Chaque semaine, Major Prépa te propose un résumé de l’actualité internationale ! Bonne lecture !
Guerre en Ukraine
Cette semaine, les tensions entre l’Ukraine et les États-Unis ont atteint un point critique après la rencontre tendue entre les présidents des pays respectifs. En effet, Trump a décidé de suspendre l’aide militaire et le partage de renseignements avec Kiev, dans une tentative d’imposer un accord de paix. Cette pression vise à forcer l’Ukraine à accepter des concessions qui pourraient être favorables à la Russie. Cette situation pourrait rapidement affaiblir l’armée ukrainienne, dont une part significative de l’arsenal provient des États-Unis
Cela laisse alors l’Europe seule pour gérer la crise ukrainienne, alors que l’OTAN repose historiquement sur l’engagement américain. En réponse, les dirigeants européens, réunis à Londres, ont annoncé plusieurs initiatives, notamment une hausse des budgets militaires, un plan de cessez-le-feu porté par E. Macron et la mise en place d’une “coalition volontaire” de pays prêts à investir dans la défense de l’Ukraine, sous l’impulsion de K. Starmer.
Réarmement européen
Après l’annonce de la suspension de l’aide américaine à l’Ukraine, l’Union européenne a validé son plan “ReArm Europe” de 800 milliards d’euros pour renforcer sa défense.
Le financement repose sur plusieurs leviers : des emprunts (150 milliards en prêts aux États membres), des capitaux privés via une Union de l’épargne et de l’investissement, des fonds européens réorientés vers la défense, et une incitation aux États à augmenter leurs propres budgets militaires. En parallèle, les dépenses liées à la défense seront exclues du calcul du déficit public, offrant ainsi plus de flexibilité budgétaire aux gouvernements.
Ce plan vise à pallier le désengagement américain, mais l’Europe reste loin derrière les États-Unis, qui ont consacré 883 milliards de dollars à la défense en 2024. La France, de son côté, ambitionne d’augmenter son budget militaire à 3-3,5 % du PIB, mais doit encore définir son mode de financement.
Tensions Israël – Gaza
Israël a annoncé l’arrêt immédiat de l’entrée des marchandises et de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, exerçant une pression sur le Hamas pour prolonger le cessez-le-feu. Cette décision risque d’aggraver la situation humanitaire et complique les négociations sur la libération des otages israéliens encore détenus.
En effet, Israël avait proposé une trêve de sept semaines en échange de la libération de la moitié des otages vivants et des dépouilles de la moitié des otages décédés. Toutefois, le Hamas a rejeté l’offre, qualifiant l’arrêt de l’aide de « chantage », mais s’est dit prêt à poursuivre les discussions.
Parallèlement, les deux camps se préparent à une reprise des hostilités en cas d’échec des négociations. Le Hamas fabrique des explosifs et recrute de nouveaux combattants, tandis qu’Israël annonce un plan pour une nouvelle offensive de grande ampleur à Gaza. Sur place, les habitants subissent déjà l’arrêt de l’aide, entraînant une flambée des prix des denrées essentielles.
Elections canadiennes
Le Parti libéral du Canada a élu Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre comme nouveau chef. Celui-ci a remporté l’élection interne avec 85,9 % des voix parmi plus de 150 000 membres du parti. Lors de son discours de victoire, il a fermement rejeté les menaces d’annexion proférées par Donald Trump, affirmant que le Canada resterait souverain et prêt à défendre son indépendance.
Revirement économique en Allemagne
Le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, a créé la surprise en annonçant un assouplissement du frein à la dette pour financer la défense et relancer l’économie. Cette décision marque un tournant historique, car cette règle budgétaire est inscrite dans la Constitution depuis 2009.
Ce revirement trahit la promesse de rigueur budgétaire de Merz durant sa campagne: en effet, il prévoit désormais d’investir plusieurs centaines de milliards d’euros sur dix ans pour moderniser l’armée et soutenir l’économie allemande.
Ariane 6
Le lancement de la fusée européenne Ariane 6 a été une nouvelle fois reporté en raison d’une “anomalie au sol”, sans qu’une nouvelle date ne soit communiquée. Ce vol était crucial, tant sur le plan technique que politique, puisqu’il devait placer en orbite le satellite espion français CSO-3, destiné à renforcer les capacités de surveillance militaire de la France.
Il s’agissait du deuxième vol d’Ariane 6, après un premier lancement en juillet dernier. Ce programme s’inscrit dans une coopération européenne d’envergure, avec un budget dépassant les 2 milliards d’euros sur 10 ans. L’objectif est d’assurer l’autonomie spatiale de l’Europe, alors que les satellites militaires français étaient autrefois lancés par le lanceur russe Soyouz, avant la guerre en Ukraine.
Cependant, Ariane 6 accuse déjà quatre ans de retard, tandis que SpaceX domine le marché avec ses lanceurs réutilisables Falcon 9. Pour être viable, Ariane 6 devra réaliser au moins six lancements par an. À ce jour, 31 missions sont prévues en 2024, contre 180 pour Falcon 9 en 2025, mettant en évidence la concurrence intense dans le secteur spatial.
M23 en RDC
Depuis plusieurs semaines, le groupe armé M23 progresse rapidement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), malgré la présence d’une armée nationale comptant entre 100 000 et 200 000 soldats. En théorie, ces forces devraient pouvoir contenir la menace, mais elles subissent défaite après défaite.
Selon l’ONU, le M23 bénéficie du soutien du Rwanda, ce qui lui confère un avantage stratégique. Ce climat d’instabilité s’explique en partie par l’héritage du passé colonial et des décennies de gouvernance fragile, marquées par des dirigeants parfois inefficaces ou opportunistes.









