Les structures organisationnelles à connaître pour réussir en management ECT Les structures organisationnelles à connaître pour réussir en management ECT
L’analyse de la structure est un point généralement bien maîtrisé par les étudiants. Elle fait souvent l’objet d’une question lorsqu’un dossier est constitué d’une... Les structures organisationnelles à connaître pour réussir en management ECT

L’analyse de la structure est un point généralement bien maîtrisé par les étudiants. Elle fait souvent l’objet d’une question lorsqu’un dossier est constitué d’une majeure RH. Cette question tombe de plus en plus lors des concours puisqu’elle permet aux correcteurs de tester la compréhension des candidats au sujet de la hiérarchie d’une entreprise.

Cette question est notamment tombé au concours BCE 2020 sous la forme suivante : “Montrer que l’évolution de la structure de l’entreprise a contribué à sa pérennité depuis sa création”. Si nous analysons bien la question posée on se rend vite compte qu’il ne s’agit pas de détailler la structure de manière linéaire comme vous avez pu l’apprendre (parler de la) mais plutôt de pousser la réflexion plus loin en se demandant comment une structure flexible peut permettre de s’adapter à son environnement. La théorie de Burns et Stalker sur la contingence structurelle était donc la bienvenue. Celle-ci explique qu’il n’y a pas de structure meilleure qu’une autre mais plutôt des structures qui sont plus ou moins adaptées à leur environnement. De là, ils ont pu distinguer deux types de structures qui sont le strict minimum à maîtriser en management ECT.

 

Les structures classiques

– La structure mécaniste : cette structure est composée de règles et de procédures que les salariés doivent suivre mécaniquement. Chacun est spécialisé dans une tâche et toutes ces actions au sein de l’entreprise sont encadrées et vérifiées par la hiérarchie. La spécialisation, la standardisation et la formalisation sont généralement très fortes. La structure mécanique convient à un environnement stable où les évènements sont facilement prédictibles. 

– La structure organique : à l’inverse cette structure se distingue par sa flexibilité, les compétences des salariés s’adaptent en fonction du contexte. Il s’agit d’un organisme vivant composé de salariés polyvalents et libres de prendre les actions qu’ils souhaitent sans nécessairement consulter leurs supérieurs hiérarchiques. La spécialisation, la centralisation, la standardisation sont donc diminuées au maximum. La structure organique est souvent adaptée à un environnement dynamique qui pressente une forte instabilité. 

Bien sûr il ne s’agit pas de trancher radicalement entre les deux. Il peut y avoir des structures totalement mécanistes ou entièrement organiques mais une aussi belle linéarité est souvent rare. Parfois, ta conclusion sur le type de structure sera mitigée et tant mieux ! 

Pour vous aider encore plus à analyser une structure qui peut paraître totalement différente des structures dites classiques, vous pouvez aussi maîtriser la liste suivante. Peu d’étudiants connaissent le nom de ces structures si particulières et savent les reconnaître. Si une des structures suivantes match avec votre contexte, ce sera le jack pot pour vous sur une question comme celé-ci, les correcteurs n’hésiteront pas à la surnoter si votre justification tient la route.

 

Les structures particulières

– La structure matricielle : c’est une structure qui favorise les relations transversales entre les salariés, chacun d’entre eux est rattaché à un département spécialisé dans une ressource (marketing, RH, SI, etc). L’activité au sein de l’entreprise s’exécute par groupes de projets, c’est-à-dire que la hiérarchie est redivisée donc les salariés auront souvent deux responsables : un chef de projet désigné selon le département auquel ils appartiennent et un responsable permanent. Elle est adaptée aux entreprises diversifiées qui souhaitent que les divisions collaborent entre elles.

– L’adhocratie selon Mintzberg : on parle ici d’une structure organique, flexible, très peu formalisée, qui regroupe des experts appartenant à des disciplines diverses. Le modèle de cette structure repose sur une structure matricielle regroupant des professionnels experts dans leur domaine en petites équipes afin d’atteindre les objectifs définis au préalable. 

– Les entreprises en réseau : elles visent à distribuer l’activité entre plusieurs entreprises partenaires, co-traitantes et/ou sous-traitantes. Elle nécessitent une coordination poussée et se distinguent d’un simple réseau de liaisons d’échanges par la réciprocité des liens et des valeurs qui les unissent.

–  Les structures plates : le but de ces structures est de supprimer au maximum la hiérarchie et de combattre tous les signes de pouvoir. Elles relèvent d’une autogestion, sans hiérarchie intermédiaire et où les fonctions supports de chacun sont supprimées. Il est néanmoins bien utopique de passer d’une structure classique à une structure plate mais cela peut se mettre en place dans le temps en supprimant les enjeux de pouvoir et en invitant chacun à prendre plus de responsabilité.

– L’entreprise étendue selon Naulleau et Guth : il s’agit selon eux d’un ensemble d’entités coordonnées de manières hiérarchique ou quasi-hiérarchique, alignées stratégiquement et économiquement à différents stade de la chaîne de valeur d’une activité donnée et intégrées par des systèmes avancés d’information, de communication et de logistique. En des termes plus simples, certaines sociétés tentent de mettre en lien les différentes parties de leur entreprise (acteurs internes à leur société comme les employés et ceux dits externes comme leurs fournisseurs ou leurs clients) en les connectant, par exemple via des messageries internes où les fournisseurs peuvent être en lien direct avec un des services de la société. C’est principalement la digitalisation qui, avec des outils efficaces, a rendu possible ces échanges.

 

Bien sûr il y a autant de structures particulières que d’entreprises, chacune est effectivement libre de s’organiser comme elle le souhaite. La plupart du temps elle ne cherche pas à suivre tel ou tel modèle (même si nous pouvons souvent distinguer des caractéristiques communes d’organisation qui reviennent fréquemment), il ne s’agit donc pas dans ton argumentation d’enfermer l’entreprise dans une case mais plutôt de nuancer ton propos comme je l’ai dit précédemment. 

Je t’avais suggéré des conseils pour briller en management dans mon article précédent, un de ces conseils se fondait sur la rédaction d’une conclusion finale pour étoffer ta copie. Il pourrait être intelligent, s’il n’y a pas de question sur la structure, de conclure en identifiant le type de structure de l’entreprise étudiée en fonction de ce que tu as lu tout au long de l’épreuve ! 

Je te souhaite une bonne semaine et n’hésites pas à nous proposer des idées d’articles qui pourraient t’intéresser, que ce soit en management ou dans d’autres matières, on se fera un plaisir de répondre à tes demandes.

Agathe Daviet

Étudiante à emlyon Business School après une CPGE ECT au lycée Chevrollier.