En septembre 2022, le président Kassym-Jomart Tokaïev a rétabli le nom d’Astana pour la capitale, rompant avec l’appellation « Noursoultan » héritée de son prédécesseur. Il marque ainsi une nouvelle ère en cherchant à s’émanciper du carcan de l’Asie centrale. Mais le Kazakhstan ne peut pas se couper de son environnement régional : carrefour stratégique entre Europe et Asie, enclavé au cœur du « Heartland », il puise sa puissance dans son rôle d’interface commerciale et diplomatique. Tu découvriras dans cet article comment le Kazakhstan retourne au cœur de la géopolitique mondiale par sa politique multivectorielle.
Kazakhstan : un pays eurasiatique
Un héritage russophone qui perdure
Le Kazakhstan est un ancien territoire de l’Union soviétique. Il conserve aujourd’hui un ancrage russophone qui explique une relation proche avec la Russie. Celle-ci est ainsi une alliée de longue date : sur le plan économique, elle représente 40 % des importations et 12 % des exportations kazakhstanaises.
Sur le plan politique, on retrouve des régimes autoritaires similaires entre les deux pays, souvent critiqués par leur manque de valeurs démocratiques. Par exemple, tu peux retenir l’exemple de Nazarbaïev, ancien chef d’État entre 1991 et 2019. Il enchaîne les mandats avec plus de 80 % des voix, illustrant le manque de démocratie.
Mais c’est aussi la population qui reflète cet héritage russe étroit. On compte quatre millions de Russes au nord du Kazakhstan, soit 20 % de la population kazakhstanaise. Cela représente la plus grande minorité russe après celle en Ukraine.
Le problème est que cette minorité russe se plaint de discrimination au sein de la nation kazakhstanaise. Il naît alors un risque de sécession qui oblige le Kazakhstan à entretenir de bonnes relations avec la Russie pour ne pas voir son intégrité territoriale menacée. Par exemple, le célèbre prix Nobel de littérature russe, Alexandre Soljenitsyne, a demandé l’annexion du nord du Kazakhstan à la Russie, expliquée par la population russophone qui y réside.
L’influence de grandes figures sur la question inquiète par conséquent le Kazakhstan et l’oblige à entretenir une relation diplomatique harmonieuse avec la Russie. Cependant, il aimerait justement se détacher de cet héritage, considéré comme contraignant.
Mais un héritage ambivalent
En effet, cet héritage est à double tranchant : le Kazakhstan cherche à s’émanciper de cet héritage russe considéré comme un carcan qui restreint la puissance du pays. Cette émancipation se matérialise à travers la diplomatie. Par exemple, le pays refuse en 2014 de soutenir l’annexion de la Crimée. Autre exemple marquant que tu peux retenir : le Kazakhstan exprime une volonté de s’opposer à la guerre en Ukraine. Il refuse ainsi d’envoyer des troupes et de reconnaître les républiques du Donbass, attisant les tensions avec la Russie. Le Kremlin évoque en effet une trahison kazakhe, puisque le pays avait reçu de son côté de l’aide de la part de la Russie dans le cadre de l’organisation de défense commune.
Il faut donc noter cet héritage ambivalent : le Kazakhstan subit encore aujourd’hui les séquelles de son passé douloureux sous le joug soviétique. La politique punitive de l’URSS y fit naître certains goulags, faisant affluer des populations hétérogènes qui font perdurer une diversité ethnique. Prenons l’exemple d’Astana : nommée capitale en 1997, c’est une ville où se superpose une mosaïque ethnique (Russes, Chinois, Arabes, Européens…). Cette synthèse entre Orient et Occident incarne la volonté du pays d’être pivot et son refus de se limiter à une influence monorusse asservissante.
Finalement, le Kazakhstan porte aussi les stigmates territoriaux hérités de l’ère soviétique. Par exemple, la mer d’Aral souligne l’ampleur de la destruction causée par les politiques soviétiques, puisqu’elle a vu sa superficie diminuer à cause de la politique des terres vierges de Khrouchtchev.
Un emplacement stratégique
Le Kazakhstan, neuvième pays du monde par sa superficie, occupe une place unique à la croisée de l’Europe et de l’Asie. Tu peux mobiliser à ce sujet la référence suivante : dans Le Milieu des empires, René Cagnat et Michel Jan parlaient déjà en 1990 d’une position kazakhstanaise « à double tranchant ». Et pour cause : avec 6 900 km de frontières ouvertes avec la Russie, sans barrière physique, l’entente avec Moscou devient une nécessité.
Membre à la fois de l’OTSC, de l’OCS et de l’UEE, le pays multiplie les alliances sur tous les terrains – l’Union européenne étant son premier partenaire commercial et investisseur. En outre, par sa position stratégique, le Kazakhstan tire parti du regain d’intérêt pour l’Asie centrale depuis le 11 septembre 2001, offrant aux puissances occidentales un pied à la fois près du Moyen-Orient et aux portes de la Chine.
Au-delà des rapports de force géopolitiques, le Kazakhstan revendique une identité façonnée par sa géographie. Tu peux retenir un concept clé en géopolitique qui s’applique au Kazakhstan : celui de l’eurasisme. C’est une idéologie qui affirme que le pays appartient autant à l’Europe qu’à l’Asie et qu’il tire sa force de cette double appartenance. Ce positionnement n’est pas qu’un discours : il sert à justifier la politique multivectorielle qui tisse simultanément des liens avec Moscou, Pékin, Bruxelles, Ankara et Washington.
Cette posture lui permet de s’imposer comme un acteur incontournable, capable de dialoguer avec des univers politiques et économiques très différents, tout en tirant parti de sa place centrale dans les recompositions régionales.
Un territoire riche en ressources
Le Kazakhstan, grâce à la mer Caspienne, bénéficie d’un statut d’exportateur d’hydrocarbures important. Par exemple, les hydrocarbures représentent 60 % de ses exportations en 2023. Il ambitionne même de dépasser les 100 millions de tonnes de production pétrolière annuelle d’ici 2026. En 2025, c’est le 11e exportateur brut de pétrole de la planète, surtout grâce au gisement géant de Kashagan en mer Caspienne, qui représente 40 % des réserves du pays.
Ce territoire riche en ressources lui permet une certaine résilience : durant la pandémie de Covid-19, la récession générale ne touche pas le pays, puisqu’il enregistre tout de même une croissance du PIB de 3,4 % en 2022. La Banque mondiale prévoit même une croissance de 4,7 % pour 2025. Il a aujourd’hui encore une balance commerciale excédentaire.
Le Kazakhstan est aussi le premier producteur mondial d’uranium en 2009 et le 4e en 2024. Il produit 39 % de l’uranium mondial et 200 entreprises françaises y sont implantées. Cette puissance énergétique permet de lui garantir une place dans les négociations internationales.
Finalement, le Kazakhstan se caractérise par son adaptation et sa modernité. Par exemple, le ministre de l’Énergie a annoncé, en 2024, la construction d’une raffinerie pétrolière d’une capacité de 10 millions de tonnes par an. Sa construction commencera en 2032. Cela montre donc comment les ambitions de sécurité énergétique sont au cœur des stratégies de puissance kazakhstanaises.
Le Kazakhstan en quête de puissance : quelles concrétisations ?
Par une démocratisation
Le Kazakhstan tente de se détacher de l’image de corruption associée à l’Asie centrale en opérant une démocratisation. Tu peux noter en effet un manque de valeurs démocratiques souvent critiqué. Par exemple, Nazarbaïev enchaîne cinq mandats avec des scores électoraux dépassant les 80 % entre 1991 et 2019. En entretenant un flou sur ses résultats électoraux aussi élevés, l’OSCE ne peut pas considérer ces résultats comme démocratiques.
Cependant, une réforme a été instaurée depuis 2022. Elle a vu le jour par les mouvements de protestation qui ont pris place du 2 au 7 janvier 2022 à cause de la hausse des prix du gaz naturel. L’État réagit et envoie une force de réaction rapide dans le cadre du traité de sécurité collective avec la Russie. Cette réaction vive est qualifiée de coup d’État par la population militante et prend de grandes proportions : le mouvement entraîne de nouvelles élections qui réélisent Tokaïev à la tête du Kazakhstan, ainsi qu’une réforme constitutionnelle en juin 2022.
Cette réforme instaure un nouvel organe consultatif : le Conseil national de la confiance publique. Celui-ci met en place des mesures de transparence budgétaire et économique pour lutter contre la corruption. Tokaïev impose aussi une nouvelle loi constitutionnelle : le chef de l’État kazakhstanais ne peut faire qu’un mandat unique de sept ans, non renouvelable.
En outre, lors de la réélection de Tokaïev en 2022, il redonne l’ancien nom d’Astana à la capitale, opérant une rupture avec l’ancien président autoritaire. Cependant, l’OSCE souligne les limites de cette démocratisation. Le parti Amanat obtient par exemple aux législatives de 2023 71 % des voix, des taux encore trop élevés pour pouvoir considérer les élections comme répondant aux standards démocratiques.
En se détachant de l’image associée à l’Asie centrale
Le Kazakhstan cherche à se défaire de l’image souvent négative associée à l’Asie centrale, perçue comme un espace marqué par l’autoritarisme, l’instabilité et les violations des droits humains. Pour l’illustrer, tu peux utiliser l’exemple de ses voisins : l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Ce sont des pays régulièrement pointés du doigt pour leurs atteintes aux libertés fondamentales.
Par exemple, en 2022, la région autonome du Karakalpakistan, en Ouzbékistan, a été le théâtre de violentes répressions, avec l’usage d’armes létales contre des manifestants. Autre exemple : le Tadjikistan, qui est lui fragilisé par le salafisme insurrectionnel. Il risque un éclatement national qui freine toute intégration régionale. Dans ce contexte, Astana cherche à s’émanciper du carcan de l’Asie centrale : modernisation politique progressive, ouverture diplomatique et initiatives internationales servent à projeter une image rassurante.
L’arme diplomatique : le multilatéralisme
Pour s’affirmer sur la scène mondiale, le Kazakhstan multiplie ainsi les partenariats et mise sur le multilatéralisme. Membre de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) depuis 2001, il cultive un axe avec la Chine, tout en restant dans l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) depuis 1992, ancrée dans l’orbite russe. Le pays accorde aussi une place de choix à l’ONU, à laquelle il a adhéré dès 1992, et où Kassym-Jomart Tokaïev a exercé la fonction de vice-secrétaire général. Tu peux retenir que cette approche équilibrée lui permet de dialoguer avec des puissances parfois rivales, tout en renforçant son influence dans des domaines stratégiques, comme la sécurité, l’énergie ou la diplomatie économique.
Le Kazakhstan ne se limite pas à ses atouts géopolitiques : il veut aussi se positionner comme un leader technologique régional. En 2023, il a accueilli le Forum du Digital Bridge, le plus grand rendez-vous tech d’Asie centrale, vitrine de l’ambition numérique portée par Tokaïev. Ce dernier affirme vouloir faire du pays une « nation digitale pionnière », capable d’attirer les investisseurs et de stimuler l’innovation locale. Ce virage s’inscrit dans une stratégie d’image plus large, destinée à rompre avec les stéréotypes d’une Asie centrale en retard et à démontrer que le Kazakhstan peut être à la pointe des mutations économiques mondiales.
Un acteur de paix
Le Kazakhstan s’est forgé une réputation de médiateur sur la scène internationale. En 2017, il accueille la signature du traité d’Astana par la Russie, l’Iran et la Turquie, ouvrant la voie au processus d’Astana conçu pour pacifier la guerre civile en Syrie. Ce format de négociations, organisé régulièrement dans la capitale, sert de plateforme aux acteurs du conflit pour rechercher un règlement politique.
En assumant ce rôle de facilitateur, le pays renforce son image d’État pragmatique, capable de dialoguer avec des puissances aux intérêts divergents et de créer des espaces de discussion là où la diplomatie classique échoue. Le Kazakhstan est donc un pays équilibriste et médiateur des autres grandes puissances.
Une puissance économique
Avec 50 % du PIB de l’Asie centrale, le Kazakhstan domine largement l’économie régionale. Le président Tokaïev souhaite garantir l’autonomie du pays en réduisant sa dépendance à l’exportation de matières premières, au profit d’un modèle centré sur l’innovation.
Par exemple, le Centre financier international d’Astana a été créé en 2018 pour attirer les investissements et stimuler l’économie. Mais cette stratégie a des limites : si elle vise à renforcer l’indépendance économique, elle repose encore fortement sur les capitaux étrangers. Le défi est donc de transformer cette ouverture en levier durable pour le développement interne.
Par la religion, outil de paix
Intéressons-nous à présent à la question religieuse. République laïque peuplée majoritairement de musulmans (sunnites et chiites, environ 70 % de la population) et de chrétiens orthodoxes (25 %), le Kazakhstan est un carrefour religieux important. Cette diversité nécessite un dialogue permanent pour préserver une coexistence pacifique.
Pour ce faire, depuis 2003, Astana organise tous les trois ans le Congrès des leaders des religions mondiales et traditionnelles, rassemblant des représentants de toutes confessions. Cette diplomatie spirituelle efficace s’étend au-delà des frontières : elle permet au Kazakhstan de mener un dialogue avec l’Afghanistan et d’y envoyer par exemple une aide humanitaire à la population, sans pour autant soutenir ni reconnaître le régime des talibans en place, consolidant ainsi son image de puissance équilibriste.
Le Kazakhstan : les limites de sa puissance
Un pays largement dépendant de l’Asie centrale
Malgré ses efforts pour affirmer une image distincte, le Kazakhstan reste largement dépendant de l’Asie centrale. Pendant la récession liée à la Covid, il a enregistré une croissance justement grâce à la proximité avec ses voisins dans l’espace régional. Mais lors des sanctions internationales contre la Russie, les chaînes de production ont été perturbées : parce que c’est un pays enclavé, il souffre du manque d’accès à la mer.
Face à ces pressions, Astana a été contrainte d’adopter une position commune avec les autres États de la région, afin d’éviter de suivre les sanctions occidentales. Le 8 août 2024, Kassym-Jomart Tokaïev publie une tribune appelant à une « renaissance de l’Asie centrale » avec le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Tu peux lier cette approche à la théorie du Heartland de Mackinder, voyant la région comme le pivot stratégique de l’histoire. Pour résumer, Tokaïev pense que le développement national doit se faire avec ses voisins et non contre, comme le prouve la création de coentreprises, telles que la société textile Alliance entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.
Soumis aux nouvelles routes de la soie : le défi de la présence chinoise
En 2013, la Chine a lancé les « Belt and Road Initiatives » (BRI), un projet ambitieux qui place le Kazakhstan au cœur d’une politique de désenclavement du Xinjiang et d’ouverture vers l’Asie centrale. Ce qui est intéressant, c’est qu’on oublie souvent la place clé jouée par le Kazakhstan. En effet, pour Pékin, c’est un maillon stratégique souvent appelé « la boucle de la ceinture », reliant la Chine à l’Europe. Cette position fait du pays un partenaire clé pour les échanges commerciaux et les infrastructures.
La proximité culturelle entre la Chine et l’Asie centrale, notamment la question ouïghoure, suscite des craintes au Kazakhstan. La Chine a peur d’une poussée régionaliste et d’un soutien potentiel à la cause ouïghoure. Ainsi, Pékin cherche d’autant plus à entretenir une position dominante face au Kazakhstan.
Par exemple, en 2009, la Chine demande à louer un million d’hectares pour cultiver le soja et le colza, afin de placer une partie du territoire sous son joug. Cependant, la terre étant perçue comme un terreau identitaire au Kazakhstan, la proposition a été rejetée. En outre, en 2011, la gestion des terres frontalières a été exclue des mains étrangères, signe d’une méfiance grandissante.
Une présence chinoise rejetée
Dès lors, on assiste à la montée d’une sinophobie au Kazakhstan, qui traduit un sentiment de trahison envers les élites, accusées de laisser la Chine contrôler ressources et économie. Ces tensions ont atteint un point culminant en mars 2021 avec d’importantes manifestations antichinoises, révélant la fragilité de ce partenariat.
Malgré ces tensions, il faut tout de même noter que les relations restent fortes. Kassym-Jomart Tokaïev est un ancien ambassadeur à Pékin et mandarinophone. Il cultive ainsi une sensibilité particulière à l’égard de la Chine. Grâce à l’OCS, le Kazakhstan entretient une politique de voisinage stable entre Moscou et Pékin, équilibre essentiel pour sa diplomatie multivectorielle.
Pour en savoir plus sur les nouvelles routes de la soie : clique ici !
Une crise identitaire
Le Kazakhstan est un pays tiraillé entre Asie et Europe, incarnant pleinement l’eurasisme, concept repris par Marlène Laruelle dans Vingtième siècle. Ce courant identitaire, né dans les années 1920, considère la Russie comme une entité à la fois européenne et asiatique, avec une identité partagée. Cette vision a été remise au goût du jour avec le néo-eurasisme et l’arrivée au pouvoir de Noursoultan Nazarbaïev, qui prônait la non-ingérence et l’égalité des peuples.
Toutefois, la place prépondérante de la Russie freine les ambitions kazakhes de devenir un centre géopolitique indépendant. Une peur de sécession existe avec la minorité russe qui représente 20 % de la population. À l’indépendance, seuls 40 % des habitants se considéraient comme Kazakhs, illustrant la difficulté à construire un État-nation cohérent. Or, sans État-nation stable, le Kazakhstan ne peut pas déployer sa puissance.
Pour répondre à ces enjeux, le pays a lancé en 2008 le programme Nurly Kosh ( « Itinérance lumineuse ») pour encourager le retour de la diaspora kazakhe. En outre, en 2014, Nazarbaïev a proposé de renommer le pays en « Kazakh Eli », un nom évoquant la Mongolie et reflétant un rapprochement turco-mongol, symbole d’une identité culturelle renforcée.
Comment utiliser le Kazakhstan en dissertation
Tu sais sûrement déjà que le Kazakhstan en lui-même n’est pas un pays suffisamment important dans la géopolitique mondiale pour qu’il puisse incarner à lui seul un sujet d’écrit. Cependant, il reste un exemple très intéressant et peu connu des candidats. Il peut tomber à l’oral dans un sujet sur l’Asie centrale, puisque cette région revient au cœur des thématiques internationales.
En effet, il illustre parfaitement une puissance qui se renouvelle pour éviter le piège de la rente. C’est donc un exemple original mobilisable sur un sujet autour des ressources et des matières premières. En outre, plutôt que de se limiter à l’exploitation des hydrocarbures, le pays se positionne aujourd’hui au cœur des stratégies d’innovation.
C’est donc aussi un exemple illustrant la perte d’influence russe dans ses anciennes républiques : le Kazakhstan affiche une indépendance diplomatique marquée, notamment dans les conflits internationaux. Son positionnement entre l’Asie et l’Europe en fait un pays pivot, un véritable carrefour géopolitique. C’est précisément cette position stratégique qui explique pourquoi la Chine a choisi ce territoire pour lancer ses nouvelles routes de la soie, en faisant d’Astana un point de départ clé de ses ambitions continentales.
Pour finir, tu peux t’aider de ce schéma pour comprendre le carrefour stratégique que représente le Kazakhstan. C’est aussi un schéma mobilisable dans une copie d’ESSEC !
N’hésite pas à consulter toutes nos ressources géopolitiques ici !




