Tu as des difficultés en anglais ? Tu comprends la moitié d’un article, tu bloques en khôlle et tu paniques dès qu’il faut écrire plus de trois phrases ? Respire, tu n’es pas seul, beaucoup arrivent en prépa avec l’impression d’avoir un niveau catastrophique en langues. Pas de panique si tu n’as plus qu’un an, ou même quelques mois avant les concours : tu peux encore grandement progresser en anglais et augmenter tes notes en suivant une méthode simple et stratégique de travail. Alors, par où commencer quand on est “nul” en anglais en prépa ?
Dédramatiser : partir du bon état d’esprit
Avant toute chose, sache que ce n’est pas la fin du monde d’être nul en anglais. En prépa, beaucoup de gens arrivent avec des niveaux très différents, et ce n’est pas parce que tu galères maintenant que tu resteras bloqué à ce niveau toute l’année. Et le truc sympa aux concours c’est que les correcteurs n’attendent pas de toi que tu écrives comme Orwell, il y a des points sur lesquels tu peux t’appuyer qui diffèrent d’un “bon niveau d’anglais”. Un élève bilingue peut plafonner à 12 alors que des élèves moins à l’aise dépassent le 16.
Accepte ton niveau actuel
Rien ne t’empêchera plus de progresser que toi même si tu as honte : honte de poser des questions, honte de rendre des travaux, honte de tenter une réponse à l’oral, honte de parler en khôlle… Note qu’en classe préparatoire, tes premiers alliés sont tes professeurs et tes camarades de classe (ainsi que les rédacteurs Major Prépa, bien sûr). Les questions les plus simples sont souvent les meilleures et tu ne seras jamais seul à en profiter. Si tu le peux, rend des travaux à ton ou ta professeur.e : pas besoin de faire directement des rédactions d’essais ou des RAC, tu peux commencer par des phrases de traductions que tu as trouvé dans un article ou des exercices de grammaire. Si tu ne peux pas rendre de travaux, essaye de t’organiser avec tes camarades : interroge, fais relire, reprendre, corriger…
Saisis toutes les opportunités de progresser qui se présentent à toi
Profite également des khôlles ! Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, sache que tu ne progressera jamais autant qu’en essayant : quitte à recevoir au début quelques mauvaises notes, parle lentement, concentre toi sur l’essentiel, cherche à utiliser les mots de vocabulaire que tu connais. N’hésite pas à apprendre une structure d’oral par cœur afin de ne pas avoir à y réfléchir et de pouvoir te concentrer pleinement sur le déroulé de ta phrase.
Organise ta réussite : fixe-toi des objectifs de court et long terme
Enfin, si tu dois retenir une chose de cet article la voici : tu peux progresser en anglais seulement si tu t’impose des objectifs réalistes. Plutôt que de vouloir lire The Economist sans dictionnaire le premier mois, commence par reprendre les bases : où mettre les -s en conjugaison, la différence entre there et their… Chaque petite victoire compte !
Par ailleurs, un emploi du temps de progression jusqu’aux concours t’aidera à conserver ta motivation et à organiser stratégiquement l’augmentation de tes notes.
Les bases indispensables à travailler en priorité
Avant de te lancer dans des lectures compliquées ou des essais à rallonge, il faut poser des fondations solides. Sans ça, tu vas vite t’épuiser et stagner. Heureusement, ces bases sont simples et accessibles à tout le monde.
Le vocabulaire de survie
Commence par apprendre les mots et expressions simples que tu vas vraiment utiliser en prépa. Une copie dont l’anglais est médiocre, qui est bourrée d’expressions idiomatiques sera mal vue par un correcteur car elle donne l’impression que l’élève ne fait qu’écrire ce qu’il a appris par cœur avant de se concentrer sur l’essentiel : la forme d’une phrase, la conjugaison des verbes…
Tu dois donc commencer par montrer à ton correcteur que tu comprends ce qui est attendu de toi en te concentrant premièrement sur :
- Les mots de liaison (however, moreover, therefore…)
- Les expressions qui te permettent de donner ton avis
- Le vocabulaire des thèmes principaux en économie, politique et société : pour cela je te conseille de rentrer ceux que tu croiseras en cours et en DST dans des fiches Anki ou Quizlet. Tu pourras ainsi les revoir régulièrement et enrichir ton vocabulaire en les complétant continuellement.
Pas besoin de connaître tous les mots du dictionnaire : 500–800 mots bien choisis suffisent pour comprendre et te faire comprendre.
La grammaire essentielle
Tu n’as pas besoin de maîtriser tous les temps et toutes les exceptions dès maintenant. Concentre toi sur les temps principaux : présent simple, prétérit, present perfect; les verbes irréguliers; la forme des phrases affirmatives, négatives et interrogatives; les prépositions de base et les structures types (I believe that…, the journalist underlines the fact that…).
Le but est de pouvoir produire des phrases correctes rapidement, sans te prendre la tête. Les erreurs fines, tu t’en occuperas après.
La méthodologie
Elle est le pilier sur lequel tu dois absolument te reposer quelque soit l’épreuve que tu passes. Elle est à travailler en priorité aussi bien pour l’écrit que pour l’oral. En effet, un essai écrit d’un anglais parfait qui répond à la question posée comme le ferai une rédaction française ne sera pas récompensé par une bonne note. La clé est l’argumentation : on attend de toi que tu puisses donner un avis construit et réfléchi. Concernant le RAC, ne présente pas les articles : compare-les. Il est valorisé de reconnaitre le ton humoristique de l’un et le ton accusateur de l’autre par exemple, et ce sont des choses que tu peux faire sans même parler très bien anglais.
S’entrainer tous les jours
Ne cherche pas à tout faire en une seule séance. 30 minutes quotidiennes valent mieux qu’une heure intense une fois par semaine. Par exemple tu peux :
- Lire activement un article court en anglais et surligner les mots nouveaux, puis le résumer en 3 à 5 phrases
- Faire 5 à 10 phrases de traduction…
Rentre alors dans un carnet, sur Anki ou Quizlet les mots de vocabulaire importants que tu as découverts ainsi que les expressions qui te semblent essentielles. Le plus important est de comprendre tes erreurs et de les ficher afin de les revoir régulièrement pour que leur évitement devienne un automatisme.
Petit à petit, ces habitudes te feront gagner un vocabulaire actif, une meilleure grammaire et de l’aisance à l’écrit comme à l’oral. Et le plus important : tu te sentiras plus confiant !
Garder la motivation sur la durée
Compare toi à toi-même et non aux autres
Afin de rester motiver : mesure tes progrès. C’est pour cela que ficher tes erreurs et les revoir régulièrement est important. Si tu les relis et que tu les comprends ou les remarques instantanément alors tu as progressé !
Il faut que tu t’accordes tes petites victoires : ne pas avoir refait la même faute en DST, comprendre un article, réussir une phrase de thème sans faute de grammaire…
Allier plaisir et travail : la clé de la réussite
Attention : contrairement à ce que beaucoup affirment, regarder un film en anglais ne suffit pas à progresser. En revanche, il est primordial d’intégrer des éléments culturels variés – livres, films, faits divers, tendances sur les réseaux sociaux, culture classique ou pop – dans ton travail, à l’écrit comme à l’oral. Non seulement cela satisfait ton jury, qui apprécie la diversité des sujets abordés, mais c’est aussi ce qu’on te demande de faire. Alors, si tu as aimé le film Barbie par exemple, n’hésite pas à apprendre à l’utiliser en khôlle, sur le féminisme moderne, la condition des femmes, le retour des valeurs traditionalistes etc.
Voilà, tu as toutes les infos essentielles pour progresser rapidement en anglais peu importe ton niveau de départ ! Ce qui est important, c’est la motivation et la régularité, et ça, tout le monde peut y arriver ! Si tu veux plus de routines pour travailler en anglais, consulte cet article !



