Major Prépa > Ressource > Interview : Les années prépa et l’intégration à HEC de Valentine (@Validuh)
Après deux années en ECG (maths appro + HGG) à Notre-Dame-du-Grandchamp (Versailles), Valentine (@Validuh) a intégré HEC en septembre dernier. Tu peux vivre son évolution depuis ses débuts en prépa à travers la vidéo en ligne sur notre chaîne YouTube, jusqu’au live spécial diffusé pendant les résultats des admissions 2023. Un moment hyper intense qui nous a donné envie de prendre de ses nouvelles et d’en savoir plus sur sa rentrée au sein de la prestigieuse business school jovacienne. L’occasion de revenir également sur les temps forts de sa prépa.
Digérer le choix de la prépa
À l’origine, je ne voulais pas aller en prépa… Ça me faisait un peu peur, même si j’avais le profil pouvant correspondre : celui d’une bonne élève, bosseuse. En plus, la moitié de ma promo de terminale partait en prépa, et mes profs nous en parlaient beaucoup. Ce n’était pas une orientation qui m’était inconnue et puis mes parents m’ont motivée, donc j’ai fini par y aller… D’autant plus que je n’avais pas réellement envisagé de parcours alternatif !
À l’origine, je ne voulais pas aller en prépa. Ça me faisait un peu peur.
La première année de prépa
Elle me paraît si lointaine aujourd’hui ! J’ai vécu un choc à la rentrée. C’était dur, mais c’est vite passé, tout s’est enchaîné rapidement et, globalement, je l’ai bien aimée. J’étais contente de mon premier concours blanc. J’ai eu le Covid pour le 2e et les résultats du 3e , un peu décevants, mais pas catastrophiques, ont vraiment guidé mon travail pendant les vacances d’été entre mes deux années. Je me suis donnée à fond pour arriver prête en 2A. Cette année de bizuth a aussi été l’occasion de tester des méthodes de travail sans la pression du concours pour identifier celle qui me convenait le mieux. J’arrivais aussi à sortir et voir mes amis. J’avais trouvé un bon équilibre.
J’ai vécu un choc à la rentrée. C’était dur, mais c’est vite passé.
Les temps forts de la deuxième année
La rentrée m’a stressée… Je voyais tout le monde énormément travailler jusque tard le soir. J’ai eu l’impression que la classe était à fond de 7h à 22h30 dès le 2 septembre, et je voyais mes notes baisser en maths et mon classement en pâtir, ce qui m’a pas mal affectée. Je donnais beaucoup, et ça ne payait pas. J’ai continué malgré tout, jusqu’à ce que ça finisse par avoir des effets ! Le moment clé de ma 2e année correspond aux révisions. Je garde un super souvenir de ces quinze jours avant les écrits où l’adrénaline montait et durant lesquels on a hyper bien bossé avec ma meilleure amie.
J’ai eu l’impression que la classe était à fond de 7h à 22h30 dès le 2 septembre
Révision d’abord, YouTube après
J’ai commencé YouTube l’été avant ma prépa en publiant une petite vidéo random en mode vlog, où je parlais notamment de la prépa avec mes copines. J’ai beaucoup aimé travailler le montage, comme sur les suivantes d’ailleurs. Mais les cours sont restés ma priorité du début à la fin. Il était hors de question pour moi de sacrifier mes révisions pour une vidéo. C’est pour ça que je n’en postais qu’une par mois. Parfois moins… L’idée principale de ma chaîne ? Aider les lycéens à comprendre que la prépa ce n’est pas juste « beaucoup de travail » et les encourager à faire ce choix d’orientation sans crainte. Je suis super heureuse d’avoir beaucoup de retours positifs.
Il était hors de question pour moi de sacrifier mes révisions pour une vidéo
Moment fatidique des concours
J’ai passé mes écrits dans le centre d’examen de Ginette, un grand gymnase. C’était particulier, car les étudiants de Sainte-Geneviève (Ginette), outre leur réputation d’excellence, possèdent des traditions qui peuvent déstabiliser les candidats, comme celle de tous porter le même sweat durant les épreuves pour bien marquer leur présence. J’ai pour ma part adoré cette ambiance qui m’a grave motivée !
J’ai pris plaisir à plancher sur les épreuves (excepté la philo…) et je ne suis jamais sortie de la salle en me disant que j’avais raté. J’ai un peu paniqué en découvrant le sujet de géopo ESCP, car l’Amérique latine ne tombe « normalement » jamais et, en plus, je suis germaniste ! Mais je suis restée pro, en m’accrochant à mon objectif : répondre à la question posée. J’ai même réussi à kiffer un peu. Au final, en réussissant à rester concentrée, j’ai décroché une très bonne note, alors que c’était loin d’être garanti !
J’ai pris plaisir à plancher sur les épreuves (excepté la philo…) et je ne suis jamais sortie de la salle en me disant que j’avais raté
Le moral mis à rude épreuve
“En première année, il est resté globalement bon. J’avais peut-être des petits coups de mou, mais rien de marquant, et j’avais du temps pour moi. Je suis arrivée en 2e année super motivée, en me disant qu’il fallait tout donner. Ça a duré un temps. Mais, de novembre à janvier, ça a été compliqué : je voyais mes classements chuter, les concours me stressaient et je me suis souvent remise en question. Maintenir un équilibre prépa/vie perso était complexe. J’ai repris du poil de la bête pendant mes semaines de révisions. En fait, j’étais contente de voir les concours arriver.
Durant les trois semaines entre les écrits et les résultats d’admissibilité, je me suis sentie perdue. je ne savais pas s’il fallait que je prépare HEC. Je crois que je n’étais pas prête à y être admissible. J’ai trouvé aussi assez dur de gérer seule les révisions des oraux, même si ma prépa organisait beaucoup de choses. J’oscillais entre stress et incertitude. Et puis ça a été la folie au moment des admissibilités ! J’ai passé mes oraux durant la dernière session HEC. J’avais donc un mois pour réviser. Et j’ai trouvé le temps loooong ! Certains de mes amis ont fini leur tour de France bien avant moi et basculaient dans un autre monde. J’ai ressenti un nouveau coup de mou…”
Les concours me stressaient et je me suis souvent remise en question.
Les oraux à HEC
Oui, mais quel stress ! En plus, j’ai terminé par les deux matières qui me faisaient le plus peur : HGG et philo. Pendant les temps morts, je révisais seule dans ma chambre sur le campus (les oraux se déroulent sur trois jours). J’ai été déçue par mon épreuve d’allemand. Je suis tombée sur un sujet difficile en maths… J’étais très partagée, car le fait de loger sur place pendant les oraux « encourage » à se projeter dans l’école, mais j’avais aussi du mal à imaginer pouvoir être admise.
Le jour J, les résultats sont tombés deux heures avant l’échéance prévue et j’ai été étonnée de recevoir ce texto énigmatique de mon père : « Valentine ! ! ! ». En réalité, il a eu connaissance de mon admission avant moi et c’était sa façon de m’inviter à consulter les résultats ! Après, j’ai passé un super été, bien rempli. Il a filé assez vite aussi, car la rentrée à HEC se fait juste après la mi-août.
J’avais du mal à imaginer pouvoir être admise.
La nouvelle vie à HEC
On s’est retrouvés à Chamonix pour le séminaire de rentrée, et j’ai trouvé très cool le fait de découvrir tout le monde en mode « nature/randonnée ». Ensuite, les premières semaines sur le campus, pour décompresser après la prépa, c’est pas mal de soirées… et il m’a fallu un temps d’adaptation à des modalités et une intensité de travail différente. J’ai dû un peu charbonner pour les premiers partiels, c’était nouveau et je n’avais pas vraiment de méthode de révision. Mais, après quelques semaines, j’arrive à mieux équilibrer mon emploi du temps.
Finalement, je vis une période assez courte sur le campus d’HEC, car je pars à Hong Kong début janvier dans le cadre du Global Exchange Program. Je profiterai pleinement du campus à mon retour en m’engageant dans la vie associative. Je liste en ce moment pour le BDA, et c’est assez intense ! On verra à l’issue du vote si je prendrais des responsabilités au sein de l’asso en 2e année. Dans tous les cas, je continuerai le foot, que je pratique depuis peu, avec plaisir et assiduité. On nous pousse à faire du sport et je suis devenue assez accroc à mes trois entraînements par semaine
Il m’a fallu un temps d’adaptation à des modalités et une intensité de travail différente.
Conseil pour réussir en prépa
J’ai essayé de penser à mon bien-être, mais peut-être pas assez. Je regrette par exemple de ne pas avoir fait assez de sport alors que c’est quelque chose à ne pas négliger. Mes séances de running du lundi n’étaient pas suffisantes. Niveau travail, je ne me reproche pas grand-chose, finalement. Je me suis écoutée à chaque fois qu’il le fallait, comme lorsque j’ai réalisé, en 2e année, que j’avais besoin de plus de sommeil pour bosser correctement. J’ai pu tout donner à chaque fois qu’il le fallait en réussissant à tenir compte de mes besoins, mes limites et mes capacités aussi. Je crois que l’essentiel pour réussir en prépa est d’être capable de s’écouter et de se faire confiance.
L’essentiel pour réussir en prépa est d’être capable de s’écouter et de se faire confiance.



