plan

La rédaction d’un plan détaillé est essentielle, car elle permet d’avoir des idées claires et des arguments précis qui constitueront la feuille de route à suivre lors de la rédaction de la dissertation au propre. Ainsi, un bon plan détaillé permet d’être efficace, précis et clair tout au long de la dissertation.

Analyse du sujet

La rédaction d’un bon plan détaillé passe par une analyse complète et approfondie du sujet. Une règle à garder en tête tout au long de la rédaction est de toujours répondre à la problématique. Attention : il ne faut jamais faire de plan purement historique.

Exemple de sujet : « La mondialisation : un bien commun ? »

Rédiger les grandes parties

Le titre des grandes parties est crucial, puisqu’elles doivent impérativement répondre directement à la problématique, pour que l’argument soit clair à la fois pour toi et pour le correcteur. Par ailleurs, une très bonne dissertation peut avoir deux grandes parties comme trois grandes parties. En revanche, il ne faut jamais faire une troisième partie pour faire une troisième partie : cela appauvrit la qualité argumentative de ta dissertation.

Pour tester la concision de tes grandes parties, tu peux assembler le titre des trois grandes parties : ils doivent former une phrase qui répond directement à la problématique. Les titres doivent également reprendre les termes les plus importants du sujet pour éviter tout hors sujet.

Lors de la rédaction au brouillon des grandes parties, il est conseillé de détailler les sous-parties (A) et (B) afin d’assurer la clarté argumentative et faciliter la lecture de ta copie par le correcteur.

Exemple de grande partie :

I. La mondialisation économique et financière possède les caractéristiques d’un bien commun puisqu’elle permet à tous de participer aux échanges internationaux (A), dont les pays tirent profit (B) et, comme le cas des biens communs, la main invisible est défaillante (C).

Rédiger les sous-parties

Chaque sous-partie développe un argument de la grande partie pour en améliorer la clarté. Elles doivent être synthétiques, efficaces et précises. Le correcteur doit comprendre immédiatement ton raisonnement. Pour cela, rédige tes phrases en utilisant des conjonctions et des locutions, comme car et parce que, afin de rester dans l’argumentation et d’éviter une simple récitation de cours.

Exemple :

A) Tous les États et acteurs privés ont accès aux marchés des biens et services ainsi que sur les marchés des capitaux
B) Les échanges internationaux de biens, de services et de capitaux profitent aux pays, il s’agit d’un jeu à somme positive
C) Comme dans le cas des biens communs, la main invisible du marché ne parvient pas à atteindre un optimum de Pareto

Attention, tu n’es pas obligé(e) d’avoir le même nombre de sous-parties dans chaque grande partie, mais il faut un minimum de six sous-parties au total. Par exemple, une partie peut en contenir trois, et les autres deux.

Rédiger les arguments dans chaque sous-partie

Une fois les grandes parties et sous-parties trouvées, il faut trouver au minimum trois arguments distincts par chaque sous-partie (je recommande sous forme de bullet points). Vérifie systématiquement que tu ne répètes pas les arguments au sein de chaque sous-partie et que ton raisonnement conduit clairement à la réponse à la problématique (la garantie d’une bonne note). Dans tes bullet points, note les auteurs, les exemples et chiffres pour être certain(e) de ne rien oublier au moment de la rédaction au propre.

Exemple :

A) Tous les États et acteurs privés ont accès aux marchés des biens et services ainsi que sur les marchés des capitaux
– Car les nouvelles technologies et infrastructures rendent ces échanges concrètement possibles : établissements de réseaux internationaux, monétaires et financiers (cambistes, banques et investisseurs institutionnels), de réseaux de transports, de communication.
– La mondialisation diminue le coût de la distance économique via la baisse des droits de douane, des communications, des transports.
– Les échecs des stratégies autocentrées de développement ont conduit à une ouverture accrue des échanges, marquée par la libéralisation du compte financier de la balance des paiements dans le cadre du mouvement de dérégulation financière.
B) Les échanges internationaux de biens, de services et de capitaux profitent aux pays, il s’agit d’un jeu à somme positive
– Les échanges de biens et services permettent une efficience allocative. En effet, la division internationale du travail et la division internationale des processus productifs permettent de tirer parti des différences productives et factorielles pour atteindre un produit global plus élevé (Smith, Ricardo, Heckscher-Ohlin-Samuelson).
– Les vertus partagées de la mondialisation commerciale sont manifestes : baisse des prix et concurrence accrue poussant les entreprises à opter pour les combinaisons productives les plus efficientes : les transferts de technologie à l’échelle globale accélèrent la convergence des revenus par tête vers le niveau atteint par les pays leaders, la mondialisation accélère le rythme de croissance des pays émergents en phase de rattrapage, car la taille du marché mondial leur permet de tirer parti des économies d’échelle d’une branche.
– Dans le domaine financier, la globalisation financière optimise le rendement/risque pour les agents en capacité de financement et offre de nouvelles possibilités de financement pour les entreprises et les États en besoin de financement.
C) Comme dans le cas des biens communs, la main invisible du marché ne parvient pas à atteindre un optimum de Pareto
– Le dilemme du prisonnier : les échanges de biens, services, capitaux et hommes n’ont de sens que si tous les pays y participent. Dès lors, comme les biens communs, chacun cherche à maximiser ses intérêts, ce qui conduit à l’épuisement de la ressource (le tableau du dilemme du prisonnier est à rédiger sur ta copie).
– La concurrence se manifeste par les échanges intrabranches, caractérisés par une différenciation horizontale et verticale, similaire à la concurrence monopolistique de Chamberlin, car l’atomicité est respectée.
– Finalement, le paradoxe de Lucas met en avant l’échec de la main invisible : ce sont les pays du Sud qui financent la croissance des pays du Nord, alors même que la productivité du travail y est plus élevée. Cette situation s’explique par les risques associés aux actifs, les phénomènes de corruption, les manques d’infrastructures et d’institutions de confiance.

Rédiger l’introduction et la conclusion

Une fois tes grandes parties et sous-parties établies, rédige l’introduction (avec une accroche, si tu ne l’as pas déjà trouvée) et la conclusion.