Les erreurs calculatoires à éviter en management ECT Les erreurs calculatoires à éviter en management ECT
Ce n’est plus un secret pour toi… la réussite de tes calculs peut réellement faire la différence au concours ! J’ai notamment réussi à... Les erreurs calculatoires à éviter en management ECT

Ce n’est plus un secret pour toi… la réussite de tes calculs peut réellement faire la différence au concours ! J’ai notamment réussi à majorer en management en m’entraînant régulièrement sur les calculs et en faisant le moins d’erreurs possible… En effet, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir tout juste sans faire aucune erreur, il faut surtout montrer au correcteur que tu as compris ce que tu es en train de faire. Le simple fait d’aller un peu plus loin que les autres candidats dans un calcul peut te faire gagner tous les points de la question (je pense notamment à l’épreuve 2019 de management à laquelle des étudiants ont eu l’intégralité des points sur la question du calcul de coût sans l’avoir entièrement traité, cela s’explique par le fait qu’ils en avaient fait “beaucoup” par rapport aux autres candidats). N’oublie pas qu’il s’agit d’un concours et que tu es noté par rapport aux autres ! 

C’est donc pour cela qu’aujourd’hui je te propose un article centré sur les calculs en management et plus précisément une liste des erreurs fréquentes par calcul. Il y a sûrement d’autres erreurs plus personnelles que tu fais régulièrement… pour celles-là je te conseille de les noter sur une fiche et de les relire avant chaque DS pour petit à petit les éliminer.

 

1) Bilan : le bilan fonctionnel 

Le bilan fonctionnel est un tableau qui reprend les mêmes données que le bilan comptable mais de manière simplifier, cela permet donc une analyse plus fine de l’équilibre financier d’une entreprise.

– Il faut faire attention à la place des produits et/ou charges constatées d’avance car ceux-ci sont parfois placés à la fin du bilan, il est donc facile de les oublier dans le calcul des emplois/ressources circulantes.

– Il ne faut pas oublier d’ajouter les amortissements dans le calcul des ressources stables ni d’enlever les concours bancaires courants.

– Les dettes fiscales et sociales vont dans la catégorie “dettes d’exploitation” sauf s’il s’agit de l’IS (Impôt sur les Sociétés), celles-ci vont dans les dettes hors exploitations.

– Lors du calcul de la trésorerie active, il ne faut pas oublier d’ajouter les VMP (Valeurs Mobilières de Placement) s’il vous est indiqué qu’elles sont liquides ou facilement cessibles.

– Il faut bien prendre toutes les dettes financières dans le calcul des ressources stables (il y a souvent plusieurs lignes).

– Il faut bien vérifier ce qui va dans l’exploitation ou dans le hors-exploitation (par exemple les dettes immobilisables sont toujours hors exploitation).

– Pour les ratios de structure, seul le délai des stocks est hors taxe, le délai des créances clients et le délai des dettes fournisseurs sont TTC.

 

2) Compte de résultat : les soldes intermédiaires de gestion (SIG) 

Les SIG sont pour le compte de résultat ce qu’est le bilan fonctionnel pour le bilan comptable. Ils permettent effectivement une lecture plus simple de la formation du résultat NET et vise donc à analyser par la suite la productivité de l’entreprise.

– Pour éviter de faire des erreurs il faut regarder dans un premier temps si l’activité est commerciale (dans ce cas il y aura une ligne marge commerciale) et/ou si elle est industrielle (dans ce cas il y aura une ligne production).

– Pour calculer la marge commerciale il ne faut pas oublier de mettre les parenthèses : ventes – (achats + variations de stocks de marchandises).

– Il peut y avoir plusieurs lignes de dotations comme de production, il faut s’assurer de toutes les prendre en compte dans le calcul.

– Pour obtenir le résultat net, il faut bien penser à enlever la participation ainsi que l’IS (s’il y en a bien sûr).

 

3) Flux Nets de Trésorerie (FNT) 

Le calcul des flux nets de trésorerie intervient lors de l’analyse de la rentabilité d’un projet, on cherche grâce à eux à établir notamment le TRI (Taux de Rentabilité Interne) très important pour les entreprises car il permet de savoir la rentabilité maximale qu’elle pourra tirer d’un projet.

– Si la CAF d’autofinancement est donnée, il ne faut surtout pas refaire tout le calcul pour l’obtenir avec emprunt, il suffit simplement de retirer les intérêts nets d’impôts à la CAF d’autofinancement pour obtenir la CAF avec emprunt.

– Il faut faire attention lorsque l’on actualise les FNT à ne pas prendre la ligne des FNT cumulés.

– Il faut se rappeler qu’un FNT actualisé est toujours inférieur au FNT de départ, cela permet de vérifier rapidement s’il peut y avoir une erreur de calcul.

– Lorsque l’investissement se fait avec emprunt il ne faut pas oublier de rajouter l’amortissement à la CAF avant de calculer les FNT.

– Il y a généralement une VAN positive et une VAN négative mais il peut parfois s’avérer que les 2 VAN soient positives, cela ne signifie pas forcément qu’il y a une erreur de calcul mais simplement que le TRI sera supérieur au taux d’actualisation des VAN (on le sait sans même effectuer son calcul).

 

4) Risque financier : la rentabilité économique et la rentabilité financière

Le risque financier vise à calculer la rentabilité financière ainsi que la rentabilité économique. La rentabilité financière représente le taux de rémunération des actionnaires et la rentabilité économique représente la rentabilité globale de l’entreprise indépendamment de la façon dont elle se finance.

– Il ne faut pas se tromper, lorsqu’on calcule la rentabilité financière avec le RCAI, on obtient celle-ci avant impôt (il faut ensuite multiplier par 2/3 pour l’avoir après impôt).

– À l’inverse, là aussi cela peut être trompeur, lorsqu’on calcule la rentabilité financière avec le résultat net, on obtient celle-ci après impôt (il faut donc multiplier par 3/2 pour l’avoir avant impôt).

– Lorsqu’on doit calculer l’effet de levier, il faut faire la rentabilité financière – la rentabilité économique et pas l’inverse.

– Il faut se souvenir que le bras de levier représente en réalité le calcul du taux d’endettement (CP/DF), il ne faut donc pas le refaire inutilement s’il a été traité avant.

 

5) Risque d’exploitation : le seuil de rentabilité

Le risque d’exploitation est l’impact sur le résultat économique d’une variation du chiffre d’affaires. Il vise à calculer le seuil de rentabilité qui lui est défini comme le critère de risque indiquant le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel l’activité est rentable (à partir du moment où il atteint le montant 0).

– Le seuil de rentabilité ne peut se calculer qu’en global et non en unitaire.

– Il ne faut pas oublier d’ajouter les dotations aux amortissements aux charges fixes (CF), elles sont constamment présentes.

– Lors du calcul du seuil de rentabilité, il ne faut pas oublier d’utiliser le taux de marge sur coût variable et non pas la marge sur coût variable.

 

N’hésite pas à compléter cette liste s’il y a d’autres erreurs fréquentes que tu fais dont tu dois te souvenir !

Agathe Daviet

Étudiante à emlyon Business School après une CPGE ECT au lycée Chevrollier.