Comment travailler les mathématiques en prépa ? Comment travailler les mathématiques en prépa ?
Considérée comme la matière la plus importante en prépa HEC, elle est aussi énormément redoutée par la plupart des étudiants. Pourtant, avec une bonne méthode... Comment travailler les mathématiques en prépa ?

Considérée comme la matière la plus importante en prépa HEC, elle est aussi énormément redoutée par la plupart des étudiants. Pourtant, avec une bonne méthode de travail, il est tout à fait possible pour n’importe qui d’obtenir une note satisfaisante dans cette matière, ce qui est particulièrement intéressant étant donné le poids des coefficient pour la plupart des écoles. A noter que plus l’école est difficile à obtenir, plus le coefficient en mathématiques est élevé.

 

Maîtriser son cours

Avant tout, il est indispensable d’avoir une connaissance parfaite de son cours. Il est impossible d’espérer pouvoir progresser sans. Pour cela, il faut retravailler son cours le jour même où il a eu lieu. Pour s’organiser de manière efficace, il peut être intéressant de tenir un cahier où noter toutes les formules ainsi que les “petites astuces” derrière les questions classiques ( type pour tout x€R+*, montrer que ln(x)<x) apprises au fil de l’année. C’est une bonne méthode pour avoir accès aux formules rapidement (en numérotant les pages et en tenant un index), et facilement (un petit cahier est facile à transporter).

Outre le fait qu’il fasse connaître les formules du cours, il est aussi avantageux de comprendre son cours, pour deux raisons. Premièrement, cela aide à le retenir de manière durable. Deuxièmement, cela permet de savoir quand utiliser quelle formule, et pourquoi on l’utilise. En effet, si pour les épreuves « classiques » (Ecricome, EM Lyon, voire EDHEC), il est possible de s’en sortir en faisant les exercices sans forcément comprendre pourquoi l’on fait telle ou telle opération, il est impossible d’espérer décrocher une note excellente à ces épreuves ou de s’en sortir aux épreuves plus complexes (ESSEC I, ESSEC II, HEC) sans comprendre ce que l’on fait.

Une bonne méthode pour savoir si l’on a vraiment compris une preuve ou l’utilisation d’une formule est d’essayer de l’expliquer à un autre étudiant (ou à soi-même). Si les explications sont floues et qu’il manque des étapes, c’est que tout n’est pas vraiment compris…

Ce qu’il faut retenir : n’espérez pas progresser si vous ne connaissez pas votre cours par coeur.

 

S’exercer régulièrement et efficacement

Tout d’abord, mieux vaut être à jour sur ses connaissances du cours pour pouvoir profiter au maximum des heures d’exercices en classe. Le progrès se fait dans la régularité de l’exercice, et il ne faut donc surtout pas délaisser les mathématiques une semaine sous prétexte qu’une autre matière (économie, géopolitique…) a une place importante cette semaine-ci (DS, colle…). Mieux vaut donc travailler toutes les matières régulièrement, plutôt que de consacrer tout son temps aux mathématiques, puis à l’ESH, puis aux langues, etc, selon le programme de la semaine. Cette méthode s’applique également pour les vacances ; il est plus efficace de travailler, par exemple son DM, tous les 2 ou 3 jours, plutôt que de le faire en une journée mais en travaillant 8 heures d’affilée. Cela dit, les mathématiques restent la matière la plus exigeante des concours, ne vous en déplaise. Idéalement, vous devez consacrer un peu moins de la moitié du temps de travail personnel à cette discipline.

En ce qui concerne les exercices eux-mêmes, il est essentiel de ne jamais laisser une question incomprise (quitte à harceler son professeur par mail ou à chaque fin de cours). Il faut aussi profiter au maximum des heures de colle pour poser des questions, s’entraîner à des exercices un peu plus complexes avec l’aide du colleur, afin de voir jusqu’où l’on est capable d’aller. Cependant, une fois qu’on est capable de faire des exercices moins théoriques et donc plus compliqués, il ne faut pas pour autant oublier de s’entraîner à tous types d’exercices, afin de ne pas oublier les méthodes de base !

 

Ne pas se décourager

Les mathématiques peuvent être un vrai cercle vicieux dont il est difficile de sortir… Plus on a de difficultés, plus on aura tendance à être découragé pour travailler cette matière, et plus on aura encore de difficultés… Mais inversement, en travaillant régulièrement sans se décourager, les mathématiques peuvent devenir un cercle vertueux ; plus on travaillera, plus on aura de meilleurs résultats, et plus il sera facile de travailler encore plus puisque l’on comprendra ce que l’on fera… Il est donc très important de ne jamais se décourager, et de continuer à travailler. Les résultats ne seront pas forcément au rendez-vous immédiatement, mais le travail paie toujours. Et même si vous ne progressez que de quelques points ou demi-points, sachez qu’aux concours, cela peut représenter des dizaines voire des centaines de places…et donc des admissibilités supplémentaires ! Ne perdez jamais de vu que le top 5 Sigem (voire le top 10) sera inaccessible si vous sabordez les maths, aussi bon que vous soyez ailleurs…

 

Pour les carrés

En plus de tout les conseils énoncés précédemment, il est d’autant plus important d’apprendre à gérer son temps pour les épreuves, afin d’éviter de passer à côté de questions faciles, et d’apprendre à « gratter des points » au maximum (notamment pour les épreuves un peu plus fastidieuses de type HEC ou ESSEC). Les DS sont un bon exercice, mais il ne faut pas hésiter à faire des DM ou des annales en temps limité pour gagner en efficacité. Au début de l’année, quel que soit votre niveau, il est important de s’exercer aux annales EDHEC pour consolider ses acquis de cours, connaître les questions classiques et se confronter aux conditions des concours.

Si certaines personnes pensent qu’il est ingénieux de faire des impasses, il faut savoir que cela est extrêmement risqué, car les sujets balaient en général une très vaste partie du programme… Il faudra donc suivre l’ensemble du programme de 2ème année avec une extrême attention, tout en gardant ses cours de 1ère année à proximité, afin de consolider ses bases, et surtout afin de ne pas oublier des formules ou des méthodes classiques qui ne seront pas revues en 2ème année, mais qui peuvent très bien tomber au concours…!

Clara Steinmetz

Etudiante en 1A à GEM, ancienne étudiante au lycée Clemenceau (Reims) en ECE.