Major Prépa > Grandes Écoles > Interview : Louise la présidente de la Junior-Entreprise de GEM
Tu t’intéresses à l’univers des Junior-Entreprises ? Découvre l’interview de Louise, présidente de GEM Junior Conseil, la J.E. de GEM Alpine Business School. Petit rappel : une Junior-Entreprise est une association loi 1901 à but non lucratif et à vocation pédagogique, qui s’apparente à un cabinet de conseil. L’objectif est d’appliquer les enseignements suivis au sein de ton école à des missions concrètes et réelles, à travers des études réalisées pour des clients (notamment des enquêtes de satisfaction, des benchmarks ou encore des études de marché).
Le parcours de Louise, présidente de GEM Junior Conseil
Peux-tu te présenter (prépa, filière, parcours) ?
Je m’appelle Louise Hété. J’ai fait un bac général maths et SES. Ensuite, je suis rentrée en classe préparatoire ECG voie maths appliquées – HGG à Brest, au lycée Kérichen. Je suis aujourd’hui à GEM en L3 parcours PGE English Track.
J’ai intégré GEM Junior Conseil et je me suis dit : « j’ai envie de m’engager davantage, de donner de ma personne pour tout ce que cette association m’a apporté », d’autant plus quand j’ai appris qu’il n’y avait pas eu de femme à la présidence depuis 2010. Aujourd’hui, je suis présidente et j’en suis particulièrement fière.
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Comment as-tu découvert la Junior-Entreprise de l’école ?
Pendant les oraux des écoles de commerce, je cherchais une ligne directrice, un métier idéal et je me suis intéressée au conseil. Je voulais un parcours cohérent, qui puisse à la fois plaire aux recruteurs et correspondre à mes aspirations. À ce moment-là, je cherchais une association en adéquation avec mes ambitions académiques et avec le discours que j’allais porter durant les entretiens. C’est comme ça que j’ai découvert la Junior-Entreprise.
Tout savoir sur les Junior-Entreprises
Les Junior-Entreprises sont encadrées par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises : qu’est-ce que ça implique concrètement ?
Ça implique qu’on fonctionne comme un véritable cabinet de conseil. On a des audits tous les ans, notamment sur la trésorerie, la gestion des consultants et le management. Des études réalisées dans l’année sont choisies aléatoirement au moment de l’audit. On vérifie par exemple que les échanges sont conformes et qu’on a bien suivi la déontologie de la Junior-Entreprise.
À la fin de l’audit, il peut y avoir des axes d’amélioration et/ou des sanctions. Si ce n’est vraiment pas conforme, on peut perdre le label de Junior-Entreprise et on doit faire des démarches pour le récupérer.
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Peux-tu nous présenter la Junior-Entreprise de GEM et expliquer comment elle est structurée en interne ?
GEM Junior Conseil a été créée en 1984. Elle est spécialisée dans le marketing : on fait beaucoup d’études de marché, de la qualité de vie au travail et d’enquêtes de satisfaction. C’est ce qu’on vend le plus.
En interne, on a des prestations dans plusieurs secteurs du conseil :
- en stratégie : études de marché, benchmarks et veilles concurrentielles ;
- en entrepreneuriat : études de positionnement, d’implantation et plans de communication ;
- en RSE : chartes RSE, matrices de matérialité et études de la qualité de vie au travail (QVT) ;
- en évaluation de la performance : études client mystère, de notoriété et de satisfaction
Quel est ton rôle dans la J.E. de GEM ? Quel niveau de responsabilité as-tu dans les projets ?
Je suis présidente de GEM Junior Conseil, donc je fais partie du petit bureau. Dans notre association, on a quatre pôles : commercial, logistique événementielle, communication – marketing digital et audit qualité trésorerie (AQT).
Aujourd’hui, mon rôle est de cadrer l’organisation au sein de la Junior-Entreprise, gérer une équipe de 50 personnes, représenter l’association, gérer les partenaires, organiser des événements et poser un cadre.
Le quotidien au sein d’une Junior-Entreprise
Concrètement, comment se déroule une mission, du premier contact avec le client jusqu’au livrable final ? (qu’est-ce qu’on y fait)
On a un premier rendez-vous, le « rendez-vous de cadrage », qui permet de cerner les besoins du client, comprendre ses attentes et voir comment et par quels moyens on peut y répondre.
Ensuite, on présente la proposition de mission commerciale adaptée, qui recense ses besoins. Si ça lui convient, il signe et on lance l’étude. Sinon, on peut faire des modifications, notamment au niveau du budget et des étapes de l’étude.
L’étude commence, on rend le rapport final et on le présente au client. S’il ne lui convient pas, on peut encore le modifier. À la fin, on a mis en place des questionnaires de satisfaction pour voir les points forts et les points faibles du déroulé de l’étude et s’améliorer.
Qui vous accompagne, vous forme ? Et qu’est-ce qu’on y apprend ?
On est accompagnés par des partenaires comme PwC, Quinze, Mantu et Wavestone : ce sont des formations générales avec toute l’association. Elles peuvent porter sur la prospection client, la législation ou les appels d’offres publics par exemple.
Sinon, il y a des formations en interne, en fonction du rôle et du pôle où tu es, avec la personne ayant occupé la fonction l’année précédente. Pour les trésoriers et les comptables, ça commence plus tôt et c’est une formation plus longue.
Cette année, on a aussi mis en place des books de passation, car il y a un turn-over assez important. Ça permet de faire attention aux erreurs faites dans le passé, aux risques, et de capitaliser dessus.
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Quel est l’impact réel de vos missions pour les entreprises clientes ? As-tu un exemple marquant ?
Ça fait 8 ans qu’on travaille avec L’Oréal et on a audité plus de 300 pharmacies depuis. On réalise du conseil en marketing et on apporte une aide pour qu’ils s’améliorent en interne via des questionnaires clients. À chaque fin d’étude, on émet des recommandations sur les axes les plus pertinents.
Même si on est une association étudiante, on est suivis par des partenaires. Notre avantage, et ce qui nous rend crédibles, c’est notre attractivité, avec un même gage de qualité.
La Junior-Entreprise comme tremplin vers le monde professionnel
En quoi l’expérience en Junior-Entreprise constitue-t-elle un levier de professionnalisation pour les étudiants ? En quoi c’est différent d’un stage ?
Premièrement, la durée : quand tu travailles avec des clients, c’est sur une période assez longue, ce qui permet de développer des compétences nécessaires. En stage, tu es davantage formé sur le tas, c’est différent.
Deuxièmement, la flexibilité : c’est un cadre formateur, tu peux te tromper, ça n’engage pas la même responsabilité, même si tu restes responsable.
Troisièmement, tu as un pied dans l’école et un pied dans le monde du travail. Ça permet de savoir si ça te plaît, de développer ton éloquence (parce que tu passes ton temps à discuter avec des clients), ta posture client et ta capacité à gérer des projets concrets. C’est différent d’un stage car on gagne progressivement en responsabilité.
Le processus de recrutement est-il sélectif ? Comment s’y préparer ?
Le processus de recrutement, chez nous, c’est un premier entretien individuel avec une étude de cas à présenter, puis un deuxième en groupe avec une étude de marché à réaliser en une heure, suivie d’une présentation sous forme de PowerPoint à toute l’association. Ça permet de voir comment tu travailles en groupe et comment tu interagis avec les autres.
Oui, c’est sélectif : cette année, il y avait plus de 90 demandes et 28 personnes ont été retenues. Pour s’y préparer, il faut bien se renseigner sur la Junior-Entreprise, comprendre ce que c’est, comment elle intervient, connaître la plaquette commerciale, et montrer une posture professionnelle.
Quel profil pour entrer dans une J.E. ? Et comment savoir si c’est fait pour moi ?
À GEM, on recherche une double casquette professionnelle et humaine. Il faut être sérieux, montrer que tu sais répondre à l’étude de cas et que tu as compris les enjeux de la Junior-Entreprise. L’éloquence compte beaucoup, car nous sommes en contact direct avec des clients.
La J.E. est faite pour toi si tu as envie d’être stimulé, d’être en relation avec des clients, d’en apprendre davantage sur le monde du conseil, d’être professionnalisé et de faire partie d’une famille.




