Comment j’ai eu 20 partout en maths (avec les copies exemples) Comment j’ai eu 20 partout en maths (avec les copies exemples)
Aujourd’hui je vais vous présenter mon parcours et mes conseils pour les mathématiques en ECS, avec ma méthode de travail pendant la prépa et... Comment j’ai eu 20 partout en maths (avec les copies exemples)

Aujourd’hui je vais vous présenter mon parcours et mes conseils pour les mathématiques en ECS, avec ma méthode de travail pendant la prépa et des conseils pour chaque épreuve du concours.

 

Quel type d’élève j’étais avant d’entrer en prépa ?

Je n’ai jamais été un excellent élève en maths avant d’entrer en prépa. En effet, au lycée j’ai eu beaucoup de difficultés au début de la première car je n’étais pas préparé à la différence de niveau entre la seconde et la première. J’avais 10 de moyenne en mathématiques à ce moment-là de ma scolarité (la moyenne de classe était de 13) et c’est en réalité ce qui a été ma motivation scolaire jusqu’aux concours. En effet cette moyenne aussi basse alors que je n’étais pas mauvais en mathématiques fut un choc et dès les vacances de janvier (plus longue sur l’île de la Réunion, où j’ai fait mon lycée) j’ai travaillé rigoureusement les mathématiques, afin d’arriver à un 15 de moyenne en terminale et à un 20 au bac en mathématiques. À ce moment-là, ma seule méthode était de faire ce que me donnait mon professeur et faire des annales du bac.

 

Comment j’ai travaillé cette matière en première année ?

En première année j’ai mis du temps avant de trouver une méthode propre à moi pour travailler les maths. En moyenne je faisais deux heures de maths par jour, 45 minutes de cours, 45 minutes d’exercices de mon professeur, et 30 minutes d’exercices trouvés sur internet ou dans des manuels.

Travailler le cours consistait à apprendre les hypothèses des théorèmes, refaire les démonstrations, comprendre les pistes des démonstrations… j’essayais de réinvestir ce que j’apprenais dans les exercices tout de suite après. Je faisais les devoirs maison le plus vite possible, si possible le soir où on l’avait reçu. J’avais une certaine qualité qui était de comprendre relativement vite ce qui était vu en cours, j’avais donc beaucoup plus de temps pour faire des annales. J’ai commencé à faire des annales en première année vers le mois de mars (des annales uniquement d’analyse et de type EDHEC). Puis pendant les vacances entre la première et la deuxième année, j’ai repris les maths vers le 20 juillet, et j’ai revu tous les cours de première année un à un, en essayant de faire des annales sur chaque chapitre et en m’efforçant de commencer des annales parisiennes (ESCP 2004, ESSEC 2003 sont des sujets que l’on peut faire dès la fin de première année).

 

Comment j’ai travaillé cette matière en deuxième année ?

En deuxième année, j’avais déjà trouvé ma méthode de travail pour les maths donc je n’ai fait qu’intensifier mon travail. En effet, je faisais minimum trois heures de maths par jour, avec une heure de cours et deux heures d’exercices et d’annales. Je faisais environ trois exercices d’annales EMLYON/EDHEC par semaine, ainsi qu’une annale de Parisienne par semaine (de septembre à décembre). À partir de janvier, j’ai fait minimum deux annales de Parisienne par semaine.

J’étais aussi beaucoup plus rigoureux dans tout ce qui était lié aux mathématiques : je me chronométrais sur mes exercices, j’avais exactement la même rédaction en DS ou sur un brouillon afin de rester efficace et précis sur chaque exercice. Par ailleurs, je reprenais en détail chaque DS en analysant où je perdais mes points pour pouvoir corriger ma rédaction.

Je conseille aussi de faire des exercices d’oraux HEC ou ESCP, car certains exercices d’oraux sont des extraits d’annales de Parisienne.

 

Mes conseils pour travailler chaque épreuve :

L’épreuve EDHEC/EMLYON

Ma stratégie était de faire toutes les annales depuis 2010. Ce sont des épreuves qui demandent beaucoup d’entrainement.

 

L’épreuve ECRICOME

Ma stratégie était de faire plusieurs exercices classiques (notamment de mon professeur ) et des annales pour me préparer à cette épreuve. La difficulté est intermédiaire entre une épreuve EDHEC et une épreuve MathsI.

L’épreuve Maths I/Maths II

Le point le plus important pour aborder ces épreuves est de connaître son cours parfaitement, j‘ai donc beaucoup révisé même à une semaine du concours les hypothèses des théorèmes, les démonstrations, etc.

J’ai fait tous les annales de 2001 à aujourd’hui dans les trois banques d’épreuves (Maths II, Maths HEC, Maths ESSEC) car selon moi certaines questions se répètent, donc plus on fait ce genre d’annales moins on a peur le jour J. Par ailleurs, les exercices des oraux sont aussi de bons entraînements, notamment pour apprendre à développer des pistes sur des sujets difficiles. De plus, j’avais un petit carnet où je fichais toutes les questions Scilab (mon point faible) et toutes les questions avec une méthode à retenir comme la démonstration de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

 

Ma stratégie pour chaque épreuve le jour-J

L’épreuve EDHEC

Cette épreuve est composée de trois exercices et d’un problème. Je conseille de passer 5-10 minutes à analyser le sujet dans sa globalité. De sélectionner l’exercice qui vous plait le plus, l’exercice qui semble rapporter le plus de point, et l’autre exercice. Je conseille de commencer par l’exercice qui vous plait le plus pour le faire rapidement et correctement, puis de faire le problème (car il rapporte le plus de points), d’avancer le plus possible dans ce problème puis d’attaquer ensuite l’exercice censé rapporter le plus de points avant d’entamer le dernier exercice. Le but dans cette épreuve est de répondre à un maximum de questions tout en conservant une rédaction correcte.

Retrouvez ma copie ici (Maths EDHEC 2019)

L’épreuve EMLYON

Cette épreuve est le plus souvent composée de deux problèmes, mais il peut arriver qu’elle soit composée d’un unique problème. Cette épreuve est très exigeante au niveau de la rédaction. Par ailleurs, en ce qui concerne la stratégie, je conseille de bien regarder les deux problèmes en détail, afin de commencer par celui qui semble le plus facile. L’important est bien évidemment de faire le plus de questions possibles, mais la rédaction prend une part plus importante dans l’appréciation de la copie que pour l’EDHEC.

Retrouvez ma copie ici( Maths EM 2019)

L’épreuve ECRICOME

L’important pour cette épreuve est de se sentir à l’aise, donc il faut selon moi commencer par l’exercice qu’on “préfère”,  et essayer de faire le maximum de questions du problème.

Retrouvez ma copie ici (Maths ECRICOME 2019)

L’épreuve maths I HEC-ESSEC et de maths II

Les épreuves sûrement les plus difficile du concours en mathématiques. L’épreuve de maths I porte souvent sur de l’analyse ou de l’algèbre linéaire, et les maths II portent souvent sur les probabilités. Pour ces épreuves, il est impératif d’analyser le sujet pendant 10 à 15 minutes, pour repérer les questions faciles, les questions qui serviraient pour la suite du sujet, les questions à éviter, les questions calculatoires, afin d’entamer le sujet avec plus de sérénité. Je conseille de ne pas passer plus de 5 minutes sur une seule question, sauf si on sent qu’on est vraiment sur la bonne piste. Au bout de 2h30-2h45 d’épreuve, on commence à fatiguer et il y a un risque de perdre du temps, je conseille de faire une sorte de pause dans l’épreuve, et de revoir toutes les questions que l’on a déjà fait, pour corriger la rédaction. En effet si cette épreuve est très difficile, elle est aussi très exigeante sur la rédaction et c’est ce pourquoi il est important de s’imposer une relecture pour compléter ses réponses précédentes.

Retrouvez  ma copie ici (Maths I 2019)

Lucas Dunand Roux

Étudiant à HEC Paris.