En droit, les candidats ECT doivent jongler avec neuf codes. Au programme, on retrouve notamment le Code civil, le Code de la consommation, le Code du travail, le Code de la propriété intellectuelle, le Code du commerce, ou encore le Code de procédure civile. À cela s’ajoutent des textes de référence comme la DDHC et, à l’échelle européenne, le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et la Convention européenne des droits de l’homme. Dans ce cadre, apprendre par cœur la centaine d’articles au programme répartis dans les différents codes n’est pas un luxe, mais une stratégie redoutable pour maximiser sa performance au concours. Voici les raisons pour lesquelles cet effort peut transformer tes copies.
Briller aux cas pratiques et à la veille juridique
Les cas pratiques représentent le terrain privilégié où les articles déploient leur efficacité. Même si tu oublies un numéro précis, retenir au minimum le code et quelques fragments du contenu te sauvera. Chaque cas peut accueillir deux à trois articles dans la Majeure et avec trois ou quatre cas pratiques par épreuve, cela représente entre neuf et douze références rien que pour la première partie du droit, sans compter la veille !
La veille juridique peut porter sur tout et n’importe quoi, et c’est justement là qu’un article bien placé peut rapporter gros. Prenons l’exemple du sujet ESSEC 2023 relatif à la crise de la Covid : les copies mentionnant l’article 1222-9 du Code du travail, autorisant le télétravail, ont été nettement valorisées. Les articles peuvent même être utilisés en introduction comme définitions, ou directement constituer un argument de veille (à condition d’être étayés d’un exemple).
Développer une logique automatique, la pattern recognition
Loin d’être une substitution au cours, l’apprentissage des articles le complète parfaitement. Chaque article sert de balise qui facilite la mémorisation des notions et contribue à réactiver en continu les points clés d’un cours que tu n’as pas lu depuis longtemps.
Citer des articles devient rapidement une reconnaissance de schéma. Comme en mathématiques, un énoncé appelle immédiatement une référence. Par exemple, un salarié fautif dans l’exercice de ses fonctions conduit naturellement au 1242-5 du Code civil sans avoir besoin de réfléchir. Cette automatisation fluidifie l’écriture, tu connais déjà la Majeure par cœur et gagnes un temps monstrueux.
Se démarquer
Certains professeurs diront que les articles ne sont pas explicitement au programme. Pourtant, au concours, il faut séduire le correcteur. Les meilleures copies disponibles dans la Grange à copies de Major-Prépa les citent systématiquement. Même si tu ne perds pas officiellement de points en cas d’absence, tu en perds si tu es le (la) seul(e) à ne pas les mentionner. Et lors de la réévaluation mécanique des paquets de copies pour harmoniser les notes, cette absence peut peser lourdement. Il n’y a qu’à lire les attentes « officieuses » des professeurs dans les rapports de jury pour s’en convaincre.
Et c’est moins long qu’il n’y paraît : certains codes européens font double emploi avec leurs équivalents français : le TFUE et le Code de commerce (pratiques restrictives et anticoncurrentielles en doublon), ou encore la DDHC et la CEDH (qui s’imitent dans les premiers articles). Je te conseille d’apprendre les groupements de l’un de ces codes, mais pas les deux en même temps, tu élimineras déjà deux codes sur les neuf du programme.
Retenir les incontournables
Certains articles sont tout bonnement incontournables, notamment pour la preuve, la vie privée, la responsabilité ou encore la liberté d’entreprendre. Autant que tu fasses l’impasse sur d’obscurs articles du Code de la consommation, pourquoi pas. Mais tu dois, de gré ou de force, retenir les plus fréquents qui tombent quasi systématiquement tous les ans.
D’ailleurs, tu les connais déjà peut-être. Certains articles de la CEDH ou de la DDHC ont notamment pu être déjà étudiés en première ou en terminale, et peuvent tomber dans des cas pratiques mettant en cause les libertés les plus fondamentales, ce qui facilite le travail. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’apprendre, mais simplement de se remémorer.
Les codes ne sont pas un chaos numérique. Ils obéissent à une logique interne qui facilite leur mémorisation. Par exemple, les articles relatifs à la responsabilité civile se suivent de 1240 à 1246 (Code civil). Retenir l’un d’eux suffit pour reconstituer l’ensemble du groupe.
Conclusion : encore et toujours les flashcards
Les applications de flashcards, notamment Noji (ex-Anki) et Quizlet, ont grandement simplifié l’apprentissage très rapide du par cœur. Tu peux mettre le numéro au recto et le contenu au verso, ou inversement. Les deux méthodes fonctionnent, même si la première s’avère souvent plus représentative de ce qui se déroule au concours.
Bonne nouvelle : Major-Prépa a déjà compilé pour toi des sélections d’articles incontournables pour chaque code. Il suffit de s’y plonger pour commencer à engranger du contenu sans perte de temps en cliquant sur les liens : Code civil, Code de la consommation, Code du travail, Code de la propriété intellectuelle, Code du commerce (ou TFUE), Code de procédure civile, CEDH (ou DDHC).



