latin

Dès la rentrée en prépa A/L, tu seras directement plongé(e) dans les cours et, pour certains, une nouvelle matière s’ajoutera à l’emploi du temps : le latin. Contrairement aux croyances, cette langue n’est pas morte, bien au contraire. Elle demande donc beaucoup d’implication, surtout pour les débutants. De l’histoire à la grammaire, en passant par la civilisation, tu auras beaucoup à apprendre. D’autant plus qu’il faut que cet apprentissage soit aussi profond et précis que possible. Ne t’inquiète pas, cet article est fait pour que tu puisses découvrir les bases de l’histoire de Rome en quelques minutes seulement !

À noter que nous laissons volontairement des points moins développés par souci de lisibilité de l’article. Ainsi, nous t’encourageons à approfondir les points que tu veux davantage travailler et pour lesquels il est important d’avoir une base historique solide. Cela te servira fortement pendant tes versions pour mieux comprendre les références d’auteurs ou pendant tes khôlles pour introduire le texte et alimenter ton commentaire.

Les origines de Rome 

La fondation

D’après la légende racontée par Virgile (Ier siècle av. J.-C.) dans Énéide, Énée fuit Troie prise par les Grecs et, après de longues aventures, débarque dans le Latium, une petite plaine d’Italie centrale drainée par le Tibre, et fonde Rome. 

Tite-Live, quant à lui, dans Histoire romaine, raconte la légende des lointains descendants d’Énée : les jumeaux Romulus et Rémus. Abandonnés dans un berceau sur le Tibre, ils s’échouent au pied de la colline du Palatin et sont retrouvés par une louve qui les nourrit. En 753 av. J.-C., une fois devenus adultes, ils se disputent l’honneur de fonder une nouvelle ville et, après le célèbre épisode des vautours et une dispute meurtrière, Romulus tue son frère et fonde Rome. Pour peupler sa ville nouvelle, Romulus, qui lui donna son nom, fit enlever les filles des Sapins (un peuple voisin), ce qui créera quelques tensions.

La démographie

Au VIIIe siècle, le Latium est occupé par plusieurs peuples italiotes, car le Tibre permet un commerce prospère, les terres agricoles sont florissantes et la situation géographique au centre de l’Italie est idéale. Rome est entourée de cinq collines, toutes chargées de leur symbole et de leur rôle bien définis dans la culture romaine. 

  • Palatin : colline mythique où Romulus fonda Rome après avoir tué Rémus, symbole de l’origine et du pouvoir impérial.
  • Capitole : cœur religieux et politique de la cité, symbole de la puissance et de l’autorité romaine.
  • Aventin : symbole du peuple romain et des revendications politiques et lieu de retranchement lors des sécessions.
  • Esquilin : vaste colline résidentielle, symbole de l’expansion urbaine et de la diversité sociale.
  • Quirinal : colline à forte dimension politique et militaire, liée aux origines sabines et au mythe des vautours lors de l’augure.

 

Au VIIe siècle, les Étrusques, qui occupaient le nord de l’Italie, s’emparent du Latium. Ils aménagent Rome en asséchant les bas-fonds marécageux pour fonder une grande place centrale : le Forum. Située au pied du Palatin, cette place sert de marché et de centre politique et religieux à la ville. 

Au VIe siècle, le tyran étrusque Tarquin est chassé par les Romains et la République naît. Du latin res publica – la chose publique –, la République latine est un État sans roi dans lequel une partie de la population détient le pouvoir politique. 

La ville

Rome est un écosystème qui a inspiré l’aménagement de toutes les villes modernes, notamment par son organisation et la création de bâtiments délégués à plusieurs pôles. Parmi ceux-ci, nous retrouvons les bâtiments politiques avec le comitium, la curie, la place des comices et les rostres. Les bâtiments religieux avec les temples (Vesta, Saturne, Castor et Pollux) et la voie sacrée. Et les bâtiments dédiés à la justice, comme les tribunaux et les basiliques.

L’histoire de Rome 

La République romaine

Elle est divisée en plusieurs groupes sociaux, les principaux sont les patriciens (riches, propriétaires d’immenses domaines familiaux, puissants et souvent dans l’armée), les plébéiens (se battent au fil des siècles pour obtenir des droits politiques), les esclaves (ne sont pas libres), les soldats (issus de familles riches) et les étrangers (sans droits). 

Au IIIe siècle, pour être citoyen romain, il faut être un homme né libre d’un père citoyen romain ou ayant reçu le droit de cité. Ces derniers se réunissent dans des assemblées, nommées comices, pour voter les lois et les magistrats pour les plus riches. Comme tu as pu le comprendre, la République romaine est un régime oligarchique : seuls les plus riches votent vraiment et peuvent être élus. 

En effet, pour être élus, les candidats mènent des campagnes électorales coûteuses en délivrant des discours au Forum, en se montrant, en faisant des promesses, en offrant de somptueux banquets et en participant aux financements des guerres. Même les citoyens eux-mêmes sont classés entre différentes catégories socioéconomiques en fonction de leur patrimoine. Par exemple, les jours de vote, les citoyens sont parqués dans des enclos selon leur fortune et les plus riches votent en premier. 

Les conquêtes romaines

Dès le début de la République, les Romains se battent contre les peuples voisins et font la conquête du centre et du sud du Latium. Les guerres marquent l’histoire de Rome et rythment la vie de ses citoyens à cause des nombreuses et grandes conquêtes. L’armée fut d’ailleurs l’un des éléments majeurs de sa puissance et de sa gloire grâce à sa discipline très stricte, son organisation méticuleuse, ses stratégies légendaires et ses ovations spectaculaires, notamment sous César. 

  • Les Guerres puniques (264-146 av. J.-C.) sont une série de trois guerres extrêmement longues et importantes opposant les Romains aux Carthaginois qui se disputaient la domination de la Méditerranée. 
  • Première guerre (264-241 av. J.-C.) : Rome remporte la Sicile, la Sardaigne et la Corse, grâce au développement de sa flotte navale. 
  • Deuxième guerre (218-201 av. J.-C.) : Rome remporte l’Espagne malgré la très célèbre traversée des Alpes par Hannibal et ses éléphants.
  • Troisième guerre (149-146 av. J.-C.) : Rome remporte Carthage (en Tunisie actuelle) dans une bataille sanglante et traumatisante où les citoyens sont rendus à l’esclavage et la ville brûlée. On raconte également que les Romains auraient souillé les terres agricoles de sel pour les rendre stériles et empêcher la ville de renaître.

 

La conquête de la Gaule par Jules César contre Vercingétorix en 52 av. J.-C. à Alésia (Bourgogne actuelle) est également un épisode très marquant. Mais, par souci de concision, nous te laissons te renseigner sur cet affrontement. 

La fin de la République

À Rome, les richesses sont considérables grâce aux provinces conquises qui rapportent du butin lors de la victoire et des impôts lors de la mise sous tutelle. De plus, après la conquête de l’Orient grec, l’influence grecque se renforce, marquant alors la religion et l’architecture, mais aussi la vie politique. D’autant plus que les écarts entre les classes socioéconomiques se creusent.

Au Ier siècle, face aux mécontentements, à Rome, des généraux s’affrontent pour prendre le pouvoir dans des guerres civiles. Les évènements marquants sont les victoires de Sylla contre Marius, de César contre Pompée et d’Octave contre Antoine.

Mais tout va changer en 44 av. J.-C. lors de l’assassinat de Jules César, nommé dictateur à vie en 49 av. J.-C. par les Sénateurs et son fils qui craignaient qu’il ne restaure la royauté. Faisant suite à cet évènement, en 27 av. J.-C., Octave Auguste devient empereur : c’est la fin de la République et le début de l’Empire romain.

Ce changement drastique de gouvernement implique beaucoup d’ajustements assez pointilleux, notamment politiques, mais nous te laissons consulter cette page récapitulative très claire.