arabe

L’épreuve d’arabe ELVi est une épreuve qu’il ne faut pas louper pour maximiser ses chances de réussite aux concours. Elle nécessite alors une maîtrise de la civilisation du monde arabe. En analysant les sujets qui sont tombés ces 10 dernières années (Ecricome ou BCE), force est de constater que les thématiques sont récurrentes. Le but de cet article est donc de balayer un grand nombre de ces sujets afin que tu puisses mieux cibler tes révisions !

La place de la femme : un sujet qui tombe très souvent

Ce thème est plus que crucial et a beaucoup de chances de tomber le jour J, car il soulève des questions de société, de politique et d’économie. De nombreux facteurs influencent constamment le statut de la femme arabe : traditions culturelles, religion, normes sociales, etc. Comprendre ces nuances est essentiel pour cerner les dynamiques sociales et les obstacles qui se posent aux femmes lorsqu’elles cherchent à s’émanciper.

Parmi les derniers événements marquants touchant à la question de la femme arabe, nous retrouvons par exemple la réforme du Code de la famille au Maroc (aussi appelée la Moudawana) en 2024 qui confère plus de droits à la femme après un divorce. Un autre exemple intéressant est aussi la ratification de plusieurs traités internationaux relatifs aux droits des femmes (la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes signée en juin 2025, par exemple) par le Soudan menant à la création d’une base juridique pour la promotion de l’égalité homme-femme.

L’intelligence artificielle : une opportunité pour les pays arabes

Si l’usage de l’IA est un événement qui bouleverse les structures économiques, sociales et politiques à l’échelle mondiale, le monde arabe n’est pas épargné par cette tendance. Ces pays voient en l’IA l’opportunité de rattraper les économies développées et de pallier leurs défaillances.

L’enjeu est de taille au point d’avoir des répercussions géopolitiques considérables, ce qui a pu être vu lorsque Mohamed ben Salmane (prince d’Arabie saoudite) et Donald Trump ont négocié des accords d’une ampleur record en mai 2025 totalisant 300 à 600 Mds de dollars. Un tiers de ce budget a été dédié au développement de l’usage de l’IA en Arabie saoudite. Par exemple, Humain est une entreprise d’IA saoudienne qui a promis d’utiliser des centaines de milliers de puces Nvidia pour bâtir une infrastructure IA souveraine.

L’IA constitue un pilier de la quatrième révolution industrielle et les pays arabes ont tout à gagner en orientant leurs efforts vers ce domaine, d’autant plus que cela peut leur être utile dans les questions de souveraineté économique et sociale.

Le sport dans le monde arabe

Dans le monde arabe, le sport ne se limite plus à un simple divertissement. Il est devenu une vitrine du soft power (القوة الناعمة) et un indicateur des ambitions futures de ces pays. Tout cet engouement des pays arabes autour du sport débute avec la Coupe du Monde 2022 au Qatar, qui a nécessité la mise en place d’infrastructures de pointe (stades, hôtels, moyens de transport). Ces progrès ont ensuite été utilisés pour l’amélioration du niveau de vie des locaux (la construction de stades au Qatar a mené à la création de plusieurs milliers d’emplois, par exemple).

Le Maroc est aussi un pays qui incarne la croissance du poids des pays arabes dans le paysage sportif mondial. Cela se manifeste par les projets de construction de grands stades, comme celui de Hassan II qui pourra accueillir 115 000 spectateurs par match lors de la Coupe du Monde 2030.

Ces responsabilités internationales, octroyées aux pays arabes, les poussent à accroître leur investissement dans la rénovation des centres sportifs nationaux et ils propulsent la visibilité des pays en affichant leurs performances au monde entier.

La santé

Après avoir connu des siècles de prospérité économique, les pays occidentaux ont atteint un niveau de santé satisfaisant en matière d’espérance de vie notamment. Toutefois, la situation dans les pays arabes est très contrastée. D’un côté, des pays comme le Qatar et les Émirats arabes unis investissent beaucoup dans la construction de centres médicaux qui mobilisent les nouvelles technologies et l’IA. De l’autre, des pays comme le Yémen ou le Soudan connaissent très régulièrement des crises humanitaires tragiques et reposent sur un système de soin intrinsèquement inégalitaire et défaillant.

Le thème de la santé peut tomber au concours, car il touche d’autres domaines importants, comme l’immigration. En effet, on assiste à une pénurie de médecins sans précédent dans les pays du Maghreb, ce qui serait partiellement dû à une fuite des cerveaux vers l’Europe depuis quelques décennies. 

Des enjeux géopolitiques sont aussi à citer, puisque la crise humanitaire à Gaza est constamment alimentée par un manque d’équipements sanitaires et de médecins, étant donné que de nombreux citoyens meurent de famine ou à cause de la dégradation de la qualité de l’air.

L’art dans le monde arabe : une pratique controversée

L’art est une thématique centrale dans le monde arabe, car elle révèle des problèmes de différentes natures. Certains pays confrontent les artistes à des restrictions en ce qui concerne les sujets abordés dans leurs œuvres. La politique, la religion, les questions de genre ainsi que la sexualité sont taboues. Cela met en exergue le manque de liberté d’expression dans les pays arabes.

Par exemple, en 2024, le gouvernement égyptien a mis en garde le rappeur Wegz à propos des paroles de ses chansons, jugées provocantes ou inappropriées par les autorités. La même année, le gouvernement marocain a poursuivi des artistes, comme le rappeur ElGrande Toto, car leur musique inciterait à la consommation de substances illicites. 

Les pays arabes ont toutefois tout à gagner en investissant dans l’art. Cela peut passer par la promotion de leur patrimoine et de leur culture, afin d’améliorer leur image et leur attractivité à l’échelle internationale. Au Maroc, le Festival international du film de Marrakech regroupe chaque année les plus grandes figures du cinéma (Jacob Elordi, par exemple, en 2024), ce qui propulse le secteur du tourisme et de l’hôtellerie tout en donnant de la force aux petits commerces locaux. 

Le respect de l’environnement : une pratique pas encore démocratisée

Il s’agit du thème qui est le plus tombé ces dernières années à la BCE (LVA ou LVB) et à Ecricome. Dans le monde arabe, les enjeux liés à l’exploitation des ressources et à la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles diffèrent considérablement selon les pays.

Les pays du Golfe (دول الخليج) sont traditionnellement connus pour extraire des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel) et, par conséquent, pour être responsables de l’émission de GES (غازات الدفيئة) et donc du réchauffement climatique.

D’autres pays sont plus victimes que responsables de la dégradation de l’environnement, à l’instar du Maroc qui connaît une sécheresse sans précédent depuis quelques années. Cette thématique a des chances de tomber à l’écrit d’arabe, car elle touche à d’autres sujets, notamment l’économie. En effet, la sécheresse au Maroc affecte le secteur agricole du pays qui constitue un pilier de sa croissance.

De plus, le citoyen arabe est généralement moins conscient de la gravité de la situation et il est moins sensibilisé sur les actions à prendre contre le réchauffement climatique. Cela s’explique par la présence d’autres défis et problèmes (économiques, sociaux et politiques) plus manifestes qui mettent au second plan l’impératif climatique. Les gouvernements, eux, sont tout de même conscients de l’urgence climatique et essayent de davantage se tourner vers les énergies renouvelables.

Conclusion

En définitive, les thématiques récurrentes à l’épreuve d’arabe ne sont pas un hasard, mais bien le reflet des mutations économiques, sociales et politiques que connaît le monde arabophone.