Découvre les outils et les astuces qui te permettront d’obtenir d’excellentes notes en khôlle d’histoire en prépa A/L. Tu pensais qu’obtenir un 16 ou un 17 était infaisable à l’ENS ? Détrompe-toi : bien cernée, la méthodologie de la khôlle d’histoire te permettra d’impressionner tes examinateurs !
Soigner la forme
Réussir une khôlle ne se limite pas à la seule agilité intellectuelle ou à l’apprentissage – si rigoureux soit-il – de connaissances. Il te faut d’abord maîtriser la structure de l’épreuve. En effet, dans le cadre d’un concours aussi sélectif que celui de l’ENS, déroger aux attentes de forme peut te coûter un grand nombre de points.
En premier lieu, il convient de respecter le minutage de l’épreuve. Ton oral doit durer 20 minutes et pas une de plus ! Aux oraux, les examinateurs n’ont pas le droit de garder un candidat plus longtemps qu’un autre. Tout manquement baissera donc mécaniquement ta note. Bien entendu, le jury est susceptible de te laisser quelques secondes supplémentaires pour conclure, mais sache qu’il n’hésitera pas à t’interrompre. Gare à toi si tu n’as pas eu le temps d’achever ton exposé.
Respecter le temps de parole ne suffit pas. Il convient de bien calibrer ton oral. Pour ce faire, munis-toi d’un chronomètre (plus précis qu’une simple montre). De manière générale, il est pertinent de consacrer environ 3 minutes à l’introduction, de dédier environ 5 minutes à chacune de tes parties et de te laisser 2 minutes pour conclure. Ne bâcle pas ta conclusion ! La dernière impression est aussi importante que la première.
Essaie aussi de conserver une diction claire tout au long de ton oral. Une bonne élocution est toujours un atout !
Pour ce qui est de l’organisation de la khôlle d’histoire, la structure généralement adoptée est celle d’un plan en trois parties et trois sous-parties. Sois cependant capable d’un peu de souplesse. Une sous-partie inutile mérite peut-être d’être abandonnée. Le jury le rappelle chaque année : c’est bien la qualité de ta réflexion qu’il juge et non ta capacité à respecter un modèle prédéfini. Donc trois parties et trois sous-parties, oui, mais à condition que cela soit pertinent.
Délivrer une introduction claire et bien ficelée
L’introduction est une étape clé de la khôlle d’histoire, c’est pourquoi il convient de la soigner. Celle-ci tient un rôle central : elle doit permettre à tes examinateurs de voir si tu as compris le sujet. D’un point de vue formel, elle doit être composée d’une accroche pertinente qui permet d’entrer de plain-pied dans l’analyse du libellé. Tu peux partir d’une citation, mais nous te recommandons de privilégier un exemple concret en lien avec le sujet.
Attache-toi à définir dans ton préambule chaque terme du sujet : des définitions claires te permettront de construire une problématique musclée et un plan solide. Veille cependant à ne pas délier les termes du libellé : c’est leur union qui fait sens.
Même si le temps de préparation peut te sembler très succinct, oblige-toi à rédiger au moins ta problématique et ton plan et applique-toi à les énoncer clairement pendant ta khôlle. Après ton oral, ces deux éléments constitueront l’un des derniers vestiges qui permettront aux examinateurs d’harmoniser les notes. Veille donc à leur faciliter le travail !
Bâtir un plan solide et rigoureux
L’analyse du sujet
Cela peut te sembler effrayant, mais n’hésite pas à prendre le temps de bien analyser le libellé avant de te lancer dans la rédaction d’un plan. Il arrive que 30 minutes d’analyse (sur 1 h 30 de préparation) soient nécessaires. Pars de définitions simples, puis essaie d’identifier les différentes couches de sens.
Dans un sujet mentionnant les réfugiés de la guerre froide, il est essentiel de rappeler ce qu’est exactement un réfugié. Cela peut sembler évident à première vue, mais la précision joue un rôle fondamental dans l’obtention d’une bonne note.
La définition des termes importants
Après avoir bien défini les termes du sujet, réfléchis à une grille de lecture. De grands enjeux doivent se dégager. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’analyse mérite encore d’être approfondie. À partir de cette grille de lecture, tu vas pouvoir réfléchir à un plan.
En prépa littéraire, tu as le choix entre un plan chronologique et un plan thématique. Si tu as un doute, privilégie le format chronologique. Sache néanmoins qu’un bon plan thématique peut également être pertinent.
Pour quel type de plan opter ?
Peu importe le type de plan, il te faudra réfléchir à des césures. Si tu optes pour le plan chronologique, elles doivent permettre de distinguer tes différentes parties. En d’autres termes, il te faut identifier des pivots qui te permettront de passer logiquement d’une partie à l’autre.
Dans un plan thématique, tu devras également trouver des césures. Celles-ci feront le lien entre tes sous-parties.
NB : Dans un plan chronologique, il convient d’adopter une approche thématique pour les sous-parties. Au contraire, si le plan est thématique, une posture chronologique est à privilégier dans le corps de tes parties. N’oublie pas que tu passes une épreuve d’histoire et que la chronologie en constitue une pierre angulaire !
Lier clairement ses idées entre elles
Certains candidats omettent souvent une étape charnière : la transition entre les parties. Nous l’avons dit, tu tentes de bâtir une réflexion. Toute réflexion doit être exprimée de manière sensée et fluide. Une transition, ce sont quelques phrases qui permettent d’expliquer la raison qui te pousse à changer de partie. Elle est donc fondamentale. Bâcler sa transition, c’est prendre le risque que le jury s’interroge sur la pertinence de ton plan.
Mais comment présenter une bonne transition ? Dans un plan chronologique, tu peux t’appuyer sur une date pivot qui incarne un changement de paradigme ou une évolution. Ne te limite pas aux grandes dates, tu dois toujours prendre en compte la spécificité du sujet qui t’a été attribué ! Pour ce qui est du plan thématique, cela peut s’avérer un peu plus acrobatique. Là encore, attache-toi à trouver un événement, un exemple concret, qui justifie le changement de partie. N’oublie jamais que ton raisonnement se veut progressif.
Conclure en beauté
Nous le savons, après 17 ou 18 minutes d’exposé, tu peux te sentir légèrement essoufflé(e). Il n’est pourtant pas temps de baisser ta garde ! Une conclusion bien menée peut encore te faire gagner des points. Donc, tu oublies l’improvisation.
La conclusion ne constitue pas un simple résumé de ta khôlle. Elle doit permettre de mettre en lumière les grands enjeux que tu as tenté de soulever. Aie en tête que tu dois continuer à réfléchir !
Astuce : si tu as opté pour un plan chronologique, structure ta conclusion de façon thématique. Inversement, privilégie une démarche chronologique si ton propos était soutenu par des fils thématiques. Ainsi, tu adopteras une posture analytique et tu éviteras les écueils de la répétition.
Quid alors de la fameuse ouverture ? Il n’y a pas de règle figée ici. Néanmoins, nous te conseillons de n’ouvrir le sujet que si et seulement si le lien est justifié et apporte une plus-value à ton exposé. Une ouverture inappropriée risquerait d’interloquer tes examinateurs.
Rester mobilisé(e) lors de l’entretien
Bonne nouvelle : tu es venu(e) à bout de ton exposé. Mauvaise nouvelle : une nouvelle bataille vient de s’ouvrir. Et cette partie n’est pas moins importante ! De nombreux candidats s’effondrent face à des questions ardues ou qui semblent mettre en question leur réflexion. La clé est au contraire de garder son calme et de rester mobilisé !
Ce n’est pas grave de ne pas savoir répondre à chacune des questions qui te sont posées. Essaie simplement de conserver une démarche analytique. En bref, ne cesse pas de réfléchir !
Il vaut parfois mieux admettre qu’on ne sait pas plutôt que d’avancer avec assurance une ineptie. Cela ne signifie pas qu’il convient de désarmer à la moindre difficulté. Lorsque tu penses connaître la réponse, mais qu’elle ne te revient pas instantanément, tente de reformuler la question. Une idée ou un concept t’apparaîtront alors peut-être.
Si ton exposé était déjà très solide, le jury peut tenter d’approfondir. Certains candidats sont parfois déstabilisés par cette démarche, pensant qu’ils ont manqué des éléments fondamentaux. Quand bien même ce serait le cas, essaie d’en profiter pour corriger le tir. Au contraire, si le jury essaie simplement d’aller plus loin, c’est très encourageant ! C’est le moment pour toi de mettre en lumière l’étendue de tes connaissances.
Derniers conseils pour briller en khôlle d’histoire
Désormais, tu disposes des outils nécessaires à la bonne réussite de la khôlle d’histoire. N’oublie pas cependant qu’une partie de ta note se joue aussi en amont. Veille à l’apprentissage régulier de ton cours et concentre-toi sur la rédaction de fiches sur des sujets précis en deuxième année.
Pour le programme d’oral sur la France proposé à l’ENS Ulm, nous te conseillons de te référer aux listes de sujets des années précédentes. Cela pourra guider la rédaction de tes futures fiches !



