C’est la rentrée ! Comme les années précédentes, Major Prépa te propose un résumé de l’actualité internationale chaque semaine. Bonne lecture !
Un avenir climatique incertain
Le 2 septembre, le Programme des Nations unies pour l’environnement a publié un rapport intitulé Limiting Overshoot affirmant officiellement l’impossibilité de maintenir le réchauffement climatique sous le seuil des 1,5°C fixé par l’Accord de Paris en 2015. On ne parle plus d’éviter ce seuil, mais de le “limiter” et de le “gérer”. En effet, en 2026, la planète se situe déjà à environ 1,4°C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels, et l’OMM estime à 70 % la probabilité que la moyenne sur cinq ans dépasse 1,5°C avant 2030. Ce constat s’est matérialisé très rapidement en France, étant donné que la ministre de la Transition écologique a officiellement déclaré que l’été 2026 avait été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900.
En ESH, ce rapport renvoie aux biens communs mondiaux, les défaillances de marché et les externalités négatives, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance face aux problèmes globaux. En HGG, il s’intègre dans les thématiques sur le développement durable et les inégalités face au changement climatique.
Catastrophe glaciaire au népal
Le 26 août, une coulée de boue dévastatrice a frappé la frontière entre le Népal et la Chine, emportant plusieurs villages de la vallée de la Trishuli dans le district de Nuwakot. Le bilan s’est rapidement alourdi avec 160 morts recensés dans les premières heures avant d’atteindre 547 morts et 977 disparus au Népal. Xi Jinping lui-même a réagi depuis Pékin, ordonnant la mobilisation de tous les moyens disponibles. Du côté népalais, le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale dans les districts touchés et sollicité une aide internationale d’urgence. Enfin, les autorités ont confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un séisme tectonique mais d’un glissement de neige et de roches, probablement aggravé par la fonte glaciaire liée au changement climatique.
Ce sujet renvoie en HGG aux chapitres sur les risques naturels et leur gestion dans les pays en développement, ainsi qu’aux inégalités face aux catastrophes. En ESH, il peut être mobilisé pour traiter des externalités négatives du changement climatique et des défis du développement soutenable dans les pays à faibles revenus.
Accord pétrolier Etats-Unis – Venezuela
Sept mois après la capture de Nicolas Maduro, les Etats-Unis et le Venezuela ont annoncé avoir conclu un accord pétrolier que Trump a qualifié de “plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale”. Ainsi, son pays prend le contrôle majoritaire de 65 milliards de barils de réserves pétrolières vénézuéliennes prouvées, soit environ un cinquième des réserves totales du pays qui dispose des plus importantes au monde. L’accord, signé pour 25 ans, prévoit plus de 100 milliards de dollars d’investissements privés, dont une expansion massive du géant pétrolier Chevron. Caracas percevra environ 19 dollars par baril produit, et l’accord générerait selon Delcy Rodriguez, présidente par intérim, plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État vénézuélien. Trump espère que cet afflux de pétrole contribuera à faire baisser les prix de l’essence américaine.
En ESH, ce sujet renvoie aux ressources naturelles et leur rôle dans les relations économiques internationales et la mondialisation. En HGG, il renvoie à la géopolitique de l’Amérique latine, aux stratégies de puissance américaine et aux enjeux de sécurité énergétique mondiale.
Conflits Iran – Etats-Unis
Le 2 septembre, les Etats-Unis a lancé une série de bombardements pour contrer une tentative iranienne de minage du détroit d’Ormuz, après que deux pétroliers ont heurté des mines. Ces frappes ont fait 19 morts en Iran en deux nuits, ce qui a amené le gouvernement iranien à dénoncer un “crime de guerre”. Suite à cela, une attaque coordonnée a été réalisée contre des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie, en Irak et aux Emirats arabes unis. Trump a alors averti l’Iran être prêt à frapper de nouveau “à tout moment”. Pour rappel, le flux pétrolier dans le détroit d’Ormuz a chuté de 21 à 14 millions de barils par jour depuis le début du conflit, avec un baril oscillant autour de 87 dollars.
En ESH, ce sujet renvoie au rôle des ressources naturelles dans les relations internationales et la question de la sécurité énergétique mondiale. En HGG, il illustre les dynamiques de puissance au Moyen-Orient et les reconfigurations de l’ordre international sous Trump.
Adoption d’une nouvelle carte du monde
Le 4 septembre, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à 164 voix pour et une seule contre (les Etats-Unis), une résolution encourageant gouvernements, établissements scolaires et grandes entreprises à abandonner la projection Mercator au profit de représentations plus fidèles aux proportions réelles des continents. Ce texte, porté par l’Union africaine et les Bahamas, met en lumière un biais géographique vieux de cinq siècles : conçue en 1569 par le cartographe Gerardus Mercator pour faciliter la navigation maritime, cette projection agrandit les terres proches des pôles, rendant par exemple le Groenland aussi grand que l’Afrique sur les cartes, alors que l’Afrique est en réalité quatorze fois plus grande. Cette distorsion peut ainsi avoir des conséquences idéologiques profondes, contribuant à une représentation eurocentrée du monde.
Ce sujet est particulièrement riche en HGG : il renvoie à la représentation du monde, la cartographie comme outil politique, et les rapports Nord-Sud. Il peut alimenter des dissertations sur l’analyse des héritages coloniaux dans la construction des normes internationales. En langues, il offre un angle de réflexion sur les représentations culturelles et les biais cognitifs liés aux normes occidentales.
El Niño
Le 25 août, le Panama et le Salvador ont simultanément déclaré l’état d’urgence face aux effets d’un phénomène El Niño annoncé comme record. En effet, ces pays se situent dans le “couloir sec” d’Amérique centrale, qui est une bande aride vulnérable aux extrêmes climatiques. Au Panama, la sécheresse a déjà contraint à réduire le trafic du canal, alors que le commerce mondial en dépend énormément. Au Salvador, ce phénomène devrait faire baisser les premières récoltes de céréales d’environ 20 %, alors que le pays a déjà enregistré 14 records de température en août. Suite à cela, le Programme alimentaire mondial des Nations unies estime que l’Amérique centrale sera probablement la région du monde la plus touchée en termes d’augmentation relative de l’insécurité alimentaire.
En HGG, ce sujet renvoie à la question des espaces vulnérables et marginalisés dans la mondialisation. En ESH, il illustre les enjeux de la soutenabilité de la croissance, ainsi que le rôle des organisations internationales face aux crises.








