Réussir sa colle de CG ! Réussir sa colle de CG !
Après presque un mois de prépa, les colles de CG ou de philo sont peut-être devenues les sources de tes pires angoisses. Pas de... Réussir sa colle de CG !

Après presque un mois de prépa, les colles de CG ou de philo sont peut-être devenues les sources de tes pires angoisses. Pas de panique, tu vas voir qu’en réalité un peu de méthode parmi ce flou philosophique va t’aider à apprivoiser ces colles !

I) La colle de CG : kezako ?

 

Le principe est plutôt simple, à partir d’un ou deux mots, d’une citation ou tout simplement d’une phrase, il faut tirer une introduction avec une problématique, un plan, et une conclusion pour pouvoir tenir 10min devant l’examinateur.

 

II) La découverte du sujet

 

La meilleure manière d’aborder la colle est de commencer par mettre sur papier pendant une à trois minutes tout ce que le sujet t’inspire.

 

  • Pour un mot (par exemple « la table »r) :
    • Féminin/masculin
    • A quoi sert elle ?
    • Où se range t-elle ?
    • Qui l’utilise ?
    • Que symbolise t-elle ?
    • Comment est-elle représentée ?

 

  • Pour une phrase / une citation (par exemple « Il y a beaucoup de gens pour qui la facilité de parler provient de l’incapacité de se taire » – sujet HEC 2017) :
    • Comprendre le sens de la phrase si elle n’est pas ambiguë (comme ici) ou justement comprendre les deux ou trois sens que peut supposer la phrase
    • Que veut dire la formule « Il y a beaucoup de gens pour qui »
    • Qu’est ce que la facilité de parler // l’incapacité de se taire
    • Comment se manifestent-elles ?
    • Dans quelles situations ?

 

L’important est de décortiquer au maximum le sujet, sans trop de prise de tête, mais dans le but de dégager une tension dans le sujet et donc la problématique.

 

III) La problématique

 

Il faut ici avoir à l’idée que, comme à l’écrit et comme en géopolitique ou en éco, si le sujet est posé c’est qu’il existe une tension, que le sujet pose un véritable problème. Notre but dans cette étape est justement de mettre le doigt sur cette tension pour pouvoir l’exploiter et en faire le centre du sujet.

Ce n’est pas toujours simple et on a tous été tenté de se présenter devant le prof avec une série de « excusez-moi je n’ai vraiment pas trouvé de problématique et pourtant j’ai cherché mais je ne vois pas » ou « bon je vous préviens ce que j’ai fait est nul » voire directement de refiler la colle à un pote. Bon ça arrive mais l’important est de ne jamais abandonner le sujet, de ne pas éviter ses colles de CG parce qu’une des clefs de cette exercice est l’entraînement et c’est vrai. Comme en maths, plus on en fait plus on s’habitue à la méthode et la recherche de la problématique ainsi que l’élaboration du plan deviennent plus aisés.

La tension apparaît grâce à l’exercice de défrichage du début, d’où son importance. Et en cas de panne complète, même une problématique un peu tirée par les cheveux sera toujours mieux que rien !

  • pour des objets : chercher en fonction de leur multiples utilisations des utilisations contradictoires et s’interroger sur cela
  • pour des phrases : chercher tous les sens, confronter les mots entre eux, étudier ceux qui s’opposent / se complètent / se précisent / se contredisent

 

IV) L’introduction

 

  • Amorcer avec une citation / une référence littéraire, poétique, philosophique / un exemple de la vie quotidienne

 

  • Bien définir les mots du sujet : le but est d’exposer aux examinateurs la démarche que vous avez entrepris, ce qu’il s’est passé dans votre tête lors de l’analyse du sujet et qui vous a mené à la problématique

 

  • Annoncer la problématique / le plan

 

VI) La conclusion

 

  • Ne pas se contenter de dire ce qu’on a déjà dit mais s’assurer d’aboutir à quelque chose de nouveau : il faut montrer que l’on a vraiment avancé, en ayant répondu à la problématique ;
  • On peut aussi poser une autre tension en ouverture ;
  • Ne pas dire « voila, finalement la solution c’est ça ! » comme si l’illumination était apparu en conclusion : cela souligne juste que le développement que l’on vient de servir était inutile !

 

VI) Gérer les références

 

  • Contrairement à ce que l’on pense en entrant en 1ère année, les références sont le paramètre le moins stressant car elles vont finir, à force d’entrainement, par venir en tête très facilement grâce à des mots clefs / des thèmes déclencheurs
  • Il ne faut pas multiplier à l’infini les références, mais en maîtriser un petit nombre sur le bout des doigts !
  • Inutile de se servir de références de livres que l’on a pas lu, cela se verra directement à la partie entretien et en plus la référence ne sera pas correctement exploitée, inadaptée, approximative.
  • Il faut retourner fouiller dans les cours de français de 1ère pour réutiliser les romans, pièces de théâtres, tableaux et poésies qui ont en général été traité en profondeur
  • Il faut toujours connaitre pour un roman les personnages, les actions qui se déroulent, parfois quelques mots sur l’auteur, d’autre roman de ce même auteur. Pour les poésies connaitre l’auteur, le mouvement auquel il appartient. Idem pour les tableaux, ne pas en citer un si l’on est incapable de le décrire précisément !
  • Mieux vaut un exposé pauvre en références mais qui sont maitrisées sur le bout des doigts qu’un exposé plein de références, de noms, de titres de bouquin « pour faire joli » car les examinateurs voudront vérifier dans l’entretien si l’on s’y connait vraiment ou si c’est justement « pour faire joli»

A lire :

“La CG/Philo en 1ère année ça sert à rien”… vraiment ?

Tu veux vérifier que tu maîtrises le BA-BA de la CG ? Joue à ce quizz !

Réussir sa colle de philo !

Camille Defline