Comment lutter contre la procrastination en prépa ? Comment lutter contre la procrastination en prépa ?
« Je le ferai demain »… Grande ennemie de tous les élèves de prépa, vous avez tous déjà connu la procrastination. Ce moment où il vous... Comment lutter contre la procrastination en prépa ?

« Je le ferai demain »… Grande ennemie de tous les élèves de prépa, vous avez tous déjà connu la procrastination. Ce moment où il vous est tellement impossible de travailler que même un trombone peut vous distraire. Vous décidez donc de temporiser. Mais vous savez au fond que cette procrastination vous mettra tôt ou tard en difficulté. Il s’agit donc de l’éviter le plus possible. Voici quelques conseils.

 

La reconnaître

Procrastiner, c’est remettre à plus tard quelque chose que vous auriez pu faire tout de suite. Par exemple, quand vous vous perdez sur Youtube à regarder des vidéos de chatons au lieu de reprendre vos cours du jour. Mais il existe aussi une procrastination plus insidieuse : travailler, sans vraiment travailler. Recopier mot pour mot son cours sur des fiches bristols (même si vous utilisez des jolies couleurs) n’est d’aucune utilité. Vous perdez du temps et remettez, là aussi, à plus tard le « vrai travail » (apprendre efficacement son cours, faire des exos…).
Il vous faut donc déjà reconnaître les moments où vous procrastinez. Vous avez le droit, vous devez même prendre des pauses lorsque vous travaillez. Mais il ne faut pas qu’elles s’éternisent : elles sont destinées à vous reposer pour vous rendre plus productif par la suite. Ainsi, si vous dépassez le temps que vous vous êtes donné pour votre pause, vous commencez à procrastiner. Et vous entrez dans le cercle vicieux de la procrastination : « ce soir j’arrive pas à bosser », « j’aurai le temps plus tard », « c’est pas si important »…

 

La combattre

Si chacun a une stratégie de travail personnel, certaines techniques demeurent efficaces pour tous. Certains font un plan de travail régulier sur l’année : chaque jour ils suivent le même emploi du temps et répètent ce schéma chaque semaine. Cette technique vous permet de travailler très régulièrement toutes les matières et de mettre l’accent sur les cours que vous avez eu pendant la journée. De plus, de cette façon, vous travaillez davantage pour les concours que pour vos DS et colles. Cette méthode est efficace pour lutter contre la procrastination car vous savez exactement ce que vous devez faire chaque jour sans vous poser la question. De plus, vous avez fixé vos pauses et vous savez que vous n’êtes pas censé en prendre d’autres. Cependant, cet emploi du temps fixe reste difficile à tenir et vous ne pouvez pas mettre l’accent sur votre DS de la semaine. Elle reste donc réservée aux plus disciplinés d’entre vous.

 

Votre plan de travail peut aussi ne pas être fixé : décider chaque soir ce que l’on va faire, ou le dimanche soir pour la semaine à venir. Attention cependant à ne pas passer trop de temps à se fixer ce plan de travail, à l’écrire. Il vous faut là aussi fixer vos pauses pour ne pas être tenté d’en prendre trop.

 

Mais le plus efficace reste tout de même de raisonner par objectifs plutôt que par plage de travail, c’est-à-dire établir une « to do list ». Par exemple, écrire sur votre planning « dimanche, avoir appris le cours sur les séries et refait tous les exos du prof » plutôt que « faire dix heures de maths cette semaine ». Lister ses objectifs permet d’avancer précisément dans son plan de travail sans risquer de s’égarer. De plus, si vous souhaitez changer votre programme du jour (si par exemple vous ne vous sentez pas du tout de faire des maths de la journée), vous pouvez tout de même remplir vos objectifs de travail en rééquilibrant les matières sur les autres jours. Et vous éprouverez un certain plaisir à barrer de votre to do list les objectifs atteints.

 

 

Trouver la motivation

Ces derniers conseils de méthodes peuvent vous aider à mieux vous organiser pour ne pas procrastiner, mais la racine même de la procrastination reste une baisse de motivation. Vous avez déjà tous connu ça en prépa. Il y a des périodes où vous travaillez bien, où vous avez l’impression d’avancer. Et puis d’autres moments, surtout en hiver quand les jours raccourcissent, que vous avez froid, que vous avez l’impression de ne toujours pas progresser, où il paraît impossible de se motiver. Vous n’arrivez plus à bien travailler, voire vous avez envie d’arrêter la prépa. C’est dans ces moment-là que vous allez le plus procrastiner ou travailler avec moins de zèle. Il faut donc se remobiliser.

 

Déjà, dites-vous que si vous avez été admis en classe préparatoire, votre place est là, vous avez le potentiel nécessaire pour réussir. Si vous êtes tentés d’arrêter en cours de route, pensez déjà à tout le chemin parcouru qui va tomber à l’eau (bon sauf si vous avez tenu deux mois…). Pensez aux moments difficiles déjà vécus, et comment vous aviez réussi à rebondir derrière. Remémorez-vous les bonnes notes obtenues et les progrès réalisés. Concentrez-vous pour retourner dans cette voie.

 

Amis et prépa : quel équilibre ?

Vous pouvez choisir aussi de travailler en groupe pour tenir votre plan de travail ou vos objectifs, à condition qu’il y ait une vraie émulation et non des bavardages. Vos amis seront aussi là pour vous soutenir dans les moments difficiles et vous éviter de quitter trop longtemps votre table de travail.

Vous pouvez également demander à vos amis (surtout ceux qui ne sont pas en prépa) de ne pas vous solliciter pour ne pas être perturbé. Si vous foncez tête baissée dès que vous êtes invité en soirée, demandez à vos amis de ne pas vous proposez à chaque fois et de vous laisser vous concentrer sur votre objectif. Vous aurez tout le temps de festoyer avec eux après les concours.

 

Lieu de travail

Votre environnement de travail compte aussi énormément pour votre productivité. Vous devez trouver un endroit calme et bien rangé pour avoir les idées claires. Si vous procrastinez trop, essayez de changer de lieu. Beaucoup d’étudiants n’arrivent pas à travailler seuls chez eux et préfèrent étudier dans leur prépa ou à la bibliothèque. Tentez les différentes possibilités et pensez à changer de lieu si votre productivité baisse. Une bonne stratégie peut être de se placer en bibliothèque face à des élèves de sa section venant de prépas concurrentes. Vous les reconnaitrez aisément aux livres qu’ils utilisent. Vous n’aurez pas envie de rentrer chez vous le premier ou de prendre une trop longue pause sachant que vous passerez les mêmes concours à la fin de l’année.

 

Se débarrasser des tentations

Enfin, le premier responsable de la procrastination pour l’écrasante majorité des préparationnaires reste leur téléphone portable. Pour les plus disciplinés, le mettre en mode avion lorsque l’on travaille suffit à ne pas se laisser déranger. Malheureusement, on sait tous que parfois, on dépasse largement les cinq minutes prévues à « checker ses notifs ». Si votre smartphone vous fait vraiment perdre trop de temps et que vous ne parvenez pas à lutter, pensez à le changer pour les modèles de base sans internet. Sinon, vous pouvez aussi désinstaller les applis qui sont le plus chronophages, ou confier votre téléphone à un proche qui vous ne le rendra qu’à votre pause.

 

Ces petites astuces devraient vous aider à procrastiner moins, à travailler plus. Même s’il est normal d’avoir des moments de faiblesse, d’inefficacité, rappelez-vous que plus vous luttez pour avancer, plus vous aurez de chance d’intégrer l’école de vos rêves. Dans ces moments difficiles, prenez quelques instants et imaginez le moment où vous apprendrez que vous êtes admis l’école de vos rêves. Dites-vous ensuite que cette intégration dépend absolument de ce que vous êtes en train d’étudier, que vous devez absolument continuer à travailler.

Constance Sichel

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