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La maîtrise de l’actualité économique est primordiale pour ta réussite en ESH. Elle te servira aussi bien pour tes accroches et ouvertures que pour illustrer tes propos. C’est pourquoi tu trouveras dans cet article un récapitulatif des cinq grandes actualités économiques de l’été 2026.

La situation budgétaire de la France reste préoccupante

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, prépare son budget 2027 en visant un déficit public de 4,9 % du PIB. Le gouvernement prévoit des efforts budgétaires et cherche 28 milliards d’euros, ce qui pourrait passer par des hausses d’impôts.

Toutefois, même si ces objectifs étaient atteints, la France serait encore loin de la cible des 3 % de déficit public d’ici à 2029. Il s’agit pourtant du seuil fixé par la Commission européenne, dans le cadre de la procédure de déficit excessif.

Dans le même temps, la situation sur le marché du travail continue à se dégrader : le taux de chômage a atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, son plus haut niveau depuis 2020. Cette dégradation complique d’autant plus la situation budgétaire : moins d’emplois est synonyme de moins de recettes fiscales et de davantage de dépenses sociales. 

Pourquoi c’est important : entre un déficit public qui s’éloigne de la trajectoire réclamée par Bruxelles et un taux de chômage en hausse, la crédibilité de la France auprès des marchés se réduit. Tu peux utiliser ces éléments pour montrer la difficulté à concilier rigueur budgétaire et soutien à l’activité. 

Les canicules pourraient coûter plus de 10 milliards d’euros à la France

Les canicules, les incendies et les sécheresses ont fortement frappé la France cet été (l’été le plus chaud jamais enregistré). Ces événements ont occasionné un coût économique pour le pays. Mi-août, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, déclarait que cet été caniculaire pourrait coûter entre 10 et 15 milliards d’euros à l’économie française. 

Dans le même temps, le PIB français a stagné au deuxième trimestre et les prévisions de croissance sur l’année 2026 pourraient être divisées quasiment par deux. Cela illustre la vulnérabilité de l’économie française face aux aléas climatiques, et la nécessité de viser la neutralité carbone en 2050 (objectif de l’Accord de Paris).

Pourquoi c’est important : c’est une illustration pertinente des coûts économiques générés par le dérèglement climatique. Il fait aujourd’hui consensus que le coût de la transition écologique est bien inférieur à celui de l’inaction. 

L’économie américaine résiste

Pour juger de la situation économique d’un pays, il convient de s’intéresser à trois indicateurs principaux :

  • la croissance (PIB, PIB/habitant) ;
  • l’inflation (taux d’inflation) ;
  • le chômage (taux de chômage, taux d’emploi). 

 

Le PIB américain a augmenté de 1,5 % au deuxième trimestre, ce qui reste convenable compte tenu du conflit en Iran. Les prévisionnistes anticipent d’ailleurs une croissance encore plus soutenue d’ici la fin de l’année, avec une moyenne annuelle autour de 2 %. En bref, ces chiffres sont le signe d’une trajectoire solide pour l’économie américaine. 

Concernant l’inflation, la situation reste imparfaite mais s’améliore. Tirée par l’énergie et le logement, elle s’établit à 3,4 % en juillet, en baisse pour le deuxième mois consécutif. La Fed reste donc loin de sa cible des 2 %, sans pour autant que l’inflation ne freine brusquement l’activité économique. 

Enfin, le marché du travail a créé la surprise en juillet en résistant davantage que prévu. Le taux de chômage s’élève à 4,1 % en juillet, loin des 4,5 % observés fin 2025. Cela montre que, malgré l’incertitude, les entreprises continuent à créer de l’emploi et soutiennent l’activité. 

Pourquoi c’est important : il est nécessaire que tu aies a minima des ordres de grandeur sur les principaux indicateurs économiques aux États-Unis. Cela te permettra d’éviter les contresens, à l’oral notamment ! Par exemple, il faut savoir que le taux de chômage américain est structurellement en dessous de 5 %. 

De manière générale, il est également pertinent de maîtriser quelques indicateurs et données chiffrées pour l’écrit. Dès l’introduction, le correcteur apprécie la présence d’un chiffre avec son indicateur, placé après la définition du terme, afin d’illustrer concrètement les enjeux du sujet.

Face aux tensions inflationnistes, la BCE et la Fed restent prudentes

En juin, la BCE a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base. Le principal taux de refinancement (taux refi) est passé de 2,15 % à 2,40 %. Il s’agit de la première hausse depuis trois ans, en réponse à l’inflation générée par le conflit en Iran, qui a fait exploser les prix de l’énergie. 

En juillet, elle a maintenu ses taux inchangés compte tenu de la légère désinflation en Europe entre mai et juin. Depuis, l’incertitude géopolitique reste forte et la BCE pourrait bien rehausser ses taux directeurs en septembre en cas de reprise de l’inflation.

Aux États-Unis, la Fed maintient ses taux dans une fourchette de 3,50 %-3,75 % depuis décembre 2025. Le nouveau président, Kevin Warsh, devrait continuer sur cette lancée en septembre. Il ne cesse d’ailleurs de répéter que la maîtrise de l’inflation est désormais sa priorité. 

Pourquoi c’est important : il faut absolument que tu connaisses les taux et les orientations de la BCE et de la Fed. La politique actuelle de Kevin Warsh est un élément pertinent dans le débat sur l’indépendance de la Fed, puisqu’il ne cède (pour l’instant) pas aux volontés de baisse des taux de Donald Trump. 

La Colombie déclare l’état d’urgence économique, dans un contexte budgétaire déjà tendu

La Colombie a subi, le 10 août, le séisme le plus meurtrier dans le pays au XXIe siècle. Face à l’ampleur des dégâts, le président Abelardo de la Espriella a déclaré l’état d’urgence économique. Cette mesure permet de créer un « fonds miracle » centralisant les financements pour venir en aide aux sinistrés.

Cette catastrophe survient alors que la Colombie connaît déjà des difficultés budgétaires. Le président prévoyait pendant sa campagne de réduire de 40 % les dépenses de l’État, ce qui semble désormais impossible. 

Pourquoi c’est important : cet exemple ne te permet pas d’illustrer directement une thèse. En revanche, tu peux l’utiliser comme élément empirique pour montrer l’impact des catastrophes naturelles sur l’économie d’un pays.

Conclusion

D’une part, je te conseille de retenir quelques chiffres et exemples concrets à remobiliser en copie ou à l’oral. En effet, les sujets sur la situation budgétaire de la France ou sur les banques centrales deviennent assez classiques !

D’autre part, il est important d’avoir en tête que, pour un étudiant en classe préparatoire, suivre l’actualité est un atout essentiel pour enrichir sa culture générale et appuyer ses copies avec des exemples précis et pertinents.

Pour être efficace, je te conseille d’instaurer une routine simple et régulière. Par exemple, le matin, tu peux écouter un podcast d’actualité pendant que tu te prépares ou dans les transports, afin de rester informé(e) sans y consacrer un temps supplémentaire. Ensuite, accorde 10 à 15 minutes à la lecture d’un article dans un journal anglophone, comme The Economist ou Financial Times. Cela te permet de travailler simultanément ton anglais et ta maîtrise des enjeux en ESH.

De temps en temps, fais de même avec ta LV2 pour entretenir ton vocabulaire et tes automatismes. L’important est de privilégier la compréhension des grands enjeux, de noter quelques idées clés ou chiffres marquants, puis de les relier à tes cours. En croisant les points de vue et en gardant un regard critique, tu construiras progressivement une culture solide, nuancée et directement mobilisable dans tes dissertations comme à l’oral.