Le grand lexique d’économie Le grand lexique d’économie
À quelques mois des concours, vous commencez petit à petit à voir la fin du programme arriver, et bien sûr le début des révisions... Le grand lexique d’économie

À quelques mois des concours, vous commencez petit à petit à voir la fin du programme arriver, et bien sûr le début des révisions se profile. Pour cela, il est important d’avoir les idées claires. L’équipe de Major-Prépa est là pour t’aider et publiera un ensemble de notions définies, qui s’ajouteront petit à petit à un grand lexique, ressource de base pour bien réussir vos dissertations.

 

Cette semaine, un ensemble de notions un peu transversales portant sur les premiers chapitres introductifs de l’année.

 

Revenus primaires : c’est un revenu issu de la participation directe à la production. Ce sont les revenus du travail, les revenus du patrimoine ainsi que les revenus mixtes et l’EBE.


Revenus secondaires (ou revenus de transfert) : ce sont les revenus issus de la redistribution des prélèvements obligatoires, que celle-ci soit verticale (comme le RSA) ou horizontale (les retraites, les allocations familiales, etc.).

 

Consommation : c’est l’utilisation de biens, de services, de ressources pour les transformer ou les détruire. Si c’est pour la réalisation d’autres biens ou services, c’est la consommation intermédiaire. Si c’est pour satisfaire les besoins de l’homme, c’est la consommation finale. 

 

Épargne : c’est la partie du revenu qui n’est pas consommée. Elle peut être conservée sous forme liquide ou bien être réinvestie dans le circuit économique. Il y a trois motifs pour l’épargne selon Keynes : transaction, précaution et spéculation.


RSA (Revenu de solidarité active) : en 2009, il remplace le RMI et l’API et se décline entre le RSA-socle et le RSA-activité. Il est remplacé en 2016 par la prime d’activité. Le RSA est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu’elles atteignent le niveau d’un revenu garanti. Ce dernier est calculé comme la somme d’une montant forfaitaire (en fonction de la composition du foyer) et d’une fraction des revenus des membres du foyer.


Seuil de pauvreté : il existe deux façons de déterminer le seuil de pauvreté, de manière absolue ou relative. De façon absolue, on définit un seuil en-dessous duquel on est considéré comme pauvre ($1 ou $1.25 aujourd’hui). De façon relative, on définit un seuil, en général 50% ou 60% du revenu médian du pays. Les individus dont le revenu est inférieur à ce niveau sont alors considérés comme pauvres. À partir de ce seuil, on peut calculer le taux de pauvreté : la proportion de la population dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté.


Fonction de consommation : Chez Keynes, cette fonction s’écrit C=cY + b, avec Y le revenu et c la propension à consommer. Elle repose sur la loi psychologique fondamentale : la consommation augmente mais moins vite que le revenu. La Propension Moyenne à Consommer (PMC) diminue avec cette hausse du revenu.


Coefficient budgétaire : c’est le rapport entre la dépense consacrée à un bien ou service et la dépense totale.


Bien Giffen : un bien de Giffen est un bien inférieur. Quand le revenu baisse, la consommation de ce bien augmente par effet de substitution même si le prix de ce bien augmente. On considère généralement le cas des pommes de terre en Irlande lors d’une famine au XIXème siècle.


Effet Veblen : phénomène par lequel la demande d’un bien augmente en même temps que son prix (élasticité prix positive). Il s’explique par le signe social que constitue l’achat d’un bien au prix élevé, cela s’applique en général aux produits de luxe.


Effet d’Akerlof : cet effet est une exception à la loi de la demande. Il met en évidence le fait que les consommateurs achètent parfois des biens ou services dont le prix est supérieur au prix moyen alors que ceux-ci sont parfaitement substituables, car ils pensent que ces biens sont de meilleure qualité que les autres (« effet de marque »).


Prix de réserve : c’est une notion tirée de l’économie classique. Le prix de réserve est fixé préalablement par le vendeur et c’est un prix en-dessous duquel le bien ou le service ne sera pas vendu. Le principe est le même pour le salaire de réservation sur le marché du travail.


SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) : il remplace le SMIG en 1970. C’est un taux de salaire horaire fixé par la loi et indexé sur l’indice des prix à la consommation de l’INSEE. Il est de 10,03 € brut au 1er janvier 2019.


Théorie du Signal : en 1977, Ross montre que l’endettement peut être considéré comme un signal émis à destination des actionnaires et des créanciers en situation d’asymétrie d’information. L’endettement serait un signal positif sur la qualité de l’entreprise car seules les entreprises “en bonne santé” peuvent s’endetter. Cela peut aussi faire référence à la théorie du signal de M. Spence. On part d’une situation d’asymétrie d’information pour les recruteurs sur le marché du travail. Les diplômes et qualifications sont donc un signal pour l’employeur que l’individu en question est meilleur que les autres.


Courbe de Lorenz : la courbe de Lorenz met en relation en abscisse des fractions de population (0 à 100%) et la part du revenu ou du patrimoine qu’ils possèdent en ordonnée. Une répartition égalitaire des revenus se traduirait par une bissectrice (droite d’équation x=y), et tout l’intérêt de ce graphique est d’apprécier l’écart entre la courbe de Lorenz et la bissectrice.


Coefficient de Gini : c’est un indicateur de mesure de l’inégalité. Il est compris entre 0 (la société est parfaitement équitable) et 1 (une seule personne possède toutes les richesses de la société). Donc plus le coefficient de Gini est élevé, plus la société est inégalitaire et plus la courbe de Lorenz est creuse. Graphiquement, le coefficient de Gini est représenté par l’aire entre la courbe de Lorenz et la droite d’équirépartition divisée par l’aire totale sous la droite


Cycle de vie de Modigliani : Franco Modigliani considère que l’épargne et l’endettement permettent aux ménages de lisser leur consommation dans le temps et maximiser leur fonction d’utilité inter-temporelle. Ainsi, l’épargne permet à un ménage de reporter sa consommation vers des périodes où il anticipe que ses revenus seront plus faibles et inversement avec l’endettement. Modigliani distingue 3 étapes : la jeunesse (où la consommation est supérieure au revenu donc on s’endette), la maturité (où le revenu est supérieur à la consommation donc on épargne) et la retraite (où l’on désépargne face à la baisse du revenu).

 

 

Découvrez aussi la version géopolitique.

Samantha Marolleau

Je viens de la sympathique prépa ECE de Marcelin Berthelot à Saint Maur. Après 2 ans là-bas, j’ai déménagé vers la mythique ville de Jouy en Josas, sur le campus d’HEC !