, de L’Oréal à Total, en passant par BNP Paribas à PricewaterhouseCoopers. Des partenaires que l’on retrouve sur les campus des écoles, échangeant directement avec les étudiants sur leurs projets professionnels, leur prodiguant conseils et bons plans dans la construction de leur parcours professionnel, et plus étroitement encore, allant même jusqu’à recruter leurs prochains stagiaires dans les locaux mêmes des écoles. Une relation gagnant-gagnant donc.

L’ambition affichée des écoles est simple : rapprocher l’étudiant du monde des entreprises. Là où l’enseignement de la classe préparatoire semblait parfois s’éloigner des défis concrets de l’entreprise, l’enseignement – tant théorique qu’opérationnel  – de l’école se veut quant à lui en complète adéquation avec cette dernière, un enseignement qui se voit finalement concrétisé par le stage de fin de première année, souvent incontournable. Attention ici, bien que le stage de fin de première année ne soit pas des plus professionnalisant (n’étant d’une durée moyenne que de deux mois), ce sont davantage des acquis personnels qui seront renforcés, e.g. savoir-être.

 

D’étudiant à manager !

Finie l’époque de la prépa’ où tu pouvais passer toute une semaine de cours sans prendre la parole devant ta classe. Finie l’époque des prises de parole en comité restreint (cf colles). L’école de commerce a pour objectif, une fois ton précieux diplôme en main, ton compte LinkedIn affichant plus de 500 contacts et ton CV rempli de références reconnues, que tu sois un responsable d’entreprise capable de répondre à à peu près les les défis. Une énorme partie de cet apprentissage se fait justement au travers de prises de parole face à un auditoire. Une citation témoigne à merveille de l’intérêt de cet exercice : « ma popularité, ma joie de vivre et ma propre estime dépendent en grande partie de ma facilité à interagir avec les gens qui m’entourent » (tirée de How to Win Friends and Influence People, de Dale Carnegie). Peu importe le métier qu’un diplômé d’école de commerce sera amené à exercer, il aura pour prérogative d’être à même de s’exprimer verbalement avec une certaine aisance. L’intérêt donc des écoles est de préparer, dès les bancs de l’école, leurs futurs managers à ce qui se présente comme pesant d’un certain poids dans la vie d’un manager : les interactions verbales.

 

Ainsi, les étudiants seront-ils souvent encouragés par leurs professeurs à ne pas hésiter à prendre la parole, la conduite de projets de groupes en marketing, en management, ou en statistiques, constitueront également autant d’occasions pour l’étudiant d’affuter son sens du plaidoyer, de développer sa verve, et de maitriser à la perfection l’art du pourparlers.

Aux côtés de cette aisance orale, c’est également l’entièreté du spectre des qualités inhérentes à chaque étudiant qui sera étudié sous le regard aiguisé de professionnels du recrutement ou du conseil. Chacune des qualités qui sont celles de l’étudiant forment en effet son bagage, ses « soft skills », cet ensemble de qualités ayant leur source dans la personnalité de l’étudiant, et qui, souvent, font la différence lors d’un entretien de recrutement. L’école de commerce aura donc un rôle d’accompagnateur vis-à-vis de l’étudiant et se fera un plaisir de continuer la démarche introspective initiée à l’occasion des oraux d’admissions.

 

Enfin, c’est par la puissance de son réseau que l’école appuie les parcours de ses étudiants, en offrant des interactions privilégiées avec de nombreux professionnels très bien placés. Mais comme pour le développement de son aisance orale, c’est à l’étudiant de se donner les moyens d’utiliser convenablement la formation reçue pour en tirer un maximum de bénéfices. Si valider ses années et obtenir son diplôme se fait par tous très facilement, trop peu d’étudiants exploitent au maximum les possibilités offertes par leurs écoles.

Vous pourrez en juger par vous-mêmes !

Jérémie Marcé

21 ans, ancien préparationnaire, actuellement étudiant à Montpellier Business School. Intéressé par la politique, la philosophie et l'entrepreneuriat.