Major Prépa > Grandes Écoles > Écoles de commerce > L’ESSEC rend gratuit son PGE pour les boursiers des échelons 4 à 7
De nombreuses Grandes Écoles s’efforcent aujourd’hui de rendre leurs formations plus accessibles. L’un des principaux leviers utilisés pour favoriser l’inclusion est l’attribution de bourses aux étudiants bénéficiaires sur critères sociaux (BCS). Parmi les « trois parisiennes », l’ESSEC vient d’annoncer la gratuité de son PGE dès la rentrée scolaire 2026 pour les étudiants boursiers du CROUS des échelons 4 à 7. Une initiative prometteuse en matière d’égalité des chances au sein des Grandes Écoles.
Répondre au défi des frais des scolarité
Les frais de scolarité des écoles de commerce ont désormais franchi la barre des 70 000€. Les étudiants rentrés à HEC en septembre 2025 devront précisément s’acquitter de 71 750€. Depuis la création de Major Prépa, de nombreux étudiants (nous) ont témoigné du défi financier considérable que représente l’entrée dans une Grande École de commerce – un sujet dont il faut prendre conscience avant même la prépa.
L’augmentation des frais touche de façon générale les Grandes Écoles de commerce depuis plusieurs années. Parallèlement, celles-ci mettent en place des mesures progressives pour adapter leurs exigences financières aux ressources des étudiants. Chez Major Prépa, nous publions depuis deux ans le Guide de l’ouverture sociale des Grandes Écoles, qui recense les dispositifs mis en place par 22 de ces écoles.
Interrogée par Major Prépa au sujet des dispositifs d’ouverture sociale des Grandes Écoles, Alice Guilhon, ex-présidente de la CDEFM, explique : « Les écoles de la CDEFM traitent ces sujets avec le plus grand sérieux et, je le répète, nous ne serions ni visés [c’est-à-dire bénéficiaire d’un visa], ni gradés, si nous étions incapables de montrer les résultats de ces politiques d’ouverture sociale. »
ESSEC : un pas de plus vers l’égalité des chances
Jusqu’à maintenant, l’ESSEC – comme la plupart des écoles, proposait une exonération progressive mais non totale des frais de son PGE en fonction des échelons des boursiers CROUS.
La répartition, avec une moyenne de rabattement sur 3 ans (hors 2 550€ de frais d’inscription et cotisations), s’étendait donc de 20% pour l’échelon 0 bis, à 87% pour l’échelon 7. Désormais, à partir de la rentrée scolaire 2026, l’ESSEC appliquera une exonération de 100% des frais de scolarité pour les boursiers du CROUS des échelons 4 à 7. Reste à savoir quelles seront les conséquences de cette mesure sur le pourcentage d’exonération des étudiants des échelons 0 bis à 3.
D’autres dispositifs existent pour alléger le poids financier des études au sein de l’ESSEC. Plusieurs bourses internes et/ou partenaires sont dédiés aux étudiants en situation sociale-économique précaire, y compris certains non boursiers du CROUS. Il est également possible de contracter un prêt à taux 0 auprès de la Fondation Infinite ou de banques partenaires. D’autres mesures complémentaires peuvent aussi apporter un soutien à la mobilité (locale ou internationale), au logement, à l’insertion professionnelle ou encore ou encore accompagner des situations spécifiques, comme le handicap.
Tout comme la plupart des Grandes Écoles de commerce, l’ESSEC propose également à ses étudiants de suivre une partie de leur scolarité en apprentissage, un moyen privilégié non seulement pour se professionnaliser, mais aussi pour rembourser rapidement une partie des frais de scolarité, et gagner en autonomie dans ses projets pendant et après l’école.
Si le sujet t’intéresse : Frais de scolarité : « Aucun étudiant ne devrait se dire qu’il n’a pas les moyens d’aller en école de commerce »
Grandes écoles et prépas : progrès et défis
Selon une étude menée par le MESR (Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche), environ 40 % des 662 000 étudiants bénéficiaires d’une bourse sur critères sociaux pour l’année 2024-2025 se situent aux échelons 4 à 7. Cette nouvelle mesure de l’ESSEC constitue donc un argument important pour de nombreux étudiants, qui, sans garantie de soutien financier, peuvent autrement renoncer à l’idée d’intégrer une Grande École de commerce.
Si l’on se place dans un perspective de long terme, l’ouverture sociale des Grandes Écoles doit commencer dès la prépa. Selon la même étude, les établissements publics accueillent depuis plusieurs années deux fois plus de boursiers sur critères sociaux que les établissements privés (39 % contre 19 %).
Si la progression est réelle, le chemin est encore pour long les prépas et les Grandes Écoles de commerce, non seulement sur le plan économique, mais également en matière d’équité des genres, et de diversité des origines géographiques (un défi auquel se confronte également Parcoursup).
Regarde le témoignage inspirant de Sevastyan, passé de la “dernière” prépa de France à HEC Paris




