En 2021, ESCP Business School avait marqué les esprits en devenant la première école de management à rendre sa scolarité entièrement gratuite pour les étudiants boursiers des échelons 4 à 7. Quatre ans plus tard, et alors que les frais de scolarité ont augmenté de 25% entre temps, l’école franchit un nouveau cap en renforçant considérablement son système de bourses pour les primo-entrants issus de classe préparatoire à partir de 2026.

Les bourses ESCP pour 2026

À partir de 2026, ESCP annonce :

  • 20 % de bourse ESCP pour les boursiers à l’échelon 0 bis (contre 10 % aujourd’hui)
  • 50 % de bourse ESCP pour l’échelon 1 (contre 20 % actuellement)
  • 100 % de gratuité des frais de scolarité pour les échelons 2 à 7. Jusqu’à présent, c’était 30 % pour l’échelon 2, 40 % pour l’échelon 3, et la gratuité totale uniquement pour les échelons 4 à 7.

À cela s’ajoute la création d’un échelon 0, effectif depuis l’an passé, destiné aux étudiants de la classe moyenne. Les bourses y sont attribuées sous condition de ressources, pour ceux qui ne sont pas boursiers CROUS mais pour qui la scolarité reste un vrai sujet de tension financière.

ESCP reste l’école la plus engagée sur la réduction des frais de scolarité

Alors que les deux autres “Parisiennes” viennent d’annoncer à leur tour la gratuité de la scolarité pour les boursiers d’échelons 4 à 7, ESCP demeure à l’initiative et passe ainsi un message à la forte portée symbolique : les étudiants issus de conditions modestes ne doivent pas être empêchés de suivre leur scolarité à l’école. Cette réforme prend également en compte explicitement la classe moyenne, souvent coincée entre deux mondes : « trop riche » pour être pleinement aidée, « trop pauvre » pour assumer sereinement un emprunt qui s’élève généralement à plus de 70 000€ euros et qui pèse lourd sur le pouvoir d’achat des jeunes diplômés. Pour beaucoup d’étudiants concernés, cette contrainte induit un choix par défaut, celui de rejoindre les secteurs les plus rémunérateurs (finance, conseil) pour rembourser au plus vite leur emprunt, parfois au détriment de leurs aspirations initiales.