Entraînement au thème en anglais Entraînement au thème en anglais
Parmi tous les exercices qui constituent l’épreuve d’anglais au concours, le thème est sûrement le plus redoutable. Il est en tout cas le plus... Entraînement au thème en anglais

Parmi tous les exercices qui constituent l’épreuve d’anglais au concours, le thème est sûrement le plus redoutable. Il est en tout cas le plus discriminant, et est donc décisif. Pour bien aborder ton prochain thème, découvre dans cet article quelques rappels importants de méthodologie, ainsi qu’un exercice corrigé pour t’entraîner et progresser !

 

Quelques conseils avant d’entamer la traduction

Pour retrouver une méthodologie détaillée du thème, n’hésite pas à consulter cet article qui rassemble de précieux éléments pour se confronter sereinement à l’épreuve du thème. Concentrons-nous ici sur quelques points essentiels.

 

Le travail au brouillon

En thème, il existe deux écoles sur la question du brouillon. Certains préfèrent rédiger entièrement leur traduction au brouillon avant de la recopier au propre, tandis que d’autres, à l’inverse, utilisent leur brouillon avec davantage de parcimonie. Quoi qu’il en soit, il est impératif de ne pas se lancer immédiatement dans la traduction.

La priorité est d’abord de saisir le sens global du texte, pour éviter les contresens, souvent pénalisés avec sévérité. Ce travail en amont permettra par ailleurs de trouver plus facilement des substituts aux mots ou expressions que tu ne sauras pas traduire. Il permettra également d’éviter la traduction mot à mot, qui est à proscrire !  Ensuite, une relecture plus attentive du texte doit permettre de mettre en évidence les difficultés présentes dans le texte. Il faut notamment s’arrêter sur le temps des verbes et sur les expressions idiomatiques ne pouvant pas être traduites telles qu’elles.

 

Sur la copie

Crayon en main, c’est désormais l’heure de commencer à traduire ! Toutes tes phrases ne pourront pas être parfaites, mais ce n’est pas grave ! Essaie malgré tout d’éviter à tout prix les erreurs de grammaire ou de syntaxe ! Mieux vaut une phrase un peu maladroite qu’une phrase fausse. Le passage du brouillon à la copie est également le moment de faire des choix entre les différentes structures ou  les différents mots de vocabulaire qui te sont venus à l’esprit. Pour faire ces choix, la méthode est simple : n’emploie un mot que si tu es certain de son orthographe et de son sens. De même, utilise une structure que si tu es certain de la maîtriser. Une autre règle essentielle : ne jamais laisser de blanc ! Il y a toujours une manière de contourner les difficultés, avec des périphrases notamment.

 

La relecture

Trop souvent négligée en thème, la relecture est pourtant essentielle. C’est le moment de vérifier que tu ne t’es pas trompé dans tes conjugaisons et que tu n’as laissé traîner aucune omission. Si tout te semble correct après une, voire deux relectures attentives, tu peux passer à l’exercice suivant !

 

Le texte proposé

J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard.

J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler.

L’asile est à deux kilomètres du village. J’ai fait le chemin à pied. J’ai voulu voir maman tout de suite. Mais le concierge m’a dit qu’il fallait que je rencontre le directeur. Comme il était occupé, j’ai attendu un peu. Pendant tout ce temps, le concierge a parlé et ensuite, j’ai vu le directeur : il m’a reçu dans son bureau. Il m’a regardé de ses yeux clairs. Puis il m’a serré la main qu’il a gardée si longtemps que je ne savais trop comment la retirer. Il a consulté un dossier et m’a dit : « Mme Meursault est entrée ici il y a trois ans. Vous étiez son seul soutien. »

D’après A. Camus, L’Étranger.

 

Quelques remarques sur le texte

Ce texte est un extrait de L’Étranger, livre d’Albert Camus. Il s’agit donc d’un texte littéraire, qui se rapproche de ceux que l’on pourrait trouver dans les sujets de la BCE.

La grande difficulté du texte vient ici du temps de la narration, au passé composé. Il faudra donc bien faire attention à utiliser le prétérit, plus naturel en anglais. Attention également au ton du texte : ceux qui ont lu l’ouvrage de Camus savent que l’expression du personnage principal est très simple et monotone, il faudra veiller à retranscrire au maximum cet aspect au moment de traduire.

Quelques mots de vocabulaire à retenir :

  • un brassard : an arm band
  • s’assoupir : to doze off
  • la réverbération : the glare
  • le concierge : the caretaker

 

Une proposition de corrigé

Bien évidemment, il ne s’agit ici que d’une correction à titre indicatif. La richesse de la langue anglaise fait que des dizaines de traductions sont possibles !

I caught the two o’clock bus. It was very hot. I ate at the restaurant, at Céleste’s, as usual. Everybody felt very sorry for me, and Céleste said: “You only have one mother”. When I left, they walked me to the door. I was a little distracted because I still had to go up to Emmanuel’s place to borrow a black tie and an arm band.

I ran so as not to miss the bus. It was probably because of all the rushing around, and on top of that the bumpy ride, the smell of gasoline and the glare of the sky and the road that I dozed off. I slept almost the whole way. And when I woke up, I was slumped against a soldier who smiled at me and asked if I had been traveling long. I said “Yes”, just so I wouldn’t have to talk to him again.

The mental house is two kilometers away from the village. I walked over there. I wanted to see my mum right away. But the caretaker told me I had to see the director first. I was shown into his office. He looked at me with his clear eyes. Then he shook my hand and held it for so long I didn’t know how to take it back. He thumbed through a file and said: “Mrs. Meursault came to us three yeas ago. You were her sole support”.

 

Voilà pour cet entraînement au thème ! Si tu veux continuer à progresser en anglais, n’hésite pas à consulter toutes nos autres ressources dans cet article !

Pierre Faury

Etudiant à HEC Paris