Fiches #6-“Does the Stock Market Overreact ? ” – De Bondt et Thaler 1984 Fiches #6-“Does the Stock Market Overreact ? ” – De Bondt et Thaler 1984
Pour reprendre Kahneman, les individus semblent accorder plus d’importances aux nouvelles informations qu’aux anciennes. Shiller, puis Kleiton montrent que les dividendes de certains actifs... Fiches #6-“Does the Stock Market Overreact ? ” – De Bondt et Thaler 1984

Pour reprendre Kahneman, les individus semblent accorder plus d’importances aux nouvelles informations qu’aux anciennes. Shiller, puis Kleiton montrent que les dividendes de certains actifs au cours du 20ème siècle ne sont pas assez corrélés aux mouvements de capitaux, mieux encore :
les mouvements de prix des actifs sont fortement liés aux suggestions faites à partir des actifs les plus fructueux de l’année t-1 ; c’est un signe direct de l’existence d’une surréaction de la part des agents économiques. Ces derniers semblent donner une grande importance aux changements court-termistes de l’économie. Le ratio des gains est P/E, si le marché à un ratio peu élevé, alors les gains risqués espérés sont plus significatifs que quand le ratio est élevé. L’anomalie liée à la surréaction des investisseurs trouve une de ses raisons dans l’hypothèse du « prix-ratio » de Basu : les entreprises présentant un P/E bas sont sous-évaluées car les investisseurs sont pessimistes (résultats mensuels mauvais, dividendes -quasi-nuls). Puis, les prix s’ajustent lorsque les gains futurs deviennent meilleurs ; il en est de même pour les entreprises ayant un P/E élevé (raisonnement dans le sens inverse).

Mais cela amène une question primordiale : comment cette anomalie a-t-elle survécu à l’arbitrage ? Cette question est elle-même sous-imbriquée dans une question plus générale : quelles sont les conditions d’équilibre sur un marché dans lequel certains agents agissent de façon irrationnelle ? Russell & Thaler affirment qu’une poignée d’agents rationnels n’est pas suffisante pour assurer l’équilibre sur le marché dans lequel se trouvent des agents quasi-rationnels.

Le but de l’article est alors de voir si la surréaction des individus est prévisible. Certains économistes ont déjà étudié ce phénomène [Shiller], montrant que les bulles spéculatives et la forte volatilité des actifs prennent racine dans cette fameuse surréaction [Ohlson & Penman]. Le phénomène de surréaction touche davantage les perdants (du marché) que les gagnants.


Morgan Sachs

Violeta Campos

étudiante à HEC Paris. J'ai passé toute ma scolarité au Lycée Français de Madrid, puis j'ai intégré Janson de Sailly (Paris) en prépa ECE. Mon amour pour les maths, l'éco (un peu) et les langues me poussent à écrire pour vous aujourd'hui !