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L’actualité du monde anglophone a été particulièrement chargée cet été. Revoyons ensemble une liste (non exhaustive) de quelques news qu’il ne fallait pas rater pour bien engager ton année de prépa !

Royaume-Uni

Abaissement de l’âge légal pour voter

Une promesse électorale du Labour

Mi-juillet, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a annoncé une baisse de l’âge légal pour voter de 18 à 16 ans. Cette décision fait écho à une promesse de campagne de Labour lors des élections générales de 2024 et doit encore être validée par le Parlement à Westminster. La vice-Première ministre, Angela Rayner, a notamment justifié ce projet de réforme visant à inclure les jeunes Britanniques dans la vie politique nationale en déclarant : « Young people already contribute to society by working, paying taxes and serving in the military. »

Le gouvernement l’a également décrit comme un moment important de l’histoire de la démocratie britannique. En effet, plusieurs millions de personnes dans le pays rejoindraient les listes électorales d’ici aux prochaines élections générales (prévues au plus tard pour 2029), faisant ainsi du projet la plus large réforme électorale depuis plus d’un demi-siècle, quand l’âge légal pour voter avait été abaissé de 21 à 18 ans.

Les critiques de l’opposition

Mais l’opposition ne voit pas cette réforme d’un si bon œil. À droite, notamment, les adversaires de Labour affirment que cette réforme a été calculée pour influer sur les équilibres électoraux pour favoriser les travaillistes. Les primo-votants issus de cette réforme seraient, du fait de leur jeune âge, plus susceptibles de voter à gauche. Le leader du parti d’extrême droite Reform UK, Nigel Farage, a ainsi déclaré que le gouvernement essayait de « truquer le système », tandis que l’ancien foreign secretary conservateur, James Cleverly, a suggéré qu’il s’agissait là d’une manœuvre cynique dans le but de pallier les mauvais résultats de Labour dans les sondages.

Enfin, le ministre du Logement du « cabinet fantôme », Paul Holmes, a moqué, lors d’une intervention à la Chambre des communes, ce qu’il considère être un manque de cohérence dans le projet de l’exécutif. Il s’est notamment interrogé : « Why does this government think a 16-year-old can vote but not be allowed to buy a lottery ticket, an alcoholic drink, marry, or go to war, or even stand in the elections they’re voting in? » Selon lui, abaisser ainsi l’âge légal pour voter n’a aucun sens du moment que la majorité requise pour d’autres activités en société n’est pas modifiée en parallèle.

Un impact probablement limité

Quoi qu’il en soit, les conséquences de ce changement pourraient en réalité s’avérer très limitées. D’après l’ONG More in Common, les 16-17 ans représentent seulement autour de 2 % de l’électorat. Dès lors, leur permettre de voter ne devrait pas avoir une influence majeure sur les résultats des scrutins futurs… d’autant plus que les jeunes en âge de voter ont plus tendance à s’abstenir que parmi les générations aînées.

Manifestations anti-immigration

Un climat ravivé par un fait divers

Un an après l’attentat de Southport et les émeutes d’extrême droite en ayant résulté, de nouvelles manifestations anti-immigration ont éclaté au Royaume-Uni. Les premières remontent à mi-juillet 2025 et se sont concentrées sur des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile en incapacité de se loger par eux-mêmes (un demandeur d’asile en attente de traitement de son dossier ne pouvant légalement travailler au Royaume-Uni), une procédure prévue par la loi britannique.

Un immigré éthiopien logé dans l’un des hôtels avait été arrêté pour avoir commis une série d’agressions sexuelles, déclenchant en réaction des actions de mouvements extrémistes (voire néo-fascistes), comme Britain First ou Homeland Party.

Des mobilisations qui se propagent dans le pays

Ces dernières ont d’abord eu lieu dans la région de Londres, puis, comme l’année dernière, se sont ensuite répandues à travers tout le pays. Le modus operandi est resté le même tout le long de l’été : manifester en face d’hôtels accueillant – ou susceptibles d’accueillir – des migrants ayant formulé une demande d’asile et attendant une réponse des autorités. Une quinzaine de personnes (en grande majorité des policiers) ont été blessées durant ces événements et environ 120 personnes ont été arrêtées.

Néanmoins, la portée des mouvements de cet été n’a pas égalisé celle de l’année dernière. Les forces de l’ordre britanniques ont appris de leurs expériences de l’été 2024 et sont désormais plus efficaces pour contenir d’éventuels débordements à travers le pays. En revanche, les questions d’immigration apparaissent aujourd’hui comme centrales aux yeux de l’opinion publique, comme en témoigne le nombre très élevé de manifestants contre l’immigration réunis à Londres le samedi 13 septembre : 110 000.

Le gouvernement sous le feu des critiques

Le gouvernement, Keir Starmer en tête, est extrêmement critiqué par les milieux conservateurs et nationalistes pour sa gestion jugée autoritaire des manifestations. Pourtant, chaque arrestation de manifestants repose bel et bien sur la loi britannique, et non l’arbitraire. Ces critiques sont généralement malhonnêtes et prononcées depuis les réseaux sociaux, où la désinformation endémique facilite la diffusion de mensonges et de sophismes.

Certains individus arrêtés pour des faits graves lors des manifestations, comme des agressions physiques, sont, en effet, souvent dépeints en « patriotes », car ils défendraient leur pays face à une immigration jugée incontrôlable et se transformant petit à petit en péril pour le Royaume-Uni.

Ces mensonges par omission se répandent très facilement en ligne, et semblent porter leur fruit : le parti d’extrême droite Reform UK domine tous les sondages depuis plusieurs mois. Si une élection générale était convoquée demain, Nigel Farage deviendrait très probablement Prime Minister.

Climat (Inde, Canada…)

Des événements climatiques extrêmes ont encore marqué l’actualité du monde anglophone des derniers mois. Ils ont notamment été caractérisés par une inquiétante précocité : une canicule extrême a affecté l’Inde et le Pakistan dès avril et ne s’est conclue que début juillet.

En raison des importantes populations de ces deux pays, des centaines de millions de personnes ont été ainsi menacées par des températures anormalement hautes, comme dans l’État du Rajasthan où le thermomètre est monté jusqu’à 48 °C à l’ombre à la mi-juin. Près de 260 morts ont été recensés, mais les pertes humaines sont certainement beaucoup plus élevées : les systèmes indiens de signalement ayant souvent été pointés du doigt pour leur obsolescence.

Au Canada, les feux de forêt ont, une nouvelle fois encore, affecté la quasi-totalité du territoire. Depuis leur déclenchement en mai, il est estimé qu’ils ont été les deuxièmes feux les plus destructeurs en termes de superficie brûlée dans l’histoire du pays. Ils sont aussi les deuxièmes les plus émetteurs en carbone. Seuls ceux de 2023, annus horribilis pour le Canada en matière de catastrophes climatiques, les surpassent.

Tous ces événements démontrent la violence des effets du réchauffement climatique, qui touchent indistinctement hémisphère nord comme hémisphère sud. Ces mêmes effets ne feront que s’aggraver dans les années à venir.

États-Unis

Administration Trump

Des manifestations contre les raids anti-immigration

Début juin, des manifestations d’ampleur contre les raids anti-immigration commandités par l’administration Trump ont débuté à Los Angeles, avant de se répandre dans d’autres villes américaines (New York, Chicago…). Elles s’inscrivent dans un contexte de défiance des citoyens américains des grandes villes, à majorité démocrate, vis-à-vis des agissements d’agences fédérales comme l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) : leurs opérations sont souvent perçues comme un symbole de dérive autoritaire du pouvoir exécutif à Washington.

En réponse, Donald Trump a ordonné le déploiement de l’armée à Los Angeles. Il a fait appel pour ce faire aux US Marines mais aussi à la Garde nationale de Californie (aux États-Unis, chaque État dispose d’une National Guard, qui sert de force de réserve à l’US Army et peut être employée par l’exécutif de l’État en question, ou alors être fédéralisée pour des missions spécifiques par le Président ou le Congrès), ce qui lui a valu de nombreuses critiques, à lui comme à son cabinet. Le recours au service de militaires directement sur le sol américain est en effet très rare, et illustre lui aussi les abus du gouvernement fédéral actuel.

NB : En septembre, un juge a finalement décrété que le déploiement de militaires en Californie était illégal, car une telle décision violait le Posse Comitatus Act, une loi de 1878 qui limite l’emploi par les autorités, qu’elles soient fédérales ou locales, de militaires de l’US Army sur le sol américain, c’est-à-dire pour traiter des questions intérieures. Parallèlement à cela, un arrêt de la Cour suprême a explicitement autorisé une semaine plus tard la reprise des raids anti-migrants de l’ICE à Los Angeles suite à leur blocage par des cours locales pendant l’été.

La mise sous tutelle temporaire de la police de Washington

Dans le même style d’exercice extensif et inédit du pouvoir, le président Trump a également fédéralisé en août la police de Washington DC pour une durée d’un mois. Il a aussi ordonné le déploiement de 800 membres de la National Guard dans la capitale. L’objectif affiché était d’y combattre de soi-disant « bloodthirsty criminals » qui menaçaient la ville.

Le mandat assurant à la Maison-Blanche une mainmise sur la police locale a expiré le 11 septembre et n’a pas été renouvelé. Le crime a baissé durant l’opération, mais de nombreuses critiques soulignent le fait que cette baisse était déjà bien engagée avant l’ingérence présidentielle. Elles affirment donc que cette dernière n’a eu aucun effet d’accélération sur les tendances statistiques ; en bref, qu’elle a été inutile.

Il est probable que le réel but derrière les ordres de Trump soit d’imposer une pression sur une ville aux habitants ultra-majoritairement démocrates. D’ailleurs, le 47e président américain a menacé à de multiples reprises de déployer des troupes de façon similaire dans des villes « bleues », comme Chicago, Baltimore ou La Nouvelle-Orléans.

La vague de protestations « No Kings »

Dans la continuité des événements de Los Angeles, des collectifs, comme le mouvement 50501 ou Indivisible, ont organisé le 14 juin une série de manifestations coordonnées à travers plus de 2 000 villes américaines. Elles ont été baptisées les manifestations « No Kings » et auraient rassemblé plus de cinq millions de personnes. Ce qui en fait jusqu’ici les plus importantes mobilisations sous la seconde présidence de Donald Trump.

Leur but était une fois encore de protester contre le trumpisme, accusé d’être responsable d’une érosion démocratique (democratic backsliding) aux États-Unis. Leur ampleur a été accentuée par l’indignation suscitée au sein d’une partie de l’opinion publique américaine par deux initiatives de l’administration Trump.

Le projet de loi OBBB : un transfert de richesses inédit

Le projet de loi « One Big Beautiful Bill » d’une part, qui prévoit une baisse de plus de 10 % des dépenses destinées au programme Medicaid (au point que près de 11 millions d’Américains devraient perdre leur assurance-santé du fait du OBBB Act) et, à l’inverse, une hausse drastique des dépenses dans la défense et dans le contrôle des frontières (par exemple, il prévoit la multiplication par plus de 10 du budget de l’ICE d’ici à 2029).

Il est extrêmement critiqué par de nombreux experts et think tanks, qui l’ont qualifié de plus grand transfert de richesses en faveur des classes aisées de l’histoire des États-Unis. Des analyses du Congressional Budget Office, une agence fédérale chargée de conseiller le Congrès sur les questions budgétaires et économiques, indiquent que les 10 % des personnes les plus riches aux États-Unis et les 10% des plus pauvres verraient leurs revenus respectivement augmenter et baisser d’environ 3 % dans les dix prochaines années.

En plus d’accroître encore plus les inégalités déjà endémiques aux États-Unis, il est également prévu que ce projet de loi aggrave le déficit du budget fédéral de 2,8 billions de dollars d’ici 2034. Il a malgré tout été validé par un vote du Congrès, puis signé comme loi par Donald Trump début juillet. Pourtant, une majorité d’Américains y sont opposés, selon un sondage mené fin juin par… Fox News.

Une parade militaire aux accents autoritaires

La tenue d’une parade militaire pour fêter le 250e anniversaire de l’US Army, concomitamment avec l’anniversaire de Donald Trump (né le 14 juin 1946), a interrogé. Son attitude a été perçue par certains comme digne de celle d’un dirigeant de régime autoritaire utilisant l’armée pour une célébration tournée vers sa propre personne et entretenant dès lors une forme de culte de la personnalité.

Plus largement, l’organisation de cette parade a suscité des interrogations bipartisanes du fait de son coût très élevé, entre 25 et 45 millions de dollars, et ce, alors même que le gouvernement assurait travailler pour réduire au maximum les dépenses jugées inutiles, notamment via le DOGE mené par Elon Musk de janvier à mai.

Les résistances politiques au niveau des États

La résistance à l’administration Trump ne se limite pas seulement à l’échelle des citoyens ; elle concerne aussi la classe politique américaine, par exemple à l’échelle des États fédérés. C’est ainsi que, face à un plan du gouverneur (républicain) du Texas, Greg Abbott, visant à redessiner les circonscriptions électorales en vue de favoriser le Parti républicain aux prochaines élections (midterms) prévues pour fin 2026, une pratique traditionnellement appelée gerrymandering, des élus démocrates de la Texas House of Representative ont décidé de fuir l’État.

Un quorum était nécessaire pour mettre au vote le projet de réforme électorale, si bien que ces politiciens locaux ont su retarder cette dernière par leur absence. Ce contretemps imposé de manière fructueuse ne devrait toutefois pas avoir d’impact à terme, puisque la loi sera votée quoi qu’il en soit par la législature à majorité républicaine. Néanmoins, l’initiative de ces démocrates a eu pour mérite d’avertir l’opinion publique américaine de ce qui se tramait entre le gouverneur Abbott et le président Trump. Des États à majorité démocrate comme la Californie devraient ainsi mettre en place des réformes symétriques afin d’annuler les effets du gerrymandering au Texas d’ici les élections de 2026.

International

Mi-août, Donald Trump a reçu Vladimir Poutine en grande pompe à Anchorage, en Alaska, dans le cadre de négociations de paix pour résoudre le conflit ukrainien. Le président américain a ensuite accueilli trois jours plus tard le président Zelensky ainsi que plusieurs leaders européens de la « coalition des volontaires » (Coalition of the willing) à Washington afin d’évoquer les modalités d’éventuelles garanties de sécurité à l’Ukraine par les Occidentaux.

Tous ces sommets n’ont toutefois eu que très peu, si ce n’est aucun, effet sur le déroulé du conflit, qui fait toujours rage et semble même s’aggraver ces derniers jours, avec des intrusions volontaires de drones russes dans l’espace aérien de pays européens membres de l’UE et de l’OTAN, comme la Pologne ou, à plus petite échelle, la Roumanie. Donald Trump retarde constamment l’imposition de sanctions contre Moscou malgré ses menaces répétées depuis de nombreuses semaines.

La semaine dernière, il a semblé rejeter la faute de son inefficacité à obtenir la paix, qu’il avait pourtant promise dans les 24 heures suivant son retour à la Maison-Blanche, sur les autres pays membres de l’OTAN, dont il a dénoncé sur son réseau Truth Social les achats continus de pétrole russe. Il a conditionné l’imposition de sanctions à l’arrêt total de ces commandes, retardant une fois encore la mise à exécution de ses menaces. Pendant ce temps-là, les bombes pleuvent toujours à l’est de l’Europe.

Médias et liberté d’expression

Mi-juillet, la chaîne américaine CBS a annoncé la fin de The Late Show jusqu’alors animé par le comédien Stephen Colbert. Le diffuseur a notamment déclaré que cette décision avait été prise uniquement sur des bases financières, l’émission ayant été produite à perte depuis plusieurs années.

Toutefois, l’annonce a suscité beaucoup de doutes dans le monde de la télévision et dans l’opinion publique, The Late Show with Stephen Colbert ayant été l’une des émissions les plus populaires des États-Unis depuis l’arrivée de l’animateur en 2014. Certains y voient une ingérence politique de l’administration Trump : le propriétaire de CBS, Paramount, avait confirmé dix jours plus tôt sa fusion avec un autre géant médiatique, Skydance Media, pour huit milliards de dollars.

Or, de telles opérations doivent obtenir l’aval d’une agence fédérale en théorie indépendante, l’US Securities and Exchange Commission (SEC), mais qui aurait pu être exploitée à des fins politiques par le pouvoir exécutif pour exercer une pression sur Paramount. Colbert ayant été un opposant majeur à Donald Trump depuis son entrée en politique, certains observateurs, y compris Colbert lui-même, considèrent que l’entreprise de production a été contrainte de clôturer l’émission en échange de la validation de son « deal » avec Skydance.

Quoi qu’il en soit, cette affaire soulève un grand nombre de questions sur la liberté d’expression aujourd’hui en Amérique et laisse à penser que l’administration Trump pourrait s’engager petit à petit dans une forme plus ou moins explicite – et aux méthodes variées – de censure de voix lui étant hostiles.

Parti démocrate

Le 25 juin, Zohran Mamdani, un membre de l’aile gauche du Parti démocrate, a créé la surprise en battant l’ancien gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, pourtant longtemps désigné favori, lors de la primaire démocrate pour l’élection municipale de New York City qui se tiendra début novembre prochain.

L’émergence de ce candidat se revendiquant du socialisme pourrait représenter un renouveau pour le Parti démocrate. Ses propositions vont des transports publics gratuits à un gel des loyers, en passant par une augmentation du salaire minimum dans l’État de New York et une taxation des hauts patrimoines, le tout en rompant avec le positionnement traditionnellement pro-israélien de la classe politique américaine, en critiquant fortement les actions d’Israël dans les territoires palestiniens occupés.

Si Mamdani est certainement trop clivant pour nourrir des ambitions nationales à long terme, sa victoire remet sur le devant de la scène l’aile progressiste du parti, dirigée par des figures comme Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez. Elle ouvre des options pour une organisation en manque criant de leader depuis la déroute de Kamala Harris et qui cherche à renouveler son identité avec en ligne de mire les midterms, puis les présidentielles de 2028.

Epstein Files

C’est évidemment l’une des actualités brûlantes de cet été, celle qui a amené une question cruciale aux lèvres de millions d’Américains : Donald Trump a-t-il été impliqué dans le réseau de trafic sexuel de Jeffrey Epstein ? Un article sur le sujet paraîtra au cours du semestre et reviendra en détail sur les tenants et les aboutissants de cette affaire.

 

En attendant, voici une liste d’articles intéressants qui te permettront de performer le jour du concours :