Avant son retrait, de nombreuses questions planaient sur la capacité de Joe Biden à gouverner à cause de ses nombreuses bourdes lors de débats et d’interviews. De son côté, Donald Trump a été visé par une attaque. Il est donc intéressant de faire un flash-back sur le déroulement de ces primaires avec un entraînement de khôlle sur le sujet.
Méthodologie
Pour commencer, faisons un bref rappel de la méthodologie de la colle.
Format de l’épreuve
En LV1, l’article que tu recevras le jour J fera entre 550 et 650 mots (plus ou moins 10 %). Tu auras 20 minutes de préparation, puis généralement 20 minutes avec le jury : une partie de présentation et une partie de discussion en anglais. Selon les écoles, ta présentation devra durer plus ou moins longtemps (plutôt 10 minutes à l’EDHEC, et plutôt 8 minutes à HEC).
Déroulé de l’oral
Il y a plusieurs étapes à suivre lors de ta présentation orale en langues :
- L’accroche : elle doit être pertinente et remarquable pour marquer ton jury.
- L’introduction : elle doit présenter rapidement le texte, son auteur si c’est important (un homme politique, un économiste…) et le contexte dans lequel il a été écrit.
- La synthèse : elle synthétise l’article et met en avant les idées clés de l’auteur.
- La transition : elle permet de passer de l’article à ton commentaire personnel (« So much for my summary », « this leads me to… », « Moving on… ».
- Le commentaire : il te permet d’ouvrir le sujet et de prouver quelque chose et de défendre ton opinion.
Conseils généraux
Conseil n° 1 : la gestion du temps
Le plus important dans cette épreuve est la gestion du temps. En LV1, le commentaire est très important, sa préparation doit occuper la moitié, voire les ¾ du temps de préparation. Alors qu’en LV2, la compréhension précise de l’article est primordiale. En LV1, je te conseille de consacrer 5 à 7 minutes à la lecture de l’article et la synthèse, et le reste au commentaire.
Conseil n° 2 : le brouillon
Si tu n’es pas très à l’aise à l’oral, il est sûrement tentant de rédiger un maximum de phrases au brouillon, mais c’est assez dangereux parce que tu risques de perdre beaucoup de temps et de ne pas regarder ton jury assez souvent. Je te conseille de rédiger ton accroche, voire toute ton introduction et ta phrase de transition vers le commentaire, pour être sûr(e) de toi et ne pas perdre tes mots.
Conseil n° 3 : bannir le mot says
Sous le stress, les élèves se retrouvent souvent à dire : « the columnist says this, and that… ». Si tu arrives à ne pas l’employer pour privilégier d’autres mots, ton jury en tiendra compte et tu te démarqueras des autres.
Voici une liste non exhaustive de tournures que tu peux employer :
- He contends/believes/proves that…
- The columnist points out at…
- The journalist shows how…
Un exemple d’article
How does Ron de Santis dropping out change the Republican primary?
Ron Desantis’s campaign ended, as it began, on x. His live launch event was meant to show how au fait with the future the Florida governor was. Instead the glitchy launch turned into the equivalent of dad dancing. Mr DeSantis took no such chances with his withdrawal from the Republican primary, which he announced in a video posted on the same platform. As final act of self-degradation he endorsed Donald Trump, who has been bullying him for months about his height and his table manners.
That leaves just two candidates standing: Mr Trump and Nikki Haley. Ms Haley’s hopes hinge on the tiny state of New Hampshire, which votes on January 23rd. Though only three of the past eight winners of a competitive Republican Iowa caucus have gone on to win their party’s nomination, New Hampshire has voted for six eventual nominees. Ms Haley hopes to become the seventh. Mr DeSantis’s departure is unlikely to make a hard task any easier.
Her campaign is right to bet on New Hampshire. Ms Haley’s base—independent, moderate and college-educated voters—makes up an unusually large share of the state’s primary electorate. But the promise New Hampshire offers is also why Ms Haley finds herself in a bind. Although a triumph in the Granite State could give her a lift, the electorate across the remaining key states in the Republican primary is more religious, less educated and as a result far Trumpier. […]
A Republican non-incumbent candidate has never won both Iowa and New Hampshire in the party’s primary. But judging by the latest polling Donald Trump, ever the disruptor, looks set to make history. He leads Ms Haley in the state by 15 points; Mr DeSantis had sunk to single figures. In a Republican primary marked by candidates fighting for second place (the former president leads nationally by 55 points), the Haley campaign reckons her smaller deficit in New Hampshire is surmountable.
Now he is no longer in the race, where will his voters go? The Economist’s YouGov poll, taken earlier in January, asked Republican primary voters about their second preferences. […] Among first choice DeSantis voters in that survey, 44% said Mr Trump would be their second choice. Only 24% said they would vote for Ms Haley. The sample is small, so aim off for that. But the reason the sample is small is that there are so few DeSantis voters in the poll.
If Ms Haley wins in New Hampshire it will be in no small part thanks to the state’s open primary rules and, to a lesser extent, a kink in the Democratic primary. Unaffiliated voters, not just Democrats and Republicans, can take part in one of New Hampshire’s primaries. This year some independents will have little choice but to vote in the Republican one because New Hampshire has rendered the Democratic Party’s primary obsolete.
This is fortunate for Ms Haley. Independents in New Hampshire back her by a 15-point margin. […] However, other states with open Republican primaries will have a corresponding Democratic primary to siphon off independents. Such is the case in South Carolina, Ms Haley’s home state. […] And because Mr Trump’s grip on the remaining three-quarters of South Carolina’s electorate is so strong, the overall gap between Ms Haley and the former president was a canyonesque 29 points before Mr DeSantis dropped out. For her four-point advantage among independents to outweigh her 41-point deficit among Republicans, independents would need to make up 91% of the South Carolina electorate. They do not.
Just possibly she could win New Hampshire’s Republican primary on the backs of independents, but she cannot win the nomination with this formula. So winning alone is not enough; rather, Ms Haley needs to show marked improvement among the party faithful if her candidacy is to remain viable. She failed to surge among Republicans in Iowa and polling suggests it will be a tall order in New Hampshire, too. According to a Suffolk University poll, nearly half of Ms Haley’s would-be voters there say they are casting their ballot against Donald Trump, rather than in support of her. In contrast, 93% of Mr Trump’s supporters say they are voting for him, not against Ms Haley. Maga voters support seems to be set in granite.
From the Economist, January 2024.
Pistes de correction
Je ne vais pas rédiger une khôlle en entier ici, mais si tu souhaites regarder ce genre de documents, tu peux consulter cet entraînement de khôlle.
En revanche, voici ce qu’il ne fallait pas oublier de mentionner dans la synthèse du document :
- Le contexte : les partis politiques américains sont en train de préparer la prochaine élection présidentielle qui aura lieu à la fin de 2024. De plus, Joe Biden va se représenter et Donald Trump aussi.
- Le duel Donald Trump/Nikki Hayley qui fait suite au duel Donald Trump/Ron DeSantis.
- La difficulté qu’a le Parti républicain à faire émerger un autre candidat que Donald Trump.
Ensuite, pour la phrase de transition entre le résumé et le commentaire, tu peux partir de ce que tu as trouvé intéressant dans l’article et, ensuite, ouvrir le sujet.
Phrase de transition : I found this article interesting as it shows how difficult it is for the Republican party to part from Donald Trump and his era. In my commentary I would like to analyze….
Exemple de commentaire
I : Donald Trump, une figure incontournable du Parti républicain
Dans cette partie, tu peux développer un peu sur l’histoire de Donald Trump et sur son électorat très fidèle, malgré les scandales et ses attaques à la démocratie. Pour en apprendre plus sur les procès autour de Donald Trump, tu peux consulter cet article.
II : La difficulté de faire émerger de nouvelles références politiques dans le parti d’ici les élections
Dans cette partie, tu peux revenir sur l’exemple de Ron DeSantis qui s’opposait à Donald Trump sur plusieurs plans : idées, âge… Pour en apprendre plus, tu peux consulter cet article.



