L’épreuve de géographie en khâgne A/L tronc commun peut s’avérer complexe à première vue. En effet, elle comporte plusieurs sous-épreuves : à la dissertation traditionnelle s’ajoutent les schémas et le fond de carte à compléter. Autant de difficultés qui peuvent sembler insurmontables en cinq heures. Pourtant, comme pour la majorité des épreuves, de l’entraînement et une méthodologie de la carte rigoureuse permettent de gagner des points précieux, voire de faire la différence avec les autres candidats.
Comment progresser en spécialité géographie
Le schéma : premier pilier de la méthodologie de la carte
Quel est le rôle du schéma ?
Pour la majorité des candidats, le schéma est une simple illustration. Mais c’est en réalité bien plus que cela. Le rôle du schéma est d’apporter un supplément à une copie. Il faut qu’il enrichisse la copie. En d’autres termes, il ne doit pas être le dessin d’un exemple ou d’un argument déjà développé. Il doit apporter une information qui n’a pas encore été mentionnée dans la copie. Ou bien clarifier une partie et/ou la synthétiser, dans le cas d’un schéma bilan. Ce n’est pas pour autant que le schéma doit devenir un dessein complexe. Il faut bien garder à l’esprit qu’une production graphique est une chose simple à réaliser, à comprendre, à retenir et à expliquer.
Un autre des objectifs du schéma est de gagner du temps. Cela peut sembler à première vue contre-intuitif. Toutefois, un schéma préparé à l’avance, autrement dit que tu auras appris par cœur, sera très utile. Il est plus rapide de reproduire un schéma que de développer un ou plusieurs exemples sur plusieurs lignes.
Quand et combien de schémas placer : règles de la méthodologie de la carte
Afin de respecter les critères précédemment évoqués, l’idéal est de réaliser un schéma à la suite d’un argument. Le mieux est d’utiliser le schéma en guise d’exemple, car cela permet de respecter les critères précédemment évoqués. Terminer une partie ou une sous-partie par un schéma bilan peut être une bonne idée. Cela permet d’amorcer une transition vers la suite, tout en clarifiant et en explicitant les exemples déjà donnés.
Les schémas sont récompensés par les correcteurs, à condition de ne pas en abuser. Multiplier les schémas n’est pas une bonne idée. La partie écrite doit rester la plus longue. C’est aussi la plus importante. Il ne faut pas oublier que les schémas ne sont pas obligatoires, contrairement à la dissertation. En général, il est recommandé de faire au maximum trois schémas, un par partie. Au-delà, le nombre de schémas commence à être beaucoup trop important et risque de te faire oublier l’essentiel. Il est préférable de réaliser un nombre de schémas identique pour chaque partie. Il est déconseillé de réaliser deux ou trois schémas dans une partie, puis aucun dans les autres. Cela déséquilibre la dissertation en plus de porter préjudice à la copie.
Où trouver des schémas à reproduire
Il est possible de créer tes propres schémas, c’est ce que nous allons voir après. Cependant, le plus simple reste d’apprendre et de reproduire des schémas déjà existants. Pour trouver ces schémas, tu peux faire confiance aux professeurs de géographie, qui en produiront probablement avec toi. Mais tu peux également prendre de l’avance en cherchant de ton côté. Les livres conseillés par l’ENS comptent parfois quelques schémas ou illustrations utiles à apprendre. De la même manière, les livres conseillés par les professeurs dans les bibliographies d’été ou de rentrée regorgent souvent d’illustrations. Les sites Internet, encyclopédies, atlas et autres ouvrages généraux seront aussi d’une grande aide.
Les règles de construction : méthodologie de la carte pour le schéma
Les points clés de la méthodologie de la carte
Un schéma doit constamment avoir un titre et une légende. Il est même conseillé de les souligner ou de les encadrer. Cela permet de les mettre en avant. Il est important de mentionner la source, si le schéma n’est pas une invention. Mais aussi de préciser l’échelle et l’orientation, si le schéma est la représentation d’un espace. Afin de donner de l’ordre dans sa copie, il est également conseillé de réaliser son schéma dans un cadre, ou plus simplement de l’encadrer après l’avoir terminé. Cela permet de le valoriser et de clarifier la copie.
Un schéma doit simplifier une chose complexe ou la synthétiser. En ce sens, il ne doit pas représenter plus de deux ou trois processus. En général, pour construire un schéma, il suffit de se poser trois questions. Quels sont les processus que je souhaite représenter ? Quelles sont les interactions entre ces processus ? Que produisent ces interactions ? Ces trois questions permettent de s’assurer que le schéma présente les causes, leurs interactions et leurs résultats, c’est-à-dire l’intégralité d’un processus.
Légende, couleurs et figurés : outils essentiels de la méthodologie de la carte
La légende se divise en parties appelées rubriques. Ces parties contiennent les figurés avec une explication de ce qu’ils représentent. Le mot légende doit apparaître clairement sous le schéma. La légende d’un schéma doit être concise : une ou deux parties suffisent en général.
Les couleurs doivent être comprises au premier coup d’œil. Par conséquent, elles doivent se compléter si elles indiquent une complémentarité, ou au contraire s’opposer nettement si elles indiquent une opposition. L’idéal est d’utiliser des couleurs vives, ou alors très foncées, pour accrocher l’œil du correcteur. Certaines couleurs sont associées par défaut à des éléments précis : le vert est lié aux espaces végétaux, le bleu aux espaces maritimes et fluviaux, le jaune aux espaces agricoles et à l’ensoleillement, et le violet aux espaces industriels. Si tu fais un schéma et que l’une de ces catégories doit être représentée, utilise la bonne couleur.
Les figurés d’un schéma sont toujours très simples : des formes géométriques faciles à réaliser, comme des triangles ou des cercles. Pour mettre en avant les interactions, il est utile d’utiliser des flèches ou des doubles flèches.
Comment compléter un fond de carte : la méthodologie de la carte en pratique
La méthodologie de la carte pour le fond de carte reprend les mêmes principes que le schéma. En premier lieu, un fond de carte doit avoir un titre mentionnant le principal phénomène représenté. Les couleurs symboliques doivent être respectées. L’orientation doit être mentionnée, et la source aussi si ce n’est pas une création. La légende doit apparaître clairement.
Construire la légende du fond de carte selon la méthodologie de la carte
Si tu pars de zéro pour réaliser ton fond de carte, il faut d’abord que tu choisisses le phénomène que tu souhaites mettre en avant. Une fois que cela est fait, écris au brouillon tout ce que tu connais par rapport à ce phénomène. Il faut ensuite ordonner en trois ou quatre grandes parties l’ensemble des informations mentionnées. Si certaines d’entre elles ne te semblent pas pertinentes, il faut les supprimer. Tu peux ensuite passer aux sous-parties, sans oublier que tu réalises une légende et pas une dissertation.
Les phénomènes les plus importants doivent être représentés avec les couleurs qui ressortent le plus sur la carte, comme le rouge, le jaune ou l’orange. Les phénomènes minoritaires peuvent être représentés avec du vert ou du bleu. Si tu comptes hachurer une partie, la hachure comme la couleur du dessous doit être visible.
Figurés et nomenclature : règles finales de la méthodologie de la carte
Les figurés doivent être choisis rigoureusement. Si un phénomène est présent sur une partie importante de la carte, il faut colorier la partie ou bien la hachurer (figuré de surface). Si tu souhaites indiquer un lieu précis, il faudra utiliser un figuré ponctuel. Tu peux aussi utiliser des figurés linéaires (lignes ou flèches) pour illustrer des dynamiques ou des flux. Il est aussi possible de faire varier la taille des figurés afin de mettre en avant des changements d’importance.
Les productions graphiques suivent des règles de nomenclature strictes. Les noms de lieux doivent toujours être écrits à l’horizontale, en bleu et en majuscules pour les mers et océans, en minuscules pour les fleuves. Les noms d’État doivent être écrits en noir et en majuscules ; les noms des régions, des villes et des ports s’écrivent en noir et en minuscules.
Conseils généraux pour réussir la carte ou le schéma
Il est inutile de se lancer dans la réalisation de dessins très complexes. En plus de faire perdre du temps, ils ont tendance à complexifier les productions graphiques. Une illustration doit apporter de la simplicité. Un schéma ne doit jamais prendre plus de 10 ou 12 minutes pour être réalisé. Passé ce délai, le schéma est sûrement trop riche.
Il est très important de réaliser des productions graphiques propres. Le coloriage doit être réalisé avec attention. Les traits doivent être tirés à la règle et les cercles faits au compas. Le titre et les titres de la légende doivent être soulignés. Il est nécessaire de ne pas abuser du correcteur dans les dessins, et dans le cas où la gomme est utilisée, attention à ne pas froisser ou déchirer ta page. Il est enfin très important de s’appliquer sur les noms de lieux pour qu’ils soient lisibles.
Te voilà maintenant prêt à dessiner ! Les schémas offrent des points faciles et font gagner du temps. Maîtriser la méthodologie de la carte est un atout décisif si tu souhaites performer en géographie A/L. Alors, n’oublie pas tes crayons de couleur et feutres fins, et bonne chance !
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