« S’il y a une leçon à tirer de cette crise, c’est que nous ne pouvons pas continuer à dépendre des énergies fossiles. » C’est ce que Ed Miliband, Secrétaire d’État à l’Énergie du gouvernement de Keir Starmer,  a affirmé en mars 2026 suite à la crise énergétique générée par la guerre en Iran (Financial Times). Alors que Londres annonce un plan de soutien de 50 millions de livres pour contrer la spéculation liée au conflit en Iran, cette déclaration montre que l’environnement n’est plus seulement une priorité écologique, mais aussi géopolitique. Dans cet article, tu découvriras les exemples clés à connaître pour réussir une dissertation sur l’environnement.

L’environnement au Royaume-Uni

Conséquences environnementales de la guerre en Iran

Si on fait un bilan de la situation environnemental du Royaume-Uni en 2024, on remarque que le pays a eu de nombreuses avancées considérables. Par exemple, en 2024, l’électricité produite par l’éolien, énergie considérée comme verte, est passée de 7% en 2010 à 50% en 2024. Pourtant, malgré ces avancées, la prédominance des énergies fossiles demeure. Elles représentent ainsi 32% de la production d’électricité en 2024. 

Source : Financial Times

Cette mutation s’avère d’autant plus cruciale que le déclenchement de la guerre menée par l’administration Trump contre l’Iran a provoqué une envolée massive des coûts de l’énergie. Pour protéger les citoyens de cette précarité, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a annoncé diverses mesures. D’abord, il cherche à instaurer massivement les panneaux solaires dans les foyers britanniques. En outre, le gouvernement a annoncé le lundi 16 mars le déblocage de 50 millions de livres sterling destiné à soutenir un million de ménages. Ce plan cible prioritairement les zones rurales d’Irlande du Nord, particulièrement vulnérables en raison de leur forte dépendance historique au fioul domestique pour le chauffage. Cela montre donc que l’environnement, par ses retombées géopolitiques, devient obligatoirement source d’impératifs au niveau national.

Le Commonwealth en faveur de l’environnement

Fondé en 1931, le Commonwealth regroupe 56 pays. En se définissant comme un espace où les membres « travaillent ensemble pour la prospérité, la démocratie et la paix », il est devenu un acteur clé pour la lutte contre le réchauffement climatique. Cela s’explique par le fait que beaucoup de ses membres sont des pays insulaires. Ainsi, ses membres abritent 45 % des récifs coralliens de la planète et incluent 32 petits États menacés par la montée des eaux. Cette position de vulnérabilité face au réchauffement climatique fait donc de l’organisation un terrain de lutte idéal en faveur de l’environnement.

S’appuyant sur des leviers comme le Commonwealth Climate Finance Access Hub (CCFAH) qui assiste actuellement 17 pays, ou encore sur des initiatives telles que la Charte bleue et la Charte des Terres vivantes, l’organisation utilise l’expertise scientifique et l’aide financière pour protéger l’environnement. Prenons l’exemple de la Charte bleue. Elle a ét doptée en 2018 et vise à protéger l’océan et gérer durablement ses ressources. Elle repose sur des groupes d’action thématiques dirigés par des pays « champions » (par exemple, l’Australie et Maurice se concentrent sur la régénération des coraux).

Neutralité carbone d’ici 2050

Il faut que tu retiennes que le Royaume-Uni s’est engagé depuis plusieurs années déjà pour aller vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Ses émissions carbone au niveau national ont déjà été réduites de moitié depuis 1990 ! Toutefois, cette trajectoire a connu des ajustements institutionnels majeurs.  En 2021, la politique « Net Zero » pose les premiers jalons de l’intervention étatique au service de la neutralité carbone. Cependant, elle a été jugée illégale par la Haute Cour en juillet 2022 pour son manque de précision au regard de la loi de 2008 sur le changement climatique. En réponse, un nouveau cadre législatif a émergé fin 2024 avec le Great British Energy Act, visant à fournir une énergie propre dès 2030. Il est complété par un plan révisé le 29 octobre 2025.

Émissions territoriales de méthane du Royaume-Uni par secteur. Les chiffres des émissions sont présentés selon les secteurs de la Stratégie Net Zero, tels que définis dans l’annexe A du CBGDP (Carbon Budget Delivery Plan). Source : Inventaire des gaz à effet de serre du DESNZ (Department for Energy Security and Net Zero) 1990-2023.

Cette stratégie se décline désormais par secteurs, notamment à travers un plan ambitieux de réduction du méthane. Tu peux donc retenir ces chiffres clés pour avoir un exemple étayé dans ta copie. L’agriculture est responsable de 48 % de ces émissions de méthane, particulièrement à cause de l’élevage bovin. Ainsi, le gouvernement déploie des mesures financières pour moderniser les infrastructures de stockage des effluents. Il cherche aussi à favoriser l’usage de compléments alimentaires innovants (Methane Suppressant Feed products), capables de réduire les émissions par animal de 5 à 30 %.

Pour en savoir plus sur le rapport officiel : le lien ici !

L’environnement aux États-Unis

Le Green New Deal de 2018

Le Green New Deal est une mesure phare en faveur du climat que tu te dois de connaître, même si cela commence à faire longtemps qu’elle a été adopté (février 2019). Elle constitue une proposition de mobilisation nationale sur 10 ans visant la neutralité carbone totale des États-Unis. Ce projet repose surtout sur la transition vers 100 % d’énergies propres et renouvelables pour satisfaire la demande électrique. Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent seulement 25% de la production d’électricité.

Si tu veux lire la résolution, voici le document plutôt court de 14 pages ! Le lien ici !

L’objectif clé de neutralité carbone d’ici 2050 est donc similaire à celui adopté par le Royaume-Uni. Son nom vient du New Deal de Roosevelt : il permet de mettre la crise écologique au même plan que la crise économique qui est survenue en 1930. Ce Green Deal a été largement soutenu par Alexandria Ocasio-Cortez (photo ci-dessous).

Si tu veux t’entraîner avec une colle type sur la transition écologique : le lien ici !

Inflation Reduction Act 2022

C’est une loi que tu dois absolument connaître. Elle a été signée en 2022 par Biden. Elle vise à allouer des fonds importants aux programmes climatiques afin de réduire les émissions carbone de 40% d’ici 2030. On remarque ainsi que les objectifs sont bien moins ambitieux que ceux du Royaume-Uni. Cette réforme prévoyait ainsi une allocation de près de 370 milliards de dollars pour le climat. La création d’une « green bank » de 27 milliards de dollars prévoyait également la mise ne lace de solaire et d’énergie propre dans les zones plus défavorisées. Ainsi, en 2023, 3,4 millions d’Américains ont bénéficié de 8,4 milliards de dollars de crédit d’impôt pour améliorer l’efficacité énergétique de leur logement d’après le site L’info durable.

Cependant, dès le 20 janvier 2025, Trump a mis en place un nouveau décret intitulé « Unleashing American Energy ». Celui-ci ordonne l’arrêt immédiat de tout versement de fonds dans le cadre de l’IRA. Ce démantèlement entraîne donc la suppression des crédit fiscaux pour l’investissement dans l’énergie propre d’ici 2031. Cependant, en avril 2025, une juge fédérale a jugé que ce gel d’investissement était illégal vis-à-vis des personnes auxquelles il avait déjà été attribué.

La politique environnementale de Trump

Dès le début de son mandat, Trump a fait fort en matière d’environnement. Il a élu Lee Zeldin, un climato-sceptique, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA).

Si tu veux te remettre à jour sur la politique environnementale de Trump lors de son premier mandat : le lien ici !

En outre, en février 2026, Donald Trump a officiellement supprimé le fondement juridique de la réglementation américaine sur le climat. C’est ce qu’on appelle la « règle de mise en danger » (Endangerment Finding). En vigueur depuis 2009, ce pilier juridique obligeait le gouvernement fédéral à réglementer les gaz à effet de serre au nom de la santé publique. Elle a servi de base légale pour les États-Unis pendant deux décennies.

Pourtant, Donald Trump justifie cette abrogation par la volonté de protéger l’industrie américaine. Il a ainsi déclaré : « This radical rule became the legal foundation for the green new scam – one of the greatest scams in history » (Source : Financial Times). Ce revirement marque une rupture totale avec les engagements environnementaux précédents, privilégiant la dérégulation industrielle au détriment des obligations de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le projet Willow

Ce projet a été approuvé par Biden en mars 2023 et a suscité le mécontentement de l’opinion public face aux dichotomies des attitudes de l’ancien président vis-à-vis du changement climatique. Ainsi, la société pétrolière ConocoPhillips a mis en place un projet de forage de pétrole produisant 180 000 barils quotidiennement. Suite à cette approbation, Earthjustice, une association contre le changement climatique, a directement déposé plainte. Mais cela n’a pas suffi : en novembre 2023, le gouvernement donne son approbation finale. Ainsi, en mars 2026, le projet est encore en cours de réalisation, avec une mise en service prévue pour 2029. Il pourrait produire jusqu’à 287 millions de tonnes de CO2 sur 30 ans, soit l’équivalent annuel de la moitié des émissions du pays américain. Cela montre clairement l’impact climatique immense de ce gisement.

West Virginia VS EPA

Ce cas a eu lieu aux États-Unis le 30 juin 2022. Il s’est fini sur la limitation des pouvoirs de l’Agence de Protection de l’Environnement américaine (EPA). Cela vient du fait que certains États ont refusé le Clean Air Act de Barack Obama, adopté par l’EPA en 2015, qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des centrales à charbon. Celles-ci sont responsables de 28% des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis. La Cour Suprême a finalement décidé avec une large majorité de 6 voix contre 3 que l’EPA n’avait pas le pouvoir juridique de concevoir des plafonds d’émissions pour les centrales électriques.

Les mouvements de contestation

En février 2026, de jeunes militants écologistes ont décidé d’amener leur président, Donald Trump, devant la justice, en soutenant leur droit fondamental d’avoir accès à un environnement sain. Chacune de ces affaires est soutenue par Our Children’s Trust, un cabinet d’avocat basé en Oregon. Il a déjà remporté des victoires dans le Montana et à Hawaï, mais il a encore du mal à convaincre les juges fédéraux du droit constitutionnel à un environnement sain.

Le ministère de la Justice de l’administration Trump a dénoncé avec véhémence deux des affaires visant l’administration, les qualifiant de « plaidoyer politique déguisé en litige », et a fait pression pour leur rejet. Le porte parole de la Maison Blanche a même déclaré : “Baseless threats from radical climate activists will not stop President Trump from implementing his popular and commonsense energy dominance agenda that nearly 80 million Americans voted for,” (« Les menaces infondées de militants écologistes radicaux n’empêcheront pas le président Trump de mettre en œuvre son programme de domination énergétique, populaire et de bon sens, pour lequel près de 80 millions d’Américains ont voté »)

Par exemple, tu peux citer précisémment l’affaire Sagoonick c. État de l’Alaska II. Ce sont de jeunes militants qui ont demandé à la Cour suprême de l’Alaska de punir l’État à cause du fait qu’il ait encouragé le développement d’un projet d’exportation de gaz d’une valeur de 44 milliards de dollars. L’audience a débuté le 4 mars 2026.

Pour voir les cas plus en détail : le lien ici !

D’autres exemples sur l’environnement pour faire la différence

L’industrie du charbon en Australie

En Australie, l’industrie du charbon est très répandue, et elle est le majeur producteur de gaz carbonique. En effet, elle représente 23,4 milliards de dollars par an. L’exportation de cette matière première sert majoritairement à l’alimentation des centrales électriques du Japon, de la Chine et de Taïwan. De plus, ce secteur est en croissance depuis 1990 : la production a en effet augmenté de 170% entre 1990 et 2022.

Pourtant le 23 mars 2026, la Nouvelle-Galles du Sud, qui s’impose comme le deuxième État le plus producteur de charbon en Australie, a décidé d’interdir les nouvelles demandes de permis d’exploitation minière de charbon. Cela vise à réduire les émissions des projets existants, afin d’atteindre la neutralité carbone prévue d’ici quelques années. Pour faire face au problème de perte d’emploi que provoque ce refus d’ouverture de mine, le gouvernement australien a prévu de créer une Autorité pour l’emploi visant à accompagner les travailleurs dans leur reconversion professionnelle. Cela montre donc l’aspect social du réchauffement climatique.

Principe pollueur-payeur de l’OCDE

Le principe pollueur-payeur a été adopté par l’OCDE en 1972. Il vise la prise en charge économique par le pollueur des externalités négatives qu’il fait subir à la société. Ce principe est essentiel car il fonde les politiques environnementales dans les pays développés.

Pour en savoir plus sur les politiques environnementales à l’international : le lien ici !

Pourtant, l’application concrète de ce principe se heurte encore à de fortes résistances industrielles. Aux États-Unis, les États de New York et du Vermont ont adopté des lois dites « Climate Superfund », qui obligent les grandes entreprises pétrolières, gazières et charbonnières à financer les projets d’adaptation climatique, en proportion de leurs émissions passées. Ces lois font toutefois l’objet de nombreux recours judiciaires, et nous te conseillons vivement de suivre leur évolution durant l’année 2026. Face à l’absence d’action fédérale, onze autres États américains ont introduit en 2025 des projets de loi similaires, illustrant une dynamique ascendante où les États cherchent à contraindre les pollueurs à payer, plutôt que de reporter la charge sur les contribuables. 

Conclusion

Pour étoffer ton analyse dans une colle ou dans une copie de concours, n’hésite pas à mobiliser des oeuvres littéraires qui s’applique au changement climatique. Cela permet de vraiment faire la différence avec les autres candidats ! Pour ce faire nous te proposons l’oeuvre On Fire. Dans ce livre, Naomi Klein se livre à un véritable réquisitoire contre le Green New Deal. Elle le présente comme donnant des mesures faibles, qui échouent car elles refusent de s’attaquer à la racine du problème. Pour elle, c’est tout notre système qu’il faut revoir : on n’est pas dans une crise écologique, mais dans une crise du capitalisme. En effet, le capitalisme a une extraction géométrique des ressources, elle que celle-ci se renouvellent que de manière arithmétiques. Cette crise de l’environnement exacerbe en plus les inégalités sociales.

Vocabulaire

Il faut aussi que tu vérifies que tu maîtrises bien le vocabulaire associé :

  • Domestic heating oil: le fioul domestique.

  • A coal-fired power plant: une centrale à charbon.

  • To phase out: sortir progressivement de (ex: to phase out coal).

  • To curb emissions: freiner/réduire les émissions.

  • To repeal / To rescind: abroger ou supprimer une loi/un décret

  • The Polluter-Pays Principle: le principe pollueur-payeur.

  • A landmark ruling: une décision de justice historique.

  • A trade-off: un compromis.

Tableau de révisions

Finalement, voici un tableau récapitulatif de tous les exemples clés à connaître pour réussir n’importe quel sujet sur l’environnement !

Thématique Argument Exemples
Royaume-Uni Transition vers l’énergie propre en cours.  Great British Energy Act (2024) : Énergie propre dès 2030. Plan de 50M£ (mars 2026) pour aider les ménages face à la crise en Iran. 50% d’éolien en 2024 (vs 7% en 2010). Objectif Net Zero 2050.
États-Unis (L’ère Trump) Dérégulation massive : Priorité à l’industrie sur l’écologie (“Green new scam”). Abrogation de l’Endangerment Finding (fév. 2026) : supprime l’obligation légale de réguler les GES.
États-Unis (L’héritage Biden) Freinage : L’IRA (Inflation Reduction Act) est gelé par Trump en 2025. Projet Willow (pétrole en Alaska) : maintenu malgré les critiques (production prévue 2029).
Commonwealth Vulnérabilité : 56 pays, dont 32 petits États insulaires menacés par la montée des eaux. Charte Bleue (2018) : Protection des océans avec des pays “champions” (ex: Australie/Maurice).
Australie Aspect Social : Le charbon est pilier de l’économie (export vers Chine/Japon). Nouvelle-Galles du Sud (mars 2026) : Interdiction de nouvelles mines + création d’une Autorité pour l’emploi.
Justice & Luttes Climativisme : Les jeunes attaquent l’État en justice pour leur droit à un environnement sain. Affaire Sagoonick c. Alaska II (mars 2026) : Contestation d’un projet gazier de 44 milliards $.
Concept Clé Pollueur-Payeur (OCDE 1972) : Faire payer aux entreprises leurs externalités négatives. Climate Superfund Acts (NY & Vermont) : Forcent les majors pétrolières à financer l’adaptation climatique.

N’hésite pas à consulter toutes nos ressources d’anglais ici !