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C’est officiel : dès la session 2026 du concours BCE, l’épreuve d’HGGMC de l’ESCP change de visage ! La fameuse carte à réaliser, notée sur 5 points, disparaît du barème, comme l’a annoncé François Bost, président du jury, à la fin du mois de mai. Les étudiants actuellement en première année ne la passeront donc jamais : vous pouvez ranger vos crayons de couleur !

Une épreuve souvent critiquée

La préparation de la géopo ESCP, épreuve capitale au vu de son coefficient et du nombre d’écoles qui la prennent en compte, était jusqu’à présent très particulière en raison de cette fameuse carte. Beaucoup de professeurs, jugeant la compétence de cartographie peu utile pour un futur manager, appelaient ainsi à repenser l’épreuve.

Déjà, en 2016, notre premier poisson d’avril qui annonçait la suppression de la carte ESCP reprenait, avec un brin d’exagération, les critiques fréquemment formulées à son égard.

Ce que l’on sait du nouveau format

À l’heure actuelle, le barème précis n’est pas encore publié, mais les grandes lignes de la réforme sont d’ores et déjà claires dans le sujet 0 ESCP 2026. L’épreuve, qui durera toujours 4 heures, consistera en une dissertation unique et fidèle à l’esprit du programme de prépa ECG.

Elle sera accompagnée d’un corpus documentaire limité à trois documents au maximum, dont :

  • Une carte géopolitique tirée d’une publication de référence, qui jouera un rôle central dans la compréhension du sujet, sans pour autant faire l’objet d’un commentaire

  • Un ou deux documents complémentaires de nature statistique, chronologique ou cartographique.

L’objectif est d’encourager une utilisation pertinente des documents pour nourrir l’argumentation, sans transformer la dissertation en analyse de sources.

Une dissertation plus technique et rigoureuse

La suppression de la carte libère donc du temps, mais renforce les attendus disciplinaires. Le jury souhaite retrouver un réel équilibre entre les trois dimensions fondamentales de l’HGGMC.

L’histoire ne devra plus être réduite à quelques repères. La copie idéale montrera : une “profondeur historique” (le programme commence en 1913), une mise en perspective pertinente du sujet et une maîtrise des faits et de la chronologie.

D’un point de vu géographie, les élèves devront montrer leurs “connaissances précises des espaces étudiés” tout en mobilisant des raisonnements multiscalaires et un vocabulaire géographique rigoureux.

Enfin, la géopolitique occupera toujours une place centrale au sein de l’épreuve. Elle devra structurer la réflexion en liant dynamiques historiques et spatiales à des enjeux de pouvoir, d’influence et de conflictualité. Les croisements avec d’autres champs comme la géoéconomie, la science politique ou encore la sociologie des relations internationales seront particulièrement bienvenus, pour peu qu’ils soient pertinents et intégrés de manière cohérente à l’argumentation.

Les candidats pourront intégrer à leur copie deux à trois petits schémas explicatifs maximum. Ceux-ci restent facultatifs, mais seront valorisés s’ils sont bien faits, lisibles et pertinents, en lien direct avec le propos développé. L’épreuve d’HGGMC se rapproche ainsi dans la forme de celle déjà proposée en ESH.

La carte disparaît, mais l’épreuve d’HGGMC ESCP ne s’allège pas pour autant. La dissertation devient le cœur unique de l’évaluation, avec des attendus plus précis dans les trois disciplines. Ce nouveau format tend donc plus vers celui de la dissertation d’ESH, autant dans l’exigence que dans la liberté de construction.
Il faudra donc attendre les premières sessions pour voir comment cette réforme se traduira concrètement dans les copies et les barèmes.